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Saloute

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’injures : sale, dévergondée, débraillée, plus

proche d’une poissarde que d’une déesse, bronzée par le soleil de juillet ou par la crasse, les seins { l’air, rouge

de sueur. Elle est en sus jugée disgracieuse, peu féminine, avec une musculature proche de celle d’un homme.

Jusque là, il était d’usage de peindre des allégories idéalisées : belles, célestes, sereines. A la même époque,

Bartoldi par exemple, avec sa « Statue de la liberté », respecte cette règle : il sculpte une liberté statique,

couronnée d’un diadème, universelle, rationnelle et pacifique.

De plus, cette « Liberté » est entourée d’individus dangereux, armés, jeunes. Des détails sordides complètent le

tableau : pieds sales, ongles noirs, poil pubien du cadavre au 1er plan.

Il ne s’agit pas d’un peuple mais d’une populace armée jusqu’aux dents, guidée par une furie.

Combat de la rue de Rohan le 29 juillet 1830. Hippolyte Lecomte. Musée Carnaeoisie d’affaires préfère

confier le pouvoir au duc d’Orléans qui passe pour libéral et devient Louis-Philippe 1er

, roi des Français.

Pourquoi le tableau de Delacroix est-il célèbre ? D’autres tableaux en effet, ont peint les mêmes

évènements sans aucune postérité ; les journées de 1830 elles-mêmes sont moins célèbres que ce tableau.

Au salon de 1831, d’autres tableaux ont pour thème les journées de

1830. Mais ils pointent surtout le fait que les affrontements ont eu

lieu en plein Paris. Les artistes utilisent les procédés habituels de la

peinture de bataille : une vue panoramique avec des

personnages très petits, une logique de combat claire.

Delacroix fait l’inverse : Le spectateur est placé très bas,

assailli par des figures plus grandes que lui. Et La logique

du combat est surprenante : c’est vers lui que se tournent les

insurgés alors qu’on distingue les troupes royales { l’arrière plan.

La femme au centre du tableau joue un rôle clé : elle est au sommet d’une pyramide de corps. Elle attire notre

regard et celui des hommes qu’elle domine.

Mais que fait cette femme à moitié nue, au milieu des

coups de feu ? En réalité, Delacroix signale qu’elle

relève d’un autre monde : « son buste, ses pieds nus, la

ligne serpentine de son corps, le drapé aérien de sa

tunique »(1) sont inspirés des statues grecques

antiques comme la Vénus de Milo.

Bien qu’elle marche droit sur nous, son visage désaxé

se retrouve de profil comme une médaille. Derrière sa

tête un nuage de fumée fait une auréole divine.

Son bras passe sur le blanc du drapeau pour mieux

ressortir. Le titre du tableau donne la solution : c’est la

liberté. Cette femme incarne une idée abstraite :

c’est une allégorie.

Cf de Erwan Bomstein-Erb in canaleducatif, production.

(1)

Une bien curieuse façon de célébrer la liberté : Est-ce un éloge du peuple ou une critique de la populace ? la

tableau est très mal reçu par le public. La « liberté» est accablée d’injures : sale, dévergondée, débraillée, plus

proche d’une poissarde que d’une déesse, bronzée par le soleil de juillet ou par la crasse, les seins { l’air, rouge

de sueur. Elle est en sus jugée disgracieuse, peu féminine, avec une musculature proche de celle d’un homme.

Jusque là, il était d’usage de peindre des allégories idéalisées : belles, célestes, sereines. A la même époque,

Bartoldi par exemple, avec sa « Statue de la liberté », respecte cette règle : il sculpte une liberté statique,

couronnée d’un diadème, universelle, rationnelle et pacifique.

De plus, cette « Liberté » est entourée d’individus dangereux, armés, jeunes. Des détails sordides complètent le

tableau : pieds sales, ongles noirs, poil pubien du cadavre au 1er plan.

Il ne s’agit pas d’un peuple mais d’une populace armée jusqu’aux dents, guidée par une furie.

Combat de la rue de Rohan le 29 juillet 1830. Hippolyte Lecomte. Musée Carnaeoisie d’affaires préfère

confier le pouvoir au duc d’Orléans qui passe pour libéral et devient Louis-Philippe 1er

, roi des Français.

Pourquoi le tableau de Delacroix est-il célèbre ? D’autres tableaux en effet, ont peint les mêmes

évènements sans aucune postérité ; les journées de 1830 elles-mêmes sont moins célèbres que ce tableau.

Au salon de 1831, d’autres tableaux ont pour thème les journées de

1830. Mais ils pointent surtout le fait que les affrontements ont eu

lieu en plein Paris. Les artistes utilisent les procédés habituels de la

peinture de bataille : une vue panoramique avec des

personnages très petits, une logique de combat claire.

Delacroix fait l’inverse : Le spectateur est placé très bas,

assailli par des figures plus grandes que lui. Et La logique

du combat est surprenante : c’est vers lui que se tournent les

insurgés alors qu’on distingue les troupes royales { l’arrière plan.

La femme au centre du tableau joue un rôle clé : elle est au sommet d’une pyramide de corps. Elle attire notre

regard et celui des hommes qu’elle domine.

Mais que fait cette femme à moitié nue, au milieu des

coups de feu ? En réalité, Delacroix signale qu’elle

relève d’un autre monde : « son buste, ses pieds nus, la

ligne serpentine de son corps, le drapé aérien de sa

tunique »(1) sont inspirés des statues grecques

antiques comme la Vénus de Milo.

Bien qu’elle marche droit sur nous, son visage désaxé

se retrouve de profil comme une médaille. Derrière sa

tête un nuage de fumée fait une auréole divine.

Son bras passe sur le blanc du drapeau pour mieux

ressortir. Le titre du tableau donne la solution : c’est la

liberté. Cette femme incarne une idée abstraite :

c’est une allégorie.

Cf de Erwan Bomstein-Erb in canaleducatif, production.

(1)

Une bien curieuse façon de célébrer la liberté : Est-ce un éloge du peuple ou une critique de la populace ? la

tableau est très mal reçu par le public. La « liberté» est accablée d’injures : sale, dévergondée, débraillée, plus

proche d’une poissarde que d’une déesse, bronzée par le soleil de juillet ou par la crasse, les seins { l’air, rouge

de sueur. Elle est en sus jugée disgracieuse, peu féminine, avec une musculature proche de celle d’un homme.

Jusque là, il était d’usage de peindre des allégories idéalisées : belles, célestes, sereines. A la même époque,

Bartoldi par exemple, avec sa « Statue de la liberté », respecte cette règle : il sculpte une liberté statique,

couronnée d’un diadème, universelle, rationnelle et pacifique.

De plus, cette « Liberté » est entourée d’individus dangereux, armés, jeunes. Des détails sordides

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