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Progrès Technique Croissance Et Emploi

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long terme vers le secteur tertiaire. 800 000 emplois peu ou pas qualifiés ont disparu entre 1982 et 1994, essentiellement dans l'industrie (textile, sidérurgie, chaussure...) ; ces destructions nette d’emplois ont été partiellement compensées (environ pour moitié) par des créations d’emplois non qualifiés dans le tertiaire (employés). Ce phénomène s’explique aussi par le développement des stratégies d’externalisation des entreprises industrielles qui s’opère en partie vers le secteur des services.

Il s’agit, en effet, notamment pour les plus grandes entreprises (automobile en particulier) de transférer une partie de leur activité à d’autres entreprises, des sous-traitants, en général plus petites et donc plus fragiles. Ce processus rend plus facile la flexibilisation des emplois, avec surtout l’augmentation du recours aux contrats précaires. La précarisation se mesure alors au niveau macro-économique par l’augmentation de la part des contrats type CDD (contrats à durée déterminée) –les contrats précaires les plus nombreux- ou encore la multiplication des missions d’intérim –les types d’emplois précaires qui ont le plus augmenté depuis les années 90-.

(Question 5

Les ouvriers d'entretien sont des hommes, ouvriers non qualifiés, chargés du ménage et de l'entretien des locaux. Leur nombre a quasiment doublé entre 1982 et 1999, pour atteindre 122 000 en 1999.

Question 6

Ces données chiffrées tirées des Données sociales de l'INSEE montrent seulement les professions où l'on enregistre les plus fortes progressions d'effectifs entre 1982 et 1999. Les plus fortes augmentations d'effectifs concernent le plus souvent des professions du secteur tertiaire exigeant plus fréquemment des qualifications assez élevées : infirmières (+ 90 000), voire élevées : ingénieurs, programmeurs (+ 114 000), professeurs (+ 66 000), etc. Cependant, l'essor de professions peu qualifiées, telle celle des employées de libre-service, n'est pas négligeable. Le déversement d'emplois lié au progrès technique et à la croissance de la productivité est donc considérable. Aussi, la nature des professions et donc des emplois a changé, les actifs sont prestataires de services, souvent qualifiés et très fréquemment en relation avec une clientèle ou un public. De plus, un certain nombre de ces professions correspondent à des emplois de plus en plus précaires et fragiles (caissières de magasin, prestataires de services divers, serveurs et commis de restaurants...).

Synthèse

Sujet : Après avoir expliqué comment l'augmentation de la productivité du travail peut favoriser la création d'emplois, vous analyserez ses effets sur la nature des emplois créés.

Introduction

L’économie française est en train d’entrer en dépression (baisse du produit intérieur brut –PIB) et, comme pour la plupart de nos voisins la montée du chômage qui en résulte est rendue de plus en plus visible par les fermetures d’usines et les plans sociaux qui les accompagnent. Or, c’est depuis 1982, donc même bien avant cette conjoncture défavorable, que le taux de chômage en France n’est plus descendu au dessous de 8% de la population active. Derrière ces chiffres se cache donc un chômage structurel élevé, qui, pour beaucoup, est associé au progrès technique et à la hausse de la productivité du travail. Pourtant, dans la compétition internationale que se livrent les entreprises, les gains de productivités semblent essentiels et nécessaires à l’emploi. La productivité du travail désigne le rapport entre la valeur ajoutée et la quantité de travail nécessaire, celle-ci étant représentée soit par les effectifs employés (productivité par tête), soit par le nombre total d'heures travaillées (productivité horaire). L'emploi est la quantité de facteur de production travail, mesurée en heures de travail, nécessaire pour réaliser la production. La nature des emplois désigne les différents types d'emplois nécessaires dans le système productif. Elle dépend des secteurs d'activité (primaire, secondaire, tertiaire), des qualifications et niveaux d'études exigés et du type de contrat de travail.

La hausse de la productivité continue-t-elle de favoriser la création d'emplois ? Si oui, par quels mécanismes économiques ? Les emplois créés sont-ils de même nature que les emplois détruits ?

Pour répondre à ces questions, nous montrerons comment la hausse de la productivité du travail peut favoriser la création d'emplois, puis nous analyserons ses effets sur la nature des emplois créés.

1. L'augmentation de la productivité du travail peut favoriser la création d'emplois.

A. Effets quantitatifs de la hausse de la productivité sur l’offre et la demande.

a) La baisse des coûts favorise la baisse des prix et entraîne une hausse de la demande...

La baisse des coûts favorise la baisse des prix qui améliore la compétitivité-prix des produits des entreprises d’un pays vis-à-vis de l’étranger. Ceci permet de conserver ou de gagner des parts de marché donc de favoriser la production et, par là, l’emploi.

En outre, ne partie des gains de productivité ainsi que les économies d'échelle liées à la hausse de la production se traduisent par une baisse des coûts qui favorise la baisse des prix des produits. Celle-ci entraîne une hausse de la demande pour les biens dont la consommation est très sensible à une variation des prix : c'est la thèse de la compensation ou du déversement, mise en évidence par A. Sauvy (document 1).

b) …qui se porte de plus en plus vers de nouvelles activités.

Le progrès technique conduit par la mécanisation à l’amélioration de la productivité. En amont, cela suppose la hausse de la production de biens d'équipements et donc la création d’emplois dans cette branche d’activité.

Par ailleurs, la hausse de la productivité entraîne le déversement d’emplois vers de nouvelles activités car la baisse des prix et la hausse des revenus liées à la hausse de la productivité impliquent le développement d'une demande solvable qui va se porter sur des activités de services. Ainsi, on constate par exemple que la croissance de la valeur ajoutée dans le secteur tertiaire est deux fois plus élevée que dans le secondaire entre 1980 et 1990 (document 2).

B- La hausse de la productivité implique déversement d'emplois vers de nouveaux secteurs.

a) Les gains de productivité dans l'industrie sont destructeurs d'emplois...

L'évolution des emplois créés depuis 1982 marque le début des grandes restructurations dans l'industrie française et le déversement d'emplois qui en a résulté à long terme. 800 000 emplois peu ou pas qualifiés ont disparu entre 1982 et 1994, essentiellement dans l'industrie. Ceux qui ont réussi leur reconversion dans ce secteur sont devenus des opérateurs plus polyvalents et plus qualifiés (document 3).

b) ... mais ils en recréent dans le secteur tertiaire.

Le secteur tertiaire a créé dans le même temps 400 000 emplois non qualifiés (document 3), mais aussi, de nombreux emplois qualifiés (programmateurs, professeurs, infirmières, etc.). Au total, entre 1990 et 1999, l'emploi dans ce secteur augmente en moyenne de 1,2 % par an.

2. L'augmentation de la productivité modifie la nature des emplois créés.

A. Des emplois exigeant de plus en plus de qualifications...

a) Dans le secteur secondaire...

Ceux qui ont réussi leur reconversion dans ce secteur sont devenus des opérateurs plus polyvalents et plus qualifiés à la faveur des mutations technologiques (document 3). Dans le même temps, on constate une hausse importante des professions d'ingénieur (+ 114 000 entre 1982 et 1999), de techniciens ou de représentants en biens d'équipements (+ 51 000 pour la même période). La recherche

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