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Catégorie: Politique et International

Soumis par: Troy 15 avril 2012

Mots: 2554 | Pages: 11

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e dans le milieu de la didactique des langues-cultures, c'est la methodologie traditionelle, appelée aussi methodologie classique ou méthodologie grammaire-traduction. Elle etait utilisée dans le cadre de l'enseignement des langues mortes, le latin et le grec entre le XVIIIème siècle et le XIXème siècle.

La méthodolgie traditionnelle consistait dans la traduction et lecture des textes littéraires en langues étrangère; à partir de la lecture ensuite on définissait les règles grammaticales sans donner place à l'oral. Les éléves disposaient d'un niveau plutôt riche à l'écrit, mais pour ce qui concernait l'expression orale, le niveau etait très bas. En effet, l'activité privilegiée dans la méthodologie traditionelle c'etait le théme et la mémorisation des phrases comme technique d'apprentissage de la langue. La grammaire etait enseignée de manière dèductive, c'est à dire, qu'on presentait d'abord la règle, et on l'appliquait ensuite à des cas particuliers sous forme de phrase. Le vocaboulaire était enseigné à travers des listes des mots que l'apprenant devait connaître par coeur. Le sens des mots était appris à travers sa traduction en langue maternelle. Mais la langue utilisée en cours était la langue maternelle et donc l'interaction se faisait qu'à sens unique, du professeur aux éléves (professeur autoritaire, rigide).

Vers la fin du XIXème siècle, on assiste à la conception d'une autre méthode, la méthodologie naturelle, qui a coexistè avec la méthodologie traditionelle même si les principes d'enseignements et d'apprentissage étaient completement opposés. Effectivement la méthode naturelle, au contraire de celle traditionelle, privilègiait l'enseignement de l'oral, puisque, selon F.Gouin, (le prèmier à s’interroger sur ce qu’est la langue et sur le processus d’apprentissage d’une langue), “la necessité d'apprendre les langues dérive du besoin de l'homme de communiquer avec d'autres hommes”. Selon F.Gouin, l'enfant, apprendrait les mots par ordre et puis il les ordonnerait chronologiquement en les transfomant en connaissances et en les repetant dans le même ordre. Pour cette raison donc, l'enfant doit être prolongé dans la langue étrangére afin de l'assimiler. Naturellement cette méthode, qui s'opposait à la traditionelle, utilisés par ses contemporains, a provoquè une certaine révolution méthodologique.

A la fin du XIXème siècle, début Xxème siècle, on arrive à la méthodologie directe, qui, selon Christian Puren, serait “la première méthodologie spécifique à l'enseignement des langues vivante étrangéres”. Effectivement, la méthodologie directe mets en evidence la necessité et l'importance de l'enseignement/apprentissage de la langue étrangére sans passer par l'intermédiaire de la langue maternelle car l'objectif est de stimuler l'élève à “penser directement en langue étrangére” (C.Puren). D'où le terme “methodologie directe”. Elle se base sur l'utilisation de plusieurs méthodes: directe, active et orale.

Directe, comme dit précédemment, concernait l'expression directe en langue étrangère, active parce qu'elle impliquait la participation active de l'élève et orale parce qu'elle mettait l'accent sur l'expression orale.

Les activités comprenaient l'enseignement des mots à travers des objets, des exercises de grammaires, expliqués exclusivement en langue étrangère.

Les problèmes qui ont fait que cette méthode ait étè remplacéé, réposait sur l'absence de control de traductions des élèves vers leurs langue maternelle, une carence des activités écrites, la grammaire était pas traitée. Les élèves présentaient, dès lors, des lacunes au niveau de la structure de la langue. De plus, les enseignants étaient contre toute imposition d'une excellente maîtrise de la langue orale. C'est alors qu'on assiste aux prémiers phénomenes d'“eclèctisme” comme opposition à l'adoption d'une seule méthodologie.

En effet, la méthodologie active qu'on voit apparaître en 1920 est une méthodologie qu'on nommait au début “methodologie ecletique” ou “méthodologie mixte” puisqu'il s'agissait d'une synthèse entre la méthodologie directe et la méthodologie traditionelle.

Les méthodologies actives permettaient l'utilisation de la langue maternelle en classe, contrairement à la méthodologies directe, permettant ainsi la disparition de cette rigidité méthodologique précédente. Ils intégraient une ouverture aux innovations techniques du matériel scolaire et aussi ils adaptaient les procédés aux objectifs de la méthode. On assiste avec cette méthode à un assouplissement de la méthode orale, de l'enseignement du vocabulaire vu qu'on permettait l'utilisation de la langue maternelle, et aussi de l'enseignement de la grammaire remplacé par une explication des phénoménes.

Au cours de la seconde guerre mondiale, on ressent la necessité de former rapidement l'armée americaine afin de leurs apprendre une langue autre que l'anglais[2] . On assiste ainsi à la creation de “la mèthode de l'armée” idealisée par le linguiste Bloomfield qu'en realité a été utilisée que deux ans mais qui a inspiré la creation de la methodologie audio-orale. Cette méthodologie comportait l'utilisation de nouveaux materiaux didactiques comme les casques sonores. Les activités proposées par cette methodologie consistait dans la repetition et l'apprentissage par coeur des dialogues en travaillant après sur la base d'exercises structuraux, de substitution. Effectivement la répétition intensive facilitait la mémorisation et l'automatisation des structures de la langue. Mais le problème de cette méthode etait l'absence d'activités à l'écrit, une négligence des structures profondes de la langues, une manque des mots “parasites” mais aussi un grand problème d'adaptation de la langue dans des situations différentes de celles etudiées en classe, aussi parce que la grammaire n'était pas traitée.

C'est au milieu des années 1950 qu'on assiste à l'innovation des méthodologies avec la methodologie audiovisuelle et l'introduction de la méthode Sgav, c'est à dire, la “structuro globale audio-visuelle”. Cette méthodologie était construite autour de l'utilisation de l'image et du son. Le support sonore consistait dans des enregistrements magnétiques et le support visuel par des vues fixes. Comme la méthode directe, celle audiovisuelle s'appuyait sur un document de base dialogué, pensé pour présenter le vocabulaire, et les structures à étudier. Donc on présente une situation fabriquée pour illustrer ce dont on parle. On visait à exploiter et transposer les formes introduites par le dialogue de départ. On s'est basé sur l'analyse de la frèquence de l'apparition des mots en français (1952 on a publié “le Français fondamental”). A travers le dialogue, et le support visuel, l'élève associe automatiquement le dialogue et l'image representant la situation de communication. Grâce à cette nouvelle méthodologie, on arrive à rompre le face à face élève-professeur puisque le dialogue est constant entre la classe et le professeur. La méthode utilisée est de type intuitive, c'est à dire que l'apprenant saisi les règles de manière intuitive; par conséquent, les explications grammaticales disparaissent complétement. Selon C. Puren, la méthodologie audiovisuelle “ est une méthode originale, parce qu'elle constitue une synthèse inédite entre l'héritage direct, la méthodologie induite pas les moyens audiovisuels et une psychologie de l'apprentissage spécifique, le structuroglobalisme”.

Cette méthodologie malgré son initial succès, présenta le grand problème du côté fabriqué des dialogues.

On introduit ensuite, dès les années '60, l'approche communicative, basée sur d'autres thèories linguistiques et psychologiques. Elle était pas considerée une vraie méthodologie constituée vu qu'elle est née d'une synthèse entre des courants de recherche et les diffèrents besoins linguistiques dans le cadre européen. On réintroduit la traduction, l'explication grammaticale, on vise à l'autenticité de la forme. La progression de l'élève est plus linéaire, moins stricte, on traite des points dejà vus precédémment. L'approche de base est de type notionel-fonctionel, c'est à dire qu'on associe des notions et des fonctions communicatives. On a plus le côte fabriqué des dialogues mais on assiste à l'introduction des textes de presse, des formulaires administratifs, les objectifs de communication sont prècis.

A partir des années 2000 on ne parlera plus d'approche communicative, mais de perspective actionelle, qui fait de l'apprenant un acteur social. “La perspective est de type actionel en ce qu'elle considère avant tout l'usager et l'apprenant d'une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des taches qui ne sont pas seulement languagières dans des circomstances et un environnement donné à l'interieur d'un domain d'action particulier” (definition du “Cadre Commun European De Référence Pour Les Langues”, 2001).

Aujourd'hui, la nouvelle génération d'einseignants, refuse toute imposition méthodologique

et ne se sent plus dependante des méthodolgies constituées et des manuels imposés. Effectivement, selon C. Puren, “on est en train de vivre une crise des méthodologies, du au fait qu'il n'y a pas de méthodologie unique, universelle capable de satisfaire les besoins de tous les enseignants”. C'est ainsi que nous affaire aujourd'hui à une “méthodologie écletique” qui tend à la diversification des matériels et des approches proposées. Mais que signifie “ecletisme méthodologique”? Le mot éclectisme, dérive du mot grec “ecleigein” qui veut dire “choisir”. En effet cette méthodologie comporte la tendance générale de considèrer une méthode souple qui puisse s'adapater aux besoins et aux diversitées specifiques à chaque classe. Comme on a pu le constater, les méthodologies dans le cadre de la didactique des langues-cultures refletent les besoins et les nécessités d'une époque donnée. C'est pour cette raison qu'on voit apparaître cette nouvelle tendence à l'écletisme méthodologique, qui veut rèpresenter une évolution dans la conception des méthodologies, dans l'élaboration des matériels, de la part des enseignants qui essayent d'adapter aux mieux leurs pratiques d'enseignements aux différents besoins des élèves.

Selon certains didacticiens, le type d'enseignants écletique réfuse d'utiliser des méthode préconçues, il n'adopte plus un manuel mais il se construit une méthode propre en utlisant des concepts et des exercises propres à différents manuels et méthodes, en les adaptant, comme dit, aux besoins de la classe et aux objectifs de la classe, également. C'est pour cette raison qu'on parle, aujourd'hui, d'ecletisme méthodologique. Cette tendance méthodologique permets aux enseignants de rendre actifs les apprenants en leurs faisons comprendre les étapes du parcours méthodologique et elle englobe des activités au niveau du lexique, de la grammaire, de la phonétique et aussi des dimensions culturelles, abordées plutôt en dérnier, une fois que les apprenants ont aquit quelques notions linguistique (l'exercise à trous est fortement utilisé). Cette nouvelle génération d'enseignants peuvent se servir de manuels proposé par le concepteur, mais ils l'adaptent aux besoins de la classe en créant une méthode propre, qui s'accordera le mieux au type d'éleves.

Cette nouvelle tendance vise à reduire la quantité d'activités à l'oral puisque c'est important que les élèves developpent un bon niveau à l'écrit mais pas en se basant sur la langue parlée mais ils doivent aquérir des compètences à l'écrit en travaillant sur des textes authèntiques.

D'autre part, cette méthodologie a rencontré des critiques de la part des méthodologues rigoureux qui la comparent plus à un “bricolage” de méthodologies sans logique et ils la jugent inefficace. En realité, la didactique a toujours evoluée pour des raisons d'efficacité, de modernisation afin d'amèliorer les conditions d'apprentissage.

En ce qui concerne ma propre expérience en tant qu'apprenante du français comme langue étrangère, je vais parler des diffèrentes méthodologies imposées au lycée et donc du cotè “passif” de mon apprentissage pour arriver à l'apprentissage “actif”, une fois arrivée en France. L'enseignement inguistique dans mon lycée de type européen, était constitué autour d'une bonne preparation à l'écrit. Une méthodologie donc traditionelle, avec beaucoup de traduction de textes littéraires (authèntiques) suivis par des règles de grammaire et beacoup de memorisation par coeur.

On passait ensuite à des cours de phonètique suivis par une méthode audio-orale avec des dialogues construits, préfabriqués, ecoutés avec les casques sonores et repetés ensuite afin de les mémoriser. Tres rarèment on intérgrait aux cours le visionnage de films mais, vu la manque, ou bien, le peu de pratique à l'orale, le niveau linguistique n'était pas assez bon pour comprendre un film sans sous-titres. Cela nous aurait au moins permis de nous faire une idée sur la prononciation et sur les accents. Donc le coté actif de l'apprenant (perspective actionelle) n'était pas prèsent. C'était un apprentissage du français

très passif, sauf la derniére année, où on mettait un peu plus en pratique notre connaissances de la langue à l'oral. Donc mon “baggage” orale était très très maigre.

Seulement une fois arrivée en France et immergé totalement dans la langue et dans le pays meme, donc une immersion aussi dans la culture, j'ai commencé à maitriser la langue. C'est evident qu'initialement ca étè très difficile parce que, le passage d'un apprentissage passif à un apprentissage actif, a étè une étape qui m'a demandé beaucoup d'efforts. Au début ca étè très difficile, je n'osait pas m'exprimer à l'oral car j'avais peur de faire des erreurs. Alors que c'est grace à l'erreur (constructivisme de Piaget) que la progression dans la langue est accélérée, alors que, sans passer par la méthode naturelle (immersion totale dans la langue), tout est très ralenti et passif. C'est grace à l'immersion quotidienne dans le francais que j'ai assimilé la langue, en essayant d'éviter de penser dans ma langue maternelle. Par rapport au niveau à l'écrit, au début il y a eu une oralisation de l'écrit, vu l'absence de pratique à l'écrit mais après grace aux différentes lectures et aux cours en francais à l'universitè le niveau est remonté. J'ai eu donc une préparation méthodologique très écletique dans mon apprentissage du francais, sourtout que tous les passages méthodique d'une facon ou d'une autre, sont nécéssaires pour assimiler et interioriser une langue.

Pour conclure, j'aimerais souligner que dans la didactique des langues-cultures, l'ècletisme méthodologique est une synthèse de toutes les méthodologies prècèdentes et une évolution des materiaux didactiques qui a permit un perfectionnement des techniques d'enseignement et une liberté majeure sur les processus d'enseignemen/apprentissage. Je voudrais mettre l'accent sur l'importance des rôles des enseignants et des apprenants qui se trouvent au même niveau. Les enseignants doivent etre bien formés afin de pouvoir adapter leur cours à un type de classe très varié sans avoir besoin d'une méthode fixe à laquelle faire référence, mais la responsabilité de l'apprenant est très grande. Le coté actif de l'apprenant est indispensable, il doit etre capable de mettre en pratique tout ce qu'il a interiorisé en cours, en dehors de la situation de classe,

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[ 1 ]. Didacticien et professeur émérite de l'Universitè de Saint-Étienne.

[ 2 ]. Confrontation aux japonais à Pearl Harbor par example.