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Anthologie Poetique De La Mort

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Catégorie: Sciences et Technologies

Soumis par: Roi 08 avril 2012

Mots: 2595 | Pages: 11

...

Cancer : Poème qui me rappelle la mort de ma grand-tante qui souffrit de cancer de seins, détecté trop tard. Je ne pus même pas lui dire adieu parce qu’elle se trouvait en Colombie.

En ce qui concerne les illustrations, ceux sont les mêmes arguments puisqu’elles m’évoquent les mêmes sentiments et les mêmes mémoires.

Pour l’ordre, j’ai choisi de les classés chronologiquement parce que ce cette manière, le lecteur pourra voir comment a évolué la manière d’écrire des poèmes (en respectant les règles ou non, vers libre, rythmes, rimes, etc.).

2

La cigarette

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes.

Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,

Et pour tuer le temps, en attendant la mort,

Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes.

Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord

Me plonge en une extase infinie et m’endort

Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.

Et j’entre au paradis, fleuri de rêves clairs

Ou l’on voit se mêler en valses fantastiques

Des éléphants en rut à des choeurs de moustiques.

Et puis, quand je m’éveille en songeant à mes vers,

Je contemple, le coeur plein d’une douce joie,

Mon cher pouce rôti comme une cuisse d’oie.

Jules Laforgue

Biographie de l’auteur:

Né en 1860 à Montevideo et mort en 1887 à Paris, Laforgue fut un innovateur poète du Symbolisme: Il publia d’œuvres reconnues comme Les Complaintes (1885) et L'Imitation de Notre Dame de la Lune (1886). Il échoua son baccalauréat trois fois. Il mourut de la tuberculose.

Crâne avec la cigarette brûlante

Van Gogh

1890

5

Tombeau

Le noir roc courroucé que la bise le roule

Ne s’arrêtera ni sous de pieuses mains

Tâtant sa ressemblance avec les maux humains

Comme pour en bénir quelque funeste moule.

Ici presque toujours si le ramier roucoule

Cet immatériel deuil opprime de maints

Nubiles plis l’astre mûri des lendemains

Dont un scintillement argentera la foule.

Qui cherche, parcourant le solitaire bond

Tantôt extérieur de notre vagabond -

Verlaine ? Il est caché parmi l’herbe, Verlaine

À ne surprendre que naïvement d’accord

La lèvre sans y boire ou tarir son haleine

Un peu profond ruisseau calomnié la mort.

Stéphane Mallarmé

Biographie de l’auteur:

Né en 1842 et mort en 1898, Mallarmé fut un critique et poète symboliste français très reconnu. Son travail donna vie et inspira aux écoles artistiques le Dadaïsme, le Surréalisme et le Futurisme. Il fut membre du groupe des intellectuels Les Mardistes qui discutaient sur l’art, la philosophie et sur la poésie.

Atala au tombeau

Anne-Louis Girodet de Roucy

1808

Atala au tombeau

Anne-Louis Girodet de Roucy

1808

6

La Fin

Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?

Sur un lac doré, derrière une montagne rose

Ou sur une plage déserte un soir d’été

Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine

Le soleil qui se lève, c’est l’expectation, le début

Mais les débuts sont vides, nous les comprenons

Les débuts sont là pour donner du sens aux fins

Nous sommes toujours fascinés par les fins

Même si ce ne sont que des fausses fins

Comme la fin d’un voyage ou d’un film

On sait bien qu’à la fin d’un film, l’histoire continue après

Il faut juste l’écrire

Le soleil qui se couche doucement un soir d’été

Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin

La fin de la journée ou la fin sans fin ?

Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre

Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin

Et à la fin, il n’y a rien

Jules Delavigne, Conclusions, 2008

Biographie de l’auteur:

Né en 1962 en Angleterre de parents français. Il quitta l’école à l’âge de dix-sept ans pour voyager en Europe. Il retourna en France à l’âge de 25 ans pour poursuivre des études littéraires, qu’il réussit excellemment pour devenir un écrivain el poète.

Jeune femme sur son lit de mort

Anonyme

1621

Jeune femme sur son lit de mort

Anonyme

1621

10

Souvenir

En vain le jour succède au jour,

Ils glissent sans laisser de trace ;

Dans mon âme rien ne t’efface,

Ô dernier songe de l’amour !

Je vois mes rapides années

S’accumuler derrière moi,

Comme le chêne autour de soi


Voit tomber ses feuilles fanées.

Mon front est blanchi par le temps ;


Mon sang refroidi coule à peine,


Semblable à cette onde qu’enchaîne


Le souffle glacé des autans.

Mais ta jeune et brillante image,

Que le regret vient embellir,


Dans mon sein ne saurait vieillir


Comme l’âme, elle n’a point d’âge.

Non, tu n’as pas quitté mes yeux;

Et quand mon regard solitaire

Cessa de te voir sur la terre,

Soudain je te vis dans les cieux.

Là, tu m’apparais telle encore


Que tu fus à ce dernier jour,

Quand vers ton céleste séjour


Tu t’envolas avec l’aurore.

Ta pure et touchante beauté


Dans les cieux même t’a suivie ;


Tes yeux, où s’éteignait la vie,

Rayonnent d’immortalité ! 7

Du zéphyr l’amoureuse haleine

Soulève encor tes longs cheveux ;


Sur ton sein leurs flots onduleux


Retombent en tresses d’ébène,

L’ombre de ce voile incertain


Adoucit encor ton image,


Comme l’aube qui se dégage


Des derniers voiles du matin.

Du soleil la céleste flamme


Avec les jours revient et fuit ;


Mais mon amour n’a pas de nuit,


Et tu luis toujours sur mon âme.

C’est toi que j’entends, que je vois,


Dans le désert, dans le nuage;


L’onde réfléchit ton image;


Le zéphyr m’apporte ta voix.

Tandis que la terre sommeille,


Si j’entends le vent soupirer,


Je crois t’entendre murmurer


Des mots sacrés à mon oreille.

Si j’admire ces feux épars


Qui des nuits parsèment le voile,


Je crois te voir dans chaque étoile


Qui plaît le plus à mes regards.

Et si le souffle du zéphyr


M’enivre du parfum des fleurs.


Dans ses plus suaves odeurs


C’est ton souffle que je respire.

8

C’est ta main qui sèche mes pleurs,


Quand je vais, triste et solitaire,


Répandre en secret ma prière


Près des autels consolateurs.

Quand je dors, tu veilles dans l’ombre ;


Tes ailes reposent sur moi ;


Tous mes songes viennent de toi,


Doux comme le regard d’une ombre.

Pendant mon sommeil, si ta main


De mes jours déliait la trame,


Céleste moitié de mon âme,


J’irais m’éveiller dans ton sein !

Comme deux rayons de l’aurore,


Comme deux soupirs confondus,


Nos deux âmes ne forment plus


Qu’une âme, et je soupire encore.

Alphonse de Lamartine, Médiation poétiques

Biographie de l’auteur :

Né en 1790 et mort en 1869, Lamartine fut un grand écrivain, poète romantique, historien, homme politique et Ministre des Affaires étrangères de la France. Il fut une très grande figure du romantisme français et le gouvernant de la Seconde République.

Melissa Lussier

2011

Melissa Lussier

2011

9

Cancer

Renaissance

De nouveau tu te présentes

Jardin juxtaposé, trouble de la sève

T’emparer du corps

Du cerveau au thorax tu veux scanner son esprit

Les larmes coulent sur le visage d’une femme

Elle sait

Elle connaît la vérité de la solitude

Elle respire la décadence

Imminente

Elle crie son amour

Tentacules méprisants s’entortillant autours des ganglions

Sans pitié tu convoites tout l’être

Il t’attend depuis toujours

Depuis le jour où tu es parti avec son odorat

Ne lui laissant plus absorber le parfum du monde

Rendant chaque jour immanquablement le dernier

Sybille Rembard, 2009

Biographie de l’auteur :

Née en 1966 à Turin, Rembard est une écrivain et poète franco-italienne. Depuis sa enfance, elle a été entourée de livres de la bibliothèque familiale de son père et en particulier d’œuvres poétiques. Après ses études littéraires, elle part à la découverte du monde. Son premier recueil de poème parut en 2002 nommé Beauté fractionnée.

Michael Ezra

2011

Michael Ezra

2011

11

Je N'ai Plus Que Les Os. . .

Je n'ai plus que les os, un squelette je semble,

Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé,

Que le trait de la mort sans pardon a frappé,

Je n'ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,

Ne me sauraient guérir, leur métier m'a trompé,

Adieu, plaisant Soleil, mon œil est étoupé,

Mon corps s'en va descendre où tout se désassemble.

Quel ami me voyant en ce point dépouillé

Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,

Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant mes yeux par la mort endormis?

Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,

Je m'en vais le premier vous préparer la place.

Pierre De Ronsard, XVIÈME SIÈCLE

Biographie de l’auteur :

Né en 1524 à Manoir de la Possonnière et mort en 1585, Ronsard fut un poète français. Il étudia dans le Collège de Navarre à Paris. Il commença à étudier de la diplomatie mais malheureusement, il devint sourd et ses rêves furent oubliés. C’est à ce moment-là que sa carrier de poète commença avec d’œuvres comme Hymns (1555) et Amours (1556).

Día de los Muertos

Diego Rivera

Día de los Muertos

Diego Rivera

3

Sur La Mort D'un Enfant

L'innocente victime, au terrestre séjour,

N'a vu que le printemps qui lui donna le jour.

Rien n'est resté de lui qu'un nom, un vain nuage,

Un souvenir, un songe, une invisible image.

Adieu, fragile enfant échappé de nos bras;

Adieu, dans la maison d'où l'on ne revient pas.

Nous ne te verrons plus, quand de moissons couverte

La campagne d'été rend la ville déserte;

Dans l'enclos paternel nous ne te verrons plus,

De tes pieds, de tes mains, de tes flancs demi-nus,

Presser l'herbe et les fleurs dont les nymphes de Seine

Couronnent tous les ans les coteaux de Lucienne.

L'axe de l'humble char à tes jeux destiné,

Par de fidèles mains avec toi promené,

Ne sillonnera plus les prés et le rivage.

Tes regards, ton murmure, obscur et doux langage,

N'inquiéteront plus nos soins officieux;

Nous ne recevrons plus avec des cris joyeux

Les efforts impuissants de ta bouche vermeille

A bégayer les sons offerts à ton oreille.

Adieu, dans la demeure où nous nous suivrons tous,

Où ta mère déjà tourne ses yeux jaloux.

André Chénier. XVIIIÈME SIÈCLE

Biographie de l’auteur :

L’Enfant mort

Dado

1954

L’Enfant mort

Dado

1954

Né en 1764 en Constantinople et mort en 1794 à Paris, Chénier fut un poète français pionnier du Romantisme à cause de ses poèmes dit « sensuels », il participa à la Révolution française dont il fut victime dans la Terreur de Robespierre trois jours avant la fin de cette période d’horreur. Il fut guillotiné pour des crimes contre l’État. Quelques de ces œuvres furent Jeu de paume (1791) et Hymne sur les Suisses (1792).

4

Table des Matières:

* Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

* Je n’ai plus que les os – Pierre de Ronsard . . . . . . . . . . . . . . . . 3

* Sur la mort d’un enfant – André Chénier . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

* La cigarette – Jules Laforgue. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

* Tombeau – Stéphane Mallarmé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

* Souvenir – Alphonse de Lamartine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

* La fin – Jules Delavigne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

* Cancer – Sybille Rembard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

* Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

1

Poésie

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Mikel Basañez 2deB

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Anthologie Poétique

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