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La Jeune Fille À La Perle

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outre l’immense génie de l’un contre le seul talent des autres, que l’adhésion à un dogme. Des états d’âme de Griet, jeune fille se métamorphosant en femme, servante s’attirant peu à peu d’inédites faveurs du maître, aux inquiétudes des parents en passant par les complots ourdis à leur niveau par chaque protagoniste, La jeune fille à la perle constitue surtout un hommage à l’art de peindre, qui met en particulier l’accent sur la toile éponyme de Vermeer. Un tableau auquel Griet est d’autant plus sensible qu’elle en est le modèle et qu’il va en un certain sens provoquer sa perte ! En effet, Vermeer sollicite au fur et à mesure la jeune fille pour qu’elle l’aide à peindre : si le travail de la servante consiste d’abord dans l’art de nettoyer les objets inscrits dans le décorum de chaque tableau sans les bouger d’un iota, il s’agit ensuite d’aider Vermeer à broyer puis mêler ses pigments en cachette. De prendre part, grâce à « la chambre noire » de son ami Leeuwenhoeuk, à la disposition de chaque toile dans ses moindres détails. Une participation de plus en plus active à l’œuvre qui atteint son paroxysme lorsque l’expert en vue de Delft en portraits lui demande, sous la pression de son commanditaire Van Ruijven, amateur de jolies ancillaires, de la coucher sur toile à son tour.

La rencontre entre Vermeer et Griet, qui ouvre les premières pages, moment où Vermeer et sa femme embauchent Griet qu’ils aperçoivent dans la cuisine familiale en train de préparer une soupe dans la cuisine familiale, triant les légumes en fonction de leur teinte, est emblématique de ce que sera leur relation – mélange de respect et d’amour transgressifs imbriqués sur fond de décomposition spectrale des couleurs. Griet s’en souviendra toute sa vie avant d’épouser son boucher de mari, opposition « tranchée » entre la finesse mystique de Veermer (que la servante nomme toujours « il » avec pudeur tout le long du récit) et la rudesse sanguinolente de Pieter fils. « J’aimais broyer les ingrédients qu’il rapportait de chez l’apothicaire, se remémore Griet, des os, de la céruse, du massicot, admirant l’éclat et la pureté des couleurs que j’obtenais ainsi. J’appris que plus les matériaux étaient finement broyés, plus la couleur était intense. A partir de grains rugueux et ternes, la garance devenait une belle poudre rouge vif puis, mélangée à de l’huile de lin, elle se transformait en une peinture étincelante. Préparer ces couleurs tenait de la magie. »

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