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Dossier Type: Processus Inconscients

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Catégorie: Le Monde du Travail

Soumis par: Elise 24 mai 2012

Mots: 11487 | Pages: 46

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2: extrait d'un acte manqué de S.Freud 18

Documents complémentaires 20

L'acte manqué d'un octogénaire 20

Livre "un acte manqué" de Marine LAPAGE 21

Film d'Alfred Hitchcock 22

Documentaire Arte" Le cerveau et ses automatismes" 23

Bibliographie 24

Introduction

Etudiant en psychologie ou non nous avons tous entendu parler un jour de l'inconscient ce dernier nous a tous à un moment de notre vie "jouer un tour" en nous portant préjudice ou en nous sortant d'une situation delicate, à traver les rêves ou les actes manqués ces phénomènes psychiques inconscient peuvent ainsi déterminer certains de nos actes conscients.

Ainsi nous croyons avoir un contrôle sur nos actes et sur notre vie et donc par conséquent nous connaître, et pourtant il y a en chacun de nous (même chez les personnes les plus équilibrées et intègres) des désirs refoulés dus par exemple à la contrainte qu'impose la vie en société. Ces désirs "intedits" se manifestent donc de façon détournée à travers, entre autre, nos actes manqués. Cet étranger en chacun de nous qui semble insaisissable que Freud noma l'inconscient est un "sujet" passionnant mais qui n'est pas cerné dans sa totalité, néanmoins la psychanalyse dont Freud fut le précurseur propose des interpretations de ces phénomènes inconscient.

Dans cette étude centrée sur les actes manqués nous définirons dans un premier temps ce qu'est un acte manqué, les differentes formes sous lesquels il peut se presenter. Dans un second temps nous abborderons l'importance des actes manqués et les causes de leur apparitions. En troisieme partie nous traiterons des mécanismes inconscients, explications psychanalitique tirée des ouvrages de Freud qui justifie l'importance à accorder aux actes manqués. Nous analyserons ensuite leurs impacts sur notre vie quotidienne et sur la société et enfin nous présenterons une étude de cas afin d'illutrer le phénomène dans son contexte et l'analyser.

I - Un acte manqué que saco ?

A. Definition

Selon sa définition courante l'acte manqué est "une conduite socialement inadaptée qui réalise un désir inconscient." Dictionnaire Larousse En d'autres termes c'est un desir refoulé dans l'inconscient du à son inadequation avec les règles sociales.

D'après le dictionnaire de psychologie, " L'acte manqué est à classer parmi les voies d’allègement automatique de l’inconscient [...] qui ont pour but de permettre une décharge pulsionnelle, nécessaire à la libération d’une trop grande tension psychique."

Il est important de souligner que Sigmund Freud, dans "Psychopathologie de la vie quotidienne", regroupe sous le terme d’acte manqué des phénomènes inconscients qui ne relèvent pas de la pathologie mais qui procèdent de la même façon que les symptômes névrotiques. Ces actes sont donc "compatibles" avec un bon équilibre psychique, ainsi on peut dire qu'ils soulignent la réalité d’une vie psychique inconsciente.

De façon plus générale les actes manqués s'apparentent à des échecs, des intentions non abouties concernant des actes effectués en temps normal sans aucune difficultée, on va donc les attribuer à de l’inattention ou encore au hasard. La fatigue peut favoriser la venue d’un acte manqué mais elle ne l’explique pas. C’est un acte psychique qui est révélateur du compromis existant entre deux intentions différentes, souvent opposées, l’une étant l’intention volontaire du sujet, l’autre relevant du fait d’un désir refoulé qui trouve là le moyen de s’exprimer. Ce "parasitage" du désir conscient par l'inconscient passe donc souvent pour une erreur.

Si il est consciemment vécu comme un échec, l’acte manqué est un acte réussi inconsciemment. En effet, par ce moyen d'expression détournée, les pulsions refoulées peuvent s’exprimer sans engendrer de culpabilité chez le sujet qui ne se sent pas responsable de l’echec qu’a rencontré son action.

Souvent prit à la légère, l'acte manqué est un véritable indicateur des pensées les plus intimes, il en dit long sur les désirs du sujet les plus enfouis.

Il s'apparente à un compromis entre le désir conscient et le désir inconscient. En effet, le sujet peut prendre conscience de son désir même si il l'enfouis, ce n'est pas comme certains reves ou plus on essaye de s'en rappeler plus les souvenirs nous échappent, dans le cas des actes manqués le désir refoulé peut "sortir" de l'inconscient par un effort de mémoire et de travail sur soi en quelques sorte.

B. Les différentes formes d'actes manqués.

On réference différentes formes d'actes manqués qui peuvent survenir chez chacun d'entre nous, parmis les plus courant on retrouve:

-Le lapsus : Therme venant du latin signifiant "action de trébucher" qui renvoie très clairement à la notion d'erreur atribuer à ce phénomène. Le lapsus reste le phénomène le plus connu dans lequel un mot est substituer par un autre. On retrouve le lapsus dans le language oral (lapsus linguae), à l'ecrit (lapsus calami), par une erreur de la mémoire (lapsus memoriae), par une erreur de lecture (lapsus lectionis), une rreur d'audition ou encore par les gestes (lapsus manus)

Prenons par exemple le lapsus de Rachida DATI qui à fait parler de lui en remplaçant "inflation" par "fellation" : "Ces fonds d'investissement étrangers n'ont pour seul objectif que la rentabilité financière à des taux excessifs" était-elle en train d'expliquer, "Moi quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20,25% avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise, ça veut dire que l'on casse des entreprises."

NB: on peut s'appercevoir dans les exemples de lapsus connu ou meme de notre propre experience que ces derniers sont souvent à conotation sexuel.

-Les oublis : il existe plusieurs sortes d'oublis comme oublier le nom d'une personne, un souvenir d'enfance marquant, un rendez-vous ou encore tomber en panne d'essence par oubli de se rendre à une station service lorsque l'on devait dîner chez sa belle-mère... Cependant ces oublis sont majoritairement momentanés et on fini regulièrement par s'en rapeller plus tard. Dans le cas de perte d'un objet par exemple la momentanéité est altérer dans ce cas le sujet traitera l'oubli differement engendrant contrariété et étonement. Ces oublis sont cependant minimes, et n'engendrent que peu d'emotions le cas le plus stressant de la vie courante pourait etre pour illustrer mes propos etre le fait d'avoir perdu ses clés alors que l'on a un rendez vous important.

-Les gestes malencontreux, les méprises, et maladresse : nous pouvons prendre comme exemple le fait de casser un cadeau d'anniversaire, envoyer une lettre à un mauvais destinataire, perdre ses clés...

- Les négations : Fait de nier quelque chose de réel et d'évident, de nier un souvenir marquant...

- Substituer dans un souvenir une personne par quelqu'un d'autre, une chose par une autre...

- Les actes symptomatiques divers : il existe une multitude d'actes manqués, la liste est bien trop longue pour tous les décrire etant donné le nombre de situations possible et aussi la juxtaposition de plusieurs actes manqués (par exemple de geste malencontreux et d'oubli, poser un objet à un endroit innabituel et ensuite ne plus se souvenir ou il se trouve)

A travers ces differentes situations ou chacun d'entre nous se retrouve on peut se questionner sur l'importance à accorder à ces actes souvent associés à des erreurs dus à des facteurs phisyologique tel que la fatigue l'exitation ... Pourquoi donc les psychanalystes et en particulier Freud se sont ils penchés sur ses situations qui semblent quelques peu annodines? C'est Freud lui meme qui repondra à cette question dès le deuxieme chapitre d' "Introduction à la psychanalyse" cf annexe 1

II- L'acte manqué, explications psychanalytique

C. L'importance des actes manqués

Loin du sens commun qui apparente les actes manqués à des erreurs, Freud définit les actes manqués comme des actes psychiques ayant un sens marqué d'une intention. Ils résulteraient de l'interference de 2 conditions distinctes. Une de ces intention doit préalablement avoir subit un certain refoulement pour pouvoir se manifester par la perturbation de l'autre. En somme elle doit d'abord etre troublée elle meme avant de devenir perturbatrice. Mais comment en est on arrivée à cette conclusion ? Et pourquoi s'interésser à ces actes qui semblaient annodins pour tous?

La psychanalyse à souvent comme objet d'observation des faits peu apparents considérés trop insignifiants par les autres sciences.

" Mais ne confondez pas dans votre critique l'importance des problèmes avec l'apparence des signes. "

On peut illustrer ceci par le suicide d'un personne dépréssive, la détrèsse était grande mais les signes peu apparents voir même quasi indétectables ce qui entrainent souvent l'abassourdissement de l'entourage; ou comme l'évoque Freud sur une scène de crime c'est avec des indices, des signes qui peuvent sembler insignifiant qui permettent l'identification d'un criminel. "Ne méprisons donc pas les petits signes ils peuvent nous mettre sur la trace de choses plus importantes."

De façon tout à fait exaustive et dans un but argumentatif il repond aux fustiges qu'avancerait une personne ne portant guerre intérêt aux actes manqués ou a la psychanalyse en général, cette personne avancerait pour explication des actes manqués qu'il sagirait de fatigue, de surexitation ou d'innatention pour ce qui semble être innattacable. Mais ces altérations physiologiques permétent seulement la facilitation de l'apparition du phénomène.

Car comme le montre l'auteur en ce qui concerne l'acte manqué tout ne s'explique pas avec cette théorie de l'attention, car il survient aux personnes se trouvant dans un état dit normal. De plus lors d'un discours en public la ou l'attention est exalté on peut difficilement expliquer le lapsus par des phénomènes psychophysiologique ou par cette théorie de l'attention. Ajoutons à cela que le lapsus par exemple peut prendre des milliers de formes differentes; le mot inaproprié employé l'est il donc pour des raisons arbitraires, accidentelles ou pour des raisons decisives ?

C'est de cette question que M. Meringer et M. Mayer ont en 1895 élaborer une liste evoquant les differents type de lapsus:

· interversion

· empiétement d'un mot ou partie d'un mot sur le mot qui le prècède

· prolongation superflue d'un mot

· confusion

· substitution

Selon Freud cette liste est loin d'etre exaustive et l'explication donnée (notament sur le fait que le mot remplacé est phonétiquement semblable) n'est valable que pour une petite partie des lapsus car si la ressemblance des mots substitué semble suffir comme explication pour beaucoup de personnes ce n'est pas le cas de l'auteur. Qu'en est-il alors? En plus des relations tonales et la similitude des mots il faut admettre l'influence de l'association des mots.

Nous avons examiné les conditions d'apparition d'un lapsus de manière générale ainsi que les influences qui determine telle ou telle déformation de mot, mais quel est l'effet du lapsus en lui même?

"La déformation qui constitue un lapsus a un sens. Qu'entendons nous par un sens ?"

Le fait que le lapsus ait un sens suggère qu'il doit etre considéré comme "un acte psychique complet" c'est à dire qu'il a son propre but, sa signification tout comme l'acte manqué qui peut etre une action correcte que l'on peut considérer comme simplement différente de l'action voulue consciement.

Nous nous rendons compte que ces actes manqués ne sont pas à prendre à la légère, ils sont l'expression de notre inconscient, de nos désirs les plus enfouis, une question survient alors, comment concrètement ces désir refoulés font ils pour percer au grand jour malgrès nous? Nous tenterons de repondre à cette interrogation dans la partie qui va suivre.

D. Comment surviennent les actes manqués?

Selon les linguistes nous faisons un lapsus tout les 600 à 900 mots soit une dizaines durant une heure de parole en continue, mais ils ne sont pas tous "spéctaculaire" comme ceux retenus par les médias.

Nous l'avons vue dans la partie précèdente, le actes manqués n'arrivent pas par simple fatigue, distraction ou inattention. Mais comment savoir comment ils surviennent? Par quel moyen ces desirs passent ils les barrières de notre inconscient pour venir s'exprimer malgrès nous? Faut-il pour autant s'en inquiéter? Nous faisons tous des actes manqués dans n'importe quelles circonstances, celà est tout à fait normal. Ils ne révèlent en aucun cas un trouble psychologique. En revanche, s'ils se répétent dans un cours laps de temps, il faut alors s'interroger, comprendre pourquoi ces actes manqués surviennent.

On peut parler de mécanisme des interactions entre le conscient et l'inconscient:

· le désir inconscient se manifeste "je veut lui donner une claque"

· ce désir inconscient rencontre l'instance du conscient "tu ne dois pas"

A ce moment il y a une lutte entre ce que l'on se permet et ce que l'on refoule, le conflit aboutit à une victoire du conscient et un refoulement de l'inconscient c'est la censure. Le désir est prohibé par l'action psychique du sur moi, cependant ce qui est refoulé n'est pas supprimé, non seulement il est conservé (ce qui démontre la valeur de mémoire de l'inconscient) mais il garde également un potientiel dynamique. La charge émotionel refoulé subsiste et il peut se manifester. C'est ce mécanisme qui opère pour permettre l'apparition d'actes manqués mais également des reves.

" Le moi est comme un iceberg, sa partie visible serait le conscient, mais cette partie suppose une partie invisible, l'inconscient."

source de l'image: wikipedia

Freud ne s'en tient pas là et montre que la dynamique de l'inconscient est en grande partie celle de la sexualité, en effet on connait beaucoup de lapsus ou le mot subsitué est à connotation sexuel. Il tente de montrer que le refoulé est dans un 1er temps du sexuel refoulé, le désir étant fondamentalement l'expression de la séxualité. On peut noté désir=affection=sexualité=inconscient. Mais la théorie Freudienne reste une interprétation possible des phénomènes inconscient on peut cité ici J.LACAN qui insiste lui sur l'importance du langage et établit une distinction entre imaginaire symbolique et réel ou encore M.KLEIN qui etablit l'existance de prémisses d'un sur moi avant le complexe d'Oeudipe. A ce jour la compléxité de l'inconscient n'est pas résolue.

Cependant tous s'accorde sur le point que l'inconscient ait un sens dans la compréhension de la vie au quotidient. Qu'il ait une place dans la connaissance de soi s'impose à nous pour plusieurs raisons:

· la névrose et les actes manqués nous impose le constat que meme si la représentation que nous avons de nous (le moi) semble gouverner il est en réalité hantée par ces désirs insatisfaits ou ces émotions refoulées.

On peut donc se demander combien de nos choix, de nos pensées sont vraiment consciente? A contrario combien d'actions nous échappent? Notre conduite etant plus souvent impulsive que réfléchie...

· Le moi ne représenta pas la totalitée de l'esprit, il n'a de maitrise que sur certaines de ses pensées et l'origine meme de la pensée lui échappe, il ne voit pas à quel point ces actes meme dit conscient sont dominés par des facteurs inconscients.

Prenons un exemple, supposons que dans le passé vous avez était trahit par la personne que vous aimiez, le sentiment de douleur de colère et le désir de vengeance sera en grande partie interiorisée. quelques années après vous retrouvez une relation durable avec une personne mais un jour une situation semblable à celle vecu préalablement survient, votre inerprétation de la situation sera éronée vous serai enclin à exteriorisé une colère et autres sentiments disproportionner sans meme vous en rendre compte et échappant à tout contrôle de votre logique; attitude que vous regréterez par la suite. Dans cet exemple on voit bien la remontée de ces desirs et de ces emotions refoulées et on ne peut contester la mémoire de l'inconscient et la trace laissée par nos experiences antérieures. On peut shématiser le mécanisme de refoulement de la facon suivante:

A travers ce développement on voit bien que ce sont nos états, nos sentiments (colère, tristesse, exitation,culpabilité...), nos désirs, nos pulsions mais aussi les situations qui, associées à la mémoire, la trace restante de ce qui a généré une émotion, engendre la remontée de ces "noeuds psychiques" par delà la censure pour s'imisser dans le conscient à travers nos actes et notre parole. Ces interventions de notre inconscient engendrent bien evidement des répercutions souvent bénines mais pouvant etre importante ou même revelatrices si nous faisons attention à l'expression de ses desirs enfouis.

III - Les répercutions de ce processus inconscient

E. Un acte manqué : un raté pour le conscient

L'acte manqué est un acte raté consciement car nous avons, le temps qu'il se produise, la sensation d'avoir perdu le contrôle de nous même de s'etre sois même trahi sur des desirs, des intentions secrètes et refoulées, ce qui peut s'avérer destabilisant. Un raté pour le conscient mais un réussi pour l'inconscient, il témoigne d'un désir refoulé dus aux contraintes interiorisées (surmoi) et aux contraintes que nous impose la vie en société. Ainsi nous nous efforçons chacun à notre niveau de rester en conformité avec ce que nous définissons comme "ce que nous somme" et rester en adéquation avec notre envirronement social.

On peut parler en ce qui concerne l'acte manqué ou le lapsus d'un mécanisme visant à "l'allégement de l'inconscient" mais "le bonheur des uns fait le malheur des autres" et l'allégement de l'inconscient peu avoir des répercutions néfastes plus ou moin importante sur le conscient mais pas systematiquement.

L'inconscient s'exprime c'est innataquable, mais il utilise pour cela un langage que le sujet ne peut comprendre spontanément. Ainsi dans le cadre d'un lapsus par exemple le sujet se surprend lui meme et éprouve une certaine gène voir de la honte. Dans certains cas la mauvaise foi nous empéche d'accepter que ce lapsus peut être révélateur d'un désir refoulé.

L'acte manqué est ainsi a tord qualifié d'acte “malheureux” même s'il donne souvent le sourire pour cacher la gène occasionnée. Parfois, plus violent, l'acte manqué est destabilisant et peut provoquer des répercussions sur la vie de couple, sociale ou professionnelle mais egalement au seins de la santé mentale du sujet. ( Il serait interessant pour ce dernier point de se référer à l'annexe 4)

Si nous prenons l'exemple d'un homme serrant son épouse dans ses bras et lui murmurant “je t'aime Sophia” sauf qu'elle s'appelle Céline. On peut alors voir la gène chez le sujet mais surout le dégout, la déception chez sa femme qui entrainera peut-être une rupture quant bien meme le sujet n'aurais pas trompé réelement sa femme mais aurait juste le désir inconscient d'une relation ou d'un rapport avec cette Sophia dont il est question.

Dans la vie sociale et professionnelle, il peut arriver un lapsus, un geste malencontreux, un oublie... qui pourrait amener à un avertissement ou pire à un licenciement. Les actes “ratés” ne sont donc pas toujours annodins et ne font pas plaisanter tout le monde.

On voit bien que les conséquences peuvent être préjudiciable pour notre vie voir même la boulversée. Ce constat d'acte dit "raté" n'est pas systematique car il peut nous afficher au grand jour des désirs que nous n'osions pas nous avouer encore faut il savoir les décoder et en tirer partie.

F. Et si nos actes manqués nous guidaient?

Ne l'oublions pas l'acte manqué relève de l'inconscient, inconscient ou réside le ça, pole pulsionel et fonctionnant sur le principe de plaisir exclusif. Mais le plaisir c'est bien connu ne s'assimile pas avec bonheur. Par exemple il me ferait plaisir de terminer ce dossier à l'instant de le clore, de rendre un travail baclé mais les répercutions qui s'en découlerées, mauvaise note, rater mon année serait plus douloureuse que la possible artrose qui apparaitra dans quelques ànnées a force de taper sur un clavier d'ordinateur. Trève de plaisanterie nous voyons bien que satisfaire nos pulsions n'est pas la solution et il en est de même pour nos actes manqués, relevant du pôle pulsionel de notre "personnalité" ils peuvent nous révèler des désirs par exemple sentimentale que nous avions refoulé ou nous faire oublier un dossier à rendre pour le boulot ce qui pourait engendrer un licenciement. Meme si cela nous invite à comprendre que nous n'étions pas épanoui dans ce milieu, l'expérience du chômage est quant à elle moins épanouissante encore. Ainsi pour certaines décisions nous avons parfois besoin d'un message de notre inconscient pour révèler au grand jour ce que nous voulons mais la décision "final" doit être prise après reflexion et donc par le conscient afin d'eviter de ne perdre plus que ce que l'on peut y gagner.

Ces "ratés" qui en disent long sur nos désirs inconscient sont donc à prendre avec des pincettes neanmoins nous somme en droit de nous demander si la clé du bonheur n'est pas dans nos faux pas et nos maladresses?

A travers ces actes manqués, l'inconscient nous révèle des motivations, des aspirations, des désirs profonds que nous n'entendons pas au niveau conscient ou que nous ne voulons pas entendre. Survenant souvent en pleine "tempête émotionnelle", il provoque alors un drame ou une franche rigolade nottamment le lapsus. On en conclue donc que l'acte manqué débloque des situations, fait tomber les barrières. Meme si sur le moment, il vexe, géne, fait souffrir mais avec le recul, et en essayant d'interpréter, d'analyser ce "loupé" on se rend compte qu'il permet de répondre à différentes questions, de débloquer des situations et qu'on peut donc en tirer profit en quelque sorte.

C'est pourquoi en apprenant à les écouter, les décoder nous pouvons donc transformer nos actes manqués en actes réussis. Si nous comprenons la communication avec cette partie inconsciente de nous-même, les actes manqués ne survienneront plus ou du moins ne nous porterons plus préjudice.

IV - Etude de cas

G. L'acte manqué de Sandra

" Je m'appelle Sandra, j'ai 19ans, je viens d'emmenager avec mon copain et nous somme tout deux étudiant en psychologie. Aussi loin que remonte ma mémoire je me suis convaincu moi même ne jamais vouloir d'enfants, ceci pour me protéger, j'ai en effet toujours eu l'intime conviction d'être stérile. Il y à de ça deux mois, j'eu un retard de règle qui m'alarma au bout de quelques jours lorsque je commencait à avoir des nausées, l'impossibilité de fumer une cigarette et des douleurs à la poitrine bref le genre de signes qui vous alerte !

Après avoir découvert les deux traits sur le test de grossesse qui signifiait qu'effectivement j'étais enceinte j'eue l'impression que le monde s'était écroulé autour de moi.

La décision était toute prise, il n'était pas question de devenir mère ni que ma mère devienne grand mère selon ses propres mots. Ce genre de décision ne doit pas être prise à la légère au risque de gacher son avenir, sa jeunesse, ses reves. Avoir une situation stable, lire au préalable une bibliothèque de livres sur les enfants, avoir vécu et acquerit une certaine maturité pour pouvoir éduquer un enfant dans les meilleures conditions et pouvoir lui donner l'opportunité de faires des études quel qu'en soit le coût semble pour moi etre essentiel avant tout.

Mon copain était d'accord sur ce point et on puis dire que j'eue son soutient et celui de ma famille, cependant le rationel et l'émotionel ne se rejoingnent pas toujours sur le même chemin; ainsi même si ma raison me disait que materiellement et pour mon bien-être, devenir mère m'était impossible quelque chose en moi m'insufflait le désir de le garder comme si nous étions programmés à engendrer la vie, une sorte de but inneductable à la foi douloureu terrifiant mais terriblement exitant, se sentir femme.

Après avoir télèphoner à l'hopital et noté mon rendez-vous, programmé dans 2 semaines, le vendredi 18, je me rendi compte que parfois le temps peut vous sembler long; avoir à la foi hate d'en finir et redouter que le moment de l'opération arrive. Il faut dire que je ne suis jamais alé à l'hopital et que si je pratiquer un IVG par aspiration savoir que l'on vous touche à cet endroit si intime de vous et sentir les yeux des medecins ou l'on peut lire "quel inconsciente" selon ce qu'une amie m'avait rapporter de son experience personnelle semblait être assez difficile.

Les deux semaines s'écoulèrent à l'image du temps qui par le froid pétrifié les journées, suspendus dans l'air ambiante humide et glacial. Nous nous étions levés avec peine après une nuit sans vraiment trouver sommeil. prêt à partir à l'hopital je vérifiais une dernière fois l'horaire n'étant plus sur si le rendez vous était fixé à 9h ou 9h30. En dépliant le morceau de papier mon sang se glaça, il était écrit "jeudi 17, 9h30". J'étais devenu livide, avec la peur au ventre qu'il serait trop tard étant donné le delai d'attente, comment j'avais pu me tromper sur CA ! Je n'étais pas du genre tête en l'air, j'aurais pariée ma main à couper que ce rendez-vous était le vendredi 18, mais j'avais bien noté jeudi 17, pas d'erreur possible après verification en appelant l'hopital... "

H. Analyse

Dans le cas de Sandra l'acte manqué s'apparente à un barrage fait par l'inconscient, elle à noté et entendu la date du rendez vous mais elle est intimement certaine que celui ci aura lieu non pas un jour avant ce qui aurait pu être "rectifiable" mais le jour d'après. De plus on sait que deux semaines s'écoulent entre temps et à aucun moment elle ne vérifira sur le morceau de papier, on peut penser également que ce dernier point est l'oeuvre de l'inconscient. On voit chez ce cas que l'acte manqué n'est pas toujours banal, c'est un cas ou l'on peut facilement imaginer les difficultes engendrées et le tournant pouvant être occasionner dans une vie.

On peut analyser cet acte manqué sous deux angles, on peut se dire qu'inconsciemment elle désirait être mère ou que c'est sa peur des hopitaux qui à enclancher le processus mais écartons ce dernier point car il semble bancal, cette peur n'est pas non plus une phobie et puis qui aime se rendre à l'hopital? De plus même si notre inconscient semble parfois être un mauvais alié qui nous joue des tours il fait néanmoins partie de nous et semble vouloir nous faire avancer, il aurait eu plus à y perdre qu'a y gagner si cette jeune fille serait devenue mère contre son gré engendrant ainsi beaucoup d'emotions négatives et de difficultés et donc beaucoup de souffrance refoulées etc.

Ainsi, le message le plus vraissemblable et en adéquation avec l'histoire de cette jeune fille et qu'elle souhaite être mère. Pas forcément dans l'immédiat car même si elle semble avoir conscience de désirer un enfant elle est consciente aussi des contraintes importantes au niveau matériel et des portes qui se fermerons devant elle concernant les études et les projets qu'on les jeunes de son âge.

On peut penser que dans ce cas l'inconscient à lever un voile, voile qu'elle s'était éfforcer de metre sur ce désir futur d'un enfant, cette protection contre la douleur et la déception si elle n'était pas en mesure de pouvoir engendrer la vie (elle le reconnait elle même au début de ce qu'elle nous rapporte). Si on développer un peu plus le cas de Sandra elle nous dirait sans doute qu'elle se sentait mal à l'aise avec les enfants qu'elle leur trouvait tout les défaults du monde, un rejet imposé par la peur de souffrir. Cet acte manqué a en somme permi de lui faire prendre conscience de çe désir occultait, çe désir de fonder plus tard une famille. On peut également penser que l'acte manqué résidait toujours dans cette peur de ne pas pouvoir avoir d'enfant car subir un avortement peut reduire les chance de procréer par la suite. En somme on voit bien qu'en analysant l'acte manqué au lieu de le considérer comme une banale erreur on s'apperçoit qu'il nous permet d'avancer, de faire remonter nos désirs enfouis nos ambitions cachés.

En ce qui concerne Sandra quelques jours après avoir repris un rendez-vous à la clinique elle fit une fausse couche. Le rejet arrive 1 fois sur 5, on peut néamoins se laisser dire qu'une fois que l'inconscient a pu s'exprimer; qu'une fois la décisions prise par les deux partis notre cerveau aurait commander lui même le rejet de l'embryon. La vérification de se dernier point demande néanmoins d'approfondir nos connaissances sur le pouvoir de notre cerveau, sa capacitée à commander notre corps.

Conclusion

A travers ce dossier nous avons pus apprendre à considerer autrement nos actes manqués, non de simples erreurs dus à de l'innatention ils sont l'expression de désirs, d'émotions refoulés et occultés par le conscient pour diverses raisons. En analysant ses derniers nous pouvons donc avancer, comprendre ce que nous voulons vraiment et enfin être en paix avec son inconscient pour éviter ses lapsus et ses gestes survenant à notre insu pouvant occasionner une gêne ou une honte sur le moment.

Loin de vouloir nous porter préjudice notre inconscient trouve le moyen de s'exprimmer pour nous faire prendre conscience de ses refoulements afin d'avancer, de progrésser vers la construction de soi et l'épanouissement. Néanmoins ils ne sont pas toujours facile à décoder notamment pour les rêves et même si la psychanalyse propose des interpretations à ces phenomènes inconscients ils restent néanmoins un mystère et nous avons encore beaucoup de choses à découvrir sur ce dernier quant on sait que 90% de nos actions sont inconsciente et qu'il suffit a notre conscient de seulement 5 "stimuli" simultanés pour être surbooker. Ainsi notre inconscient analyse et travail à notre ainsu à longueur de temps pour nous permettre de marcher, anticiper les dangers, parler au télèphone et regarder les passants sans perdre pied.

Il nous faudrait un cerveau d'une taille 500fois plus grand pour pouvoir analyser tout les stimuli exterieurs mais encore dans ce cas notre cerveau continurait de selectionner seulement certaines informations qui lui semble importante. Ainsi notre inconscient, est un alié indispensable dans la vie de tout les jours et c'est pour de multiples raisons qu'il faut donc prêter attention aux signes qu'il nous envois.

Les actes manqués, les rêves, et autres processus inconscient nous surviennent à chacun inneductablement mais il reste de notre ressort de savoir les exploiter pour en tirer le meilleur.

DOCUMENTS ANNEXES

ANNEXE 1

CHAPITRE II

LES ACTES MANQUÉS

[...] Je vous entends déjà exhaler votre mauvaise humeur : « Il existe dans le vaste monde extérieur, ainsi que dans le monde plus restreint de la vie psychique, tant d’énigmes grandioses, il existe, dans le domaine des troubles psychiques, tant de choses étonnantes qui exigent et méritent une explication, qu’il est vraiment frivole de gaspiller son temps à s’occuper de bagatelles pareilles. Si vous pouviez nous expliquer pourquoi tel homme ayant la vue et l’ouïe saines en arrive à voir en plein jour des choses qui n’existent pas, pourquoi tel autre se croit tout à coup persécuté par ceux qui jusqu’alors lui étaient le plus chers ou poursuit des chimères qu’un enfant trouverait absurdes, alors nous dirions que la psychanalyse mérite d’être prise en considération. Mais si la psychanalyse n’est pas capable d’autre chose que de rechercher pourquoi un orateur de banquet a prononce un jour un mot pour un autre ou pourquoi une maîtresse de maison n’arrive pas à retrouver ses clefs, ou d’autres futilités du même genre, alors vraiment il y a d’autres problèmes qui sollicitent notre temps et notre attention. »

À quoi je vous répondrai : « Patience ! Votre critique porte à faux. Certes, la psychanalyse ne peut se vanter de ne s’être jamais occupée de bagatelles. Au contraire, les matériaux de ses observations sont constitués généralement par ces faits peu apparents que les autres sciences écartent comme trop insignifiants, par le rebut du monde phénoménal. Mais ne confondez-vous pas dans votre critique l’importance des problèmes avec l’apparence des signes ? N’y a-t-il pas des choses importantes qui, dans certaines conditions et à de certains moments, ne se manifestent que par des signes très faibles ? Il me serait facile de vous citer plus d’une situation de ce genre. N’est-ce pas sur des signes imperceptibles que, jeunes gens, vous devinez avoir gagné la sympathie de telle ou telle jeune fille ? Attendez-vous, pour le savoir, une déclaration explicite de celle-ci, ou que la jeune fille se jette avec effusion à votre cou ? Ne vous contentez-vous pas, au contraire, d’un regard furtif, d’un mouvement imperceptible, d’un serrement de mains à peine prolongé ? Et lorsque vous vous livrez, en qualité de magistrat, à une enquête sur un meurtre, vous attendez-vous à ce que le meurtrier ait laissé sur le lieu du crime sa photographie avec son adresse, ou ne vous contentez-vous pas nécessairement, pour arriver à découvrir l’identité du criminel, de traces souvent très faibles et insignifiantes ? Ne méprisons donc pas les petits signes : ils peuvent nous mettre sur la trace de choses plus importantes.

[...]

Voilà ce que j’avais à vous dire pour tenir en éveil votre attention, lorsque j’aurai à traiter des actes manqués, insignifiants en apparence, de l’homme sain. Nous nous adressons maintenant à quelqu’un qui soit tout à fait étranger à la psychanalyse et nous lui demanderons comment il s’explique la production de ces faits.

Il est certain qu’il commencera par nous répondre : « Oh, ces faits ne méritent aucune explication ; ce sont de petits accidents. » Qu’entend-il par là ? Prétendrait-il qu’il existe des événements négligeables, se trouvant en dehors de l’enchaînement de la phénoménologie du monde et qui auraient pu tout aussi bien ne pas se produire ? Mais en brisant le déterminisme universel, même en un seul point, on bouleverse toute la conception scientifique du monde. On devra montrer à notre homme combien la conception religieuse du monde est plus conséquente avec elle-même, lorsqu’elle affirme expressément qu’un moineau ne tombe pas du toit sans une intervention particulière de la volonté divine. Je suppose que notre ami, au lieu de tirer la conséquence qui découle de sa première réponse, se ravisera et dira qu’il trouve toujours l’explication des choses qu’il étudie. Il s’agirait de petites déviations de la fonction, d’inexactitudes du fonctionnement psychique dont les conditions seraient faciles à déterminer. Un homme qui, d’ordinaire, parle correctement peut se tromper en parlant : 1º lorsqu’il est légèrement indisposé ou fatigué ; 2º lorsqu’il est surexcité ; 3º lorsqu’il est trop absorbé par d’autres choses. Ces assertions peuvent être facilement confirmées. Les lapsus se produisent particulièrement souvent lorsqu’on est fatigué, lorsqu’on souffre d’un mal de tête ou à l’approche d’une migraine. C’est encore dans les mêmes circonstances que se produit facilement l’oubli de noms propres. Beaucoup de personnes reconnaissent l’imminence d’une migraine rien que par cet oubli. De même, dans la surexcitation on confond souvent aussi bien les mots que les choses, on se « méprend », et l’oubli de projets, ainsi qu’une foule d’autres actions non intentionnelles, deviennent particulièrement fréquents lorsqu’on est distrait, c’est-à-dire lorsque l’attention se trouve concentrée sur autre chose. Un exemple connu d’une pareille distraction nous est offert par ce professeur des « Fliegende Blätter » qui oublie son parapluie et emporte un autre chapeau à la place du sien, parce qu’il pense aux problèmes qu’il doit traiter dans son prochain livre. Quant aux exemples de projets conçus et de promesses faites, les uns et les autres oubliés parce que des événements se sont produits par la suite qui ont violemment orienté l’attention ailleurs, — chacun en trouvera dans sa propre expérience.

CeIa semble tout à fait compréhensible et à l’abri de toute objection. Ce n’est peut-être pas très intéressant, pas aussi intéressant que nous l’aurions cru. Examinons de plus près ces explications des actes manqués. Les conditions qu’on considère comme déterminantes pour qu’ils se produisent ne sont pas toutes de même nature. Malaise et trouble circulatoire interviennent dans la perturbation d’une fonction normale à titre de causes physiologiques ; surexcitation, fatigue, distraction sont des facteurs d’un ordre différent : on peut les appeler psychophysiologiques. Ces derniers facteurs se laissent facilement traduire en théorie. La fatigue, la distraction, peut-être aussi l’excitation générale produisent une dispersion de l’attention, ce qui a pour effet que la fonction considérée ne recevant plus la dose d’attention suffisante, peut être facilement troublée ou s’accomplit avec une précision insuffisante. Une indisposition, des modifications circulatoires survenant dans l’organe nerveux central peuvent avoir le même effet, en influençant de la même façon le facteur le plus important, c’est-à-dire la répartition de l’attention. Il s’agirait donc dans tous les cas de phénomènes consécutifs à des troubles de l’attention, que ces troubles soient produits par des causes organiques ou psychiques.

Tout ceci n’est pas fait pour stimuler notre intérêt pour la psychanalyse et nous pourrions encore être tentés de renoncer à notre sujet. En examinant toutefois les observations d’une façon plus serrée, nous nous apercevrons qu’en ce qui concerne les actes manqués tout ne s’accorde pas avec cette théorie de l’attention ou tout au moins ne s’en laisse pas déduire naturellement. Nous constaterons notamment que des actes manqués et des oublis se produisent aussi chez des personnes, qui, loin d’être fatiguées, distraites ou surexcitées, se trouvent dans un état normal vous tous les rapports, et que c’est seulement après coup, à la suite précisément de l’acte manqué, qu’on attribue à ces personnes une surexcitation qu’elles se refusent à admettre. C’est une affirmation un peu simpliste que celle qui prétend que l’augmentation de l’attention assure l’exécution adéquate d’une fonction, tandis qu’une diminution de l’attention aurait un effet contraire. Il existe une foule d’actions qu’on exécute automatiquement ou avec une attention insuffisante, ce qui ne nuit en rien à leur précision. Le promeneur, qui sait à peine où il va, n’en suit pas moins le bon chemin et arrive au but sans tâtonnements. Le pianiste exercé laisse, sans y penser, retomber ses doigts sur les touches justes. Il peut naturellement lui arriver de se tromper, mais si le jeu automatique était de nature à augmenter les chances d’erreur, c’est le virtuose dont le jeu est devenu, à la suite d’un long exercice, purement automatique, qui devrait être le plus exposé à se tromper. Nous vous, au contraire, que beaucoup d’actions réussissent particulièrement bien lorsqu’elles ne sont pas l’objet d’une attention spéciale, et que l’erreur peut se produire précisément lorsqu’on tient d’une façon particulière à la parfaite exécution, c’est-à-dire lorsque l’attention se trouve plutôt exaltée. On peut dire alors que l’erreur est l’effet de l’« excitation ». Mais pourquoi l’excitation n’altérerait-elle pas plutôt l’attention à l’égard d’une action à laquelle on attache tant d’intérêt ? Lorsque, dans un discours important ou dans une négociation verbale, quelqu’un fait un lapsus et dit le contraire de ce qu’il voulait dire, il commet une erreur qui se laisse difficilement expliquer par la théorie psychophysiologique ou par la théorie de l’attention.

[...]

Deux auteurs, M. Meringer et M. Mayer (celui-là philologue, celui-ci psychiatre) ont essayé en 1895 d’aborder par ce côté la question des erreurs de langage. Ils ont réuni des exemples qu’ils ont d’abord exposés en se plaçant au point de vue purement descriptif. Ce faisant, ils n’ont naturellement apporté aucune explication, mais ils ont indiqué le chemin susceptible d’y conduire. Ils rangent les déformations que les lapsus impriment an discours intentionnel dans les catégories suivantes : a) interversions ; b) empiétement d’un mot ou partie d’un mot sur le mot qui le précède (Vorklang) ; c) prolongation superflue d’un mot (Nachklang) ; d) confusions (contaminations) ; e) substitutions.

[...]

Je ne crois cependant pas me tromper en disant que les exemples de lapsus cités au cours de la recherche qui précède laissent une impression nouvelle qui vaut la peine qu’on s’y arrête. Nous avons examiné d’abord les conditions dans lesquelles un lapsus se produit d’une façon générale, ensuite les influences qui déterminent telle ou telle déformation du mot ; mais nous n’avons pas encore envisagé l’effet du lapsus en lui-même, indépendamment de son mode de production. Si nous nous décidons à le faire, nous devons enfin avoir le courage de dire : dans quelques-uns des exemples cités, la déformation qui constitue un lapsus a un sens. Qu’entendons-nous par ces mots : a un sens ? Que l’effet du lapsus a peut-être le droit d’être considéré comme un acte psychique complet, ayant son but propre, comme une manifestation ayant son contenu et sa signification propres. Nous n’avons parlé jusqu’à présent que d’actes manqués, mais il semble maintenant que l’acte manqué puisse être parfois une action tout à fait correcte, qui ne fait que se substituer à l’action attendue ou voulue.

Ce sens propre de l’acte manqué apparaît dans certains cas d’une façon frappante et irrécusable. Si, dès les premiers mots qu’il prononce, le président déclare qu’il clôt la séance, alors qu’il voulait la déclarer ouverte, nous sommes enclins, nous qui connaissons les circonstances dans lesquelles s’est produit ce lapsus, à trouver un sens à cet acte manqué. Le président n’attend rien de bon de la séance et ne serait pas fâché de pouvoir l’interrompre. Nous pouvons sans aucune difficulté découvrir le sens, comprendre la signification du lapsus en question. Lorsqu’une dame connue pour son énergie raconte : « Mon mari a consulté un médecin au sujet du régime qu’il avait à suivre ; le médecin lui a dit qu’il n’avait pas besoin de régime, qu’il pouvait manger et boire ce que je voulais », — il y a là un lapsus, certes, mais qui apparaît comme l’expression irrécusable d’un programme bien arrêté.

Si nous réussissons à constater que les lapsus ayant un sens, loin de constituer une exception, sont au contraire très fréquents, ce sens, dont il n’avait pas encore été question à propos des actes manqués, nous apparaîtra nécessairement comme la chose la plus importante, et nous aurons le droit de refouler à l’arrière-plan tous les autres points de vue. Nous pourrons notamment laisser de côté tous les facteurs physiologiques et psychophysiologiques et nous borner à des recherches purement psychologiques sur le sens, sur la signification des actes manqués, sur les intentions qu’ils révèlent. Aussi ne tarderons-nous pas à examiner à ce point de vue un nombre plus ou moins important d’observations.

Annexe 2

Nous trouvons un pareil exemple de lapsus dans « Wallenstein » (Piccolomini, 1er acte, Ve scène). Dans la scène précédente, Piccolomini avait passionnément pris parti pour le duc en exaltant les bienfaits de la paix, bienfaits qui se sont révélés à lui au cours du voyage qu’il a fait pour accompagner au camp la fille de Wallenstein. Il laisse son père et l’envoyé de la cour dans la plus profonde consternation. Et la scène se poursuit :

QUESTENBERG. — Malheur à nous ! Où en sommes-nous, amis ? Et le laisserons-nous partir avec cette chimère, sans le rappeler et sans lui ouvrir immédiatement les yeux ?

OCTAVIO (tiré d’une profonde réflexion). — Les miens sont ouverts et ce que je vois est loin de me réjouir.

QUESTENBERG. — De quoi s’agit-il, ami ?

OCTAVIO. — Maudit soit ce voyage !

QUESTENBERG. — Pourquoi ? qu’y a-t-il ?

OCTAVIO. — Venez ! Il faut que je suive sans tarder la malheureuse trace, que je voie de mes yeux… Venez ! (Il veut l’emmener.)

QUESTENBERG. — Qu’avez-vous ? Où voulez-vous aller ?

OCTAVIO (pressé). — Vers elle !

QUESTENBEBG. — Vers…

OCTAVIO (se reprenant). — Vers le duc ! Allons ! etc.

Octavio voulait dire : « Vers lui, vers le duel » Mais il commet un lapsus et révèle (à nous du moins) par les mots : vers elle, qu’il a deviné sous quelle influence le jeune guerrier rêve aux bienfaits de la paix.

O. Rank a découvert chez Shakespeare un exemple plus frappant encore du même genre. Cet exemple se trouve dans le Marchand de Venise, et plus précisément dans la célèbre scène où l’heureux amant doit choisir entre trois coffrets. Je ne saurais mieux faire que de vous lire le bref passage de Rank se rapportant à ce détail.

« On trouve dans le Marchand de Venise de Shakespeare (troisième acte, scène II), un cas de lapsus très finement motivé au point de vue poétique et d’une brillante mise en valeur au point de vue technique ; de même que l’exemple relevé par Freud dans « Wallenstein » (Zur Psychologie des Alltagslebens, 2e édition, p. 48), il prouve que les poètes connaissent bien le mécanisme et le sens de cet acte manqué et supposent chez l’auditeur une compréhension de ce sens. Contrainte par son père à choisir un époux par tirage au sort, Portia a réussi jusqu’ici à échapper par un heureux hasard à tous les prétendants qui ne lui agréaient pas. Ayant enfin trouvé en Bassanio celui qui lui plaît, elle doit craindre qu’il ne tire lui aussi la mauvaise carte. Elle voudrait donc lui dire que même alors il pourrait être sûr de son amour, mais le vœu qu’elle a fait l’empêche de le lui faire savoir. Tandis qu’elle est en proie à cette lutte intérieure, le poète lui fait dire au prétendant qui lui est cher :

« Je vous en prie : restez ; demeurez un jour ou deux, avant de vous en rapporter au hasard, car si votre choix est mauvais, je perdrai votre société. Attendez donc. Quelque chose me dit (mais ce n’est pas l’amour) que j’aurais du regret à vous perdre… Je pourrais vous guider, de façon à vous apprendre à bien choisir, mais je serais parjure, et je ne le voudrais pas. Et c’est ainsi que vous pourriez ne pas m’avoir ; et alors vous me feriez regretter de ne pas avoir commis le péché d’être parjure. Oh, ces yeux qui m’ont troublée et partagée en deux, moitiés : l’une qui vous appartient, l’autre qui est à vous… qui est à moi, voulais-je dire. Mais si elle m’appartient, elle est également à vous, et ainsi vous m’avez tout entière. »

« Cette chose, à laquelle elle aurait voulu seulement faire une légère allusion, parce qu’au fond elle aurait dû la taire, à savoir qu’avant même le choix elle est à lui tout entière et l’aime, l’auteur, avec une admirable finesse psychologique, la laisse se révéler dans le lapsus et sait par cet artifice calmer l’intolérable incertitude de l’amant, ainsi que celle des spectateurs quant à l’issue du choix. »

Observons encore avec quelle finesse Portia finit par concilier les deux aveux contenus dans son lapsus, par supprimer la contradiction qui existe entre eux, tout en donnant libre cours à l’expression de sa promesse : « mais si elle m’appartient, elle est également à vous, et ainsi vous m’avez tout entière ».

Par une seule remarque, un penseur étranger à la médecine a, par un heureux hasard, trouvé le sens d’un acte manqué et nous a ainsi épargné la peine d’en chercher l’explication. Vous connaissez tous le génial satirique Lichtenberg (1742-1799) dont Goethe disait que chacun des traits d’esprit cachait un problème. Et c’est à un trait d’esprit que nous devons souvent la solution du problème. Lichtenberg note quelque part qu’à force d’avoir lu Homère, il avait fini par lire « Agamemnon » partout où était écrit le mot « angenommen » (accepté). Là réside vraiment la théorie du lapsus.

DOCUMENTS COMPLEMENTAIRES

L’Acte manqué d’un octogénaire

Internationale Zeitschrift Für Psychoanalyse, VIII, Cahier 3, Octobre 1922

Dans un article de Journal (Quotidien de Berlin du 25 mars 1922), l’acteur Ludwig Barnay, qui célébrait récemment son quatre-vingtième anniversaire, emploie des considérations spirituelles sur les honneurs qui lui ont été adressés par le passé et encore tout récemment. Il mentionne en plaisantant, qu’il a déjà reçu au cours de sa vie toutes les distinctions dont on ne fait habituellement preuve qu’aux défunts. Dans une ville, on lui a établi un monument, dans une autre une plaque de commémoration sur son logement, dans une troisième enfin, une route porte son nom. Il soulève alors la question de ce qui lui reste encore comme honneurs à recevoir après son décès et, sur cela, il donne la réponse suivante

« Au besoin, les funérailles, les célébrations de deuil habituelles et un article nécrologique dans les feuilles publiques. Toutefois on devra renoncer à atteler cette triple plaque commémorative sur mon cercueil, puisque j’ai stipulé dans mon testament que mon décès ne pourra avoir lieu qu’après que la combustion de mon cadavre ait été effectuée. »

L’erreur de l’expression contenue dans cette phrase, montre avec une grande évidence le désir de l’auteur de n’absolument pas mourir, et permet de nous faire une bonne vue de la conviction inconsciente qu’a chaque homme de sa propre immortalité.

Il est remarquable que l’expression « avoir lieu » est tout à fait différente, du strict point de vue de la sonorité, de celle qu’elle remplace. Correcte était : « être annoncé ». Cet acte manqué a toutefois été favorisé par la tournure « ait été effectuée » qui est contenue dans la même ligne.

Il n’est pas d’un moindre intérêt psychanalytique de constater que ni le rédacteur ni les correcteurs du journal n’ont remarqué l’erreur de l’auteur. Je peux ajouter également que les lecteurs ont parcouru le passage sans broncher. Un signe de ce qu’ils sympathisent inconsciemment avec le point de vue de l’auteur.

« Devant moi une banquette et derrière moi un siège pour ELLE. Asseyez-vous dit-ELLE en joignant le geste à la parole. Quelques secondes se passent. Je regarde autour de moi : des posters, des dessins d’enfants, un crucifix, une fenêtre et dehors la rue. Je me sens comme retirée du monde. Le silence qui règne est soudain pesant. Malgré tout, je me sens bien. Que fais-je ici ? » Dans ce court récit, Marine Lapage donne la parole à la patiente d’une psychologue. Elle cherche à découvrir l’origine de sa détresse, et ce fameux « acte manqué » qui a déclenché son malaise. À travers le portrait de cette femme se profile une analyse juste et pénétrante de cet acte « que l’on substitue inconsciemment à celui qu’on avait l’intention de faire »

Ce film d'Hitchcock met en scène les thèses de Freud sur le refoulement, c'est une reference cinematographique incontournable et interessante.

synopsis: Constance, médecin dans un asile d'aliénés, tombe amoureuse du nouveau directeur. Cependant, elle s'aperçoit rapidement que l'homme qu'elle aime est en réalite un malade mental qui se fait passer pour le Dr Edwardes. Quand il prend conscience de son amnésie, il croit avoir tué le véritable docteur et s'enfuit de la clinique. Constance le retrouve et le cache chez son vieux professeur qui va analyser les rêves du malade et trouver l'origine de son déséquilibre.

Référence documentaire ARTE

Le cerveau et ses automatismes

http://videos.arte.tv/fr/videos/le_cerveau_et_ses_automatismes-4297992.html

À force de vivre avec, on oublie qu'on possède un joyau dans la tête, l'ordinateur le plus sophistiqué jamais imaginé. Un magma de structures nerveuses ultrasophistiquées qui, mises bout à bout, donnent le cerveau. Quand cet impressionnant outil de technologie s'enraye, ce n'est pas toujours facile de le remettre au point.

Arte lui consacre deux documentaires, l'un diffusé ce soir, La Magie de l'inconscient, et l'autre vendredi prochain, Le Pouvoir de l'inconscient, réalisés par trois journalistes allemands. On y apprend une foule de choses et notamment que 90 % des actes que nous entreprenons au quotidien se déroulent « à l'insu de notre plein gré » avec un cerveau en pilotage automa-tique. Celui-ci prend les décisions sept secondes avant que nous en ayons conscience. Ce qui est, en fin de compte, une bonne chose pour faire le tri dans la foule de nos perceptions. Le cerveau nous fait exécuter les gestes routiniers sans solliciter la conscience. On est capable de descendre un escalier tout en lisant un journal et en mangeant un croissant sans même s'en rendre compte. Ce qui ne nous met pas pour autant à l'abri d'une dégringolade.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement complexe de nos neurones, les auteurs donnent des exemples concrets et ludiques en faisant intervenir un prestidigitateur, en disséquant la rencontre amoureuse (l'amour est le domaine dans lequel nous sommes le plus assujettis à des automa-tismes inconscients). Détail amusant à découvrir vendredi prochain : la grande distribution a sollicité les neuro-sciences pour comprendre et accentuer nos tendances acheteuses.

article tiré du Figaro

BIBLIOGRAPHIE

Introduction à la psychanalyse S.FREUD Chapitres 2 3 et 4 livre consultable en ligne: fr.wikisource.org/wiki/introduction_à_la_psychanalyse/I/2

Psychologie de la vie quotidienne S.FREUD

Article "le ça et le moi", 2ème topique de S.FREUD

Cerveau et comportement Bryan Kolb et Iran Q Whishaw Chapitres 11: "compotements motivés" Chapitre 12 2eme partie "pourquoi revons nous ?" => references à la psychanalyse

Résumé des oeuvres complètes de Freud, tome IV 1920-1939 Laurence Joseph et Céline Masson (cote de la BU de lille 3 : 150-195 2 MAS)

Les caprices de l'inconscient: ce que nous révèlent lapsus et actes manqués Francoise Juranville.

100 petites expériences de psychologie Alain Lieury (cote de la BU de lille 3 : 153 LIE) cf p125

Webographie

www.psychanalyse.fr/fr/dico-psy.htm

www.psychiatriinfirmiere.free.fr

sergecar.perso.neuf.fr/cours/inconsc1.htm