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Fréquence De l'Amibiase Intestinale à l'Hopital De District De Byem Assi Au Cameroun

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Catégorie: Histoire et Géographie

Soumis par: Caresse 17 septembre 2011

Mots: 17964 | Pages: 72

...

……………………………………………19

5.4 Population d’étude…………………………………………………………………………….……………..19

5.4.1 population cible………………………………………………………….……………………………….19

5.4.2 Critère d’inclusion……………………………………………………….……………………………..19

5.4.2 Critère d’exclusion………………………………………………………………………………………19

5.5 Échantillonnage…………………………………………………………………………………………………20

5.6 Procédure……………………………………………..…………………………………………………………20

5.7 Analyse des données………………………………..………………………………………………………20

5.8 Matériels utilisés.……………………………………………………………………………………………..21 5.8.1 Matériel de prélèvement…………………………..……………………………………………………21

5.8.2 Matériel utilisé pour l’analyse parasitologique…………………………………………21 5.8.3 Matériel Biologique…………………………………………………………………………………………21

5.9 Ressources Humaines……………………………………………………………………………………….21

6- RESULTATS………………………………………………………………………………..…………………………21

7- DISCUSSION………………………………………………………………………………………………………….21

8- CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS……………………………………..…………………………21

9- CONSIDERATION ETHIQUES………………………………………………………………………………...21

10- CHRONOGRAMME D’ACTIVITE…………………………………………………………………………….22

11- BUDGET………………………………………………………………………………………………………………23

12- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………………………………….…24

13- ANNEXE……………………………………………………………………………………………………………..25

13.1 Fiche d’information du participant……………………………………………………………… 25

13.1 Formulaire de consentement éclairé………………………………….……………………….27

13.3 Fiche technique………………………………………………………………………………………….28

1. INTRODUCTION

1.1 Historique

L’amoebose est une affection parasitaire qui sévit à l’état endémique dans les régions chaudes du globe (Afrique, Amérique du Sud et centrale, Asie) où elle constitue un problème de santé publique [3]. Dans le monde, l’amoebose est la troisième cause de mortalité due à une maladie parasitaire après le paludisme et la bilharziose [1, 3, 4]. C’est une maladie cosmopolite dont la prévalence est élevée en milieu tropicale liée aux mauvaises conditions d’hygiènes fécales [1]. Elle touche toutes les tranches d’âge bien que les parasitoses intestinales soit rares avant 6 mois [15]. Outre le fait qu’il s’agit d’une maladie potentiellement mortelle, l’amoebose invasive a des retentissements sociaux et économiques profonds [2]. Les cas d’infestation entrainant une incapacité temporaire fréquents chez des personnes appartenant à la population active nécessitent parfois plusieurs semaines d’hospitalisation suivies de deux à trois mois pour un complet rétablissement [2]. L’amoebose est responsable de troubles cliniques graves chez les immigrants et les touristes vivant en zone tempérées et ayant séjournés dans les pays de forte endémicité, les pensionnaires des institutions de malades mentaux et les homosexuels, VIH négatifs ou positifs [1]. En 1988, L’OMS estimait à 10% la population mondiale infectée, correspondant environ à 480 millions de personnes [1,2]. Il existe 50 millions de cas annuels d’amoeboses invasives et au moins 40 à 100.000 décès par an [2].

En Afrique intertropicale, les formes intestinales de l’amoebose sont fréquentes en zone de savane, les formes hépatiques en forêt [1]. En Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Amérique latine (sauf au Mexique) l'affection est beaucoup moins fréquente [1] ; elle est rare en Europe et aux Etats-Unis où la plupart des cas sont importés [1].

Au cameroun , la prévalence de l’amibiase intestinale est de 12% (Samé Ekobo et al, 206). Une étude faite dans la ville de Buea (Mbuh et al, 2010) a montré que 28.1% de la population est infectée par les protozoaires intestinaux et la prévalence totale d’Entamoeba histolytica était de 24.4% [5].

Entamoeba histolytica est un germe cosmopolite, qui a une plus grande prévalence dans les régions tropicales et subtropicales que dans les régions froides et tempérées [1]. Cependant, quelque soit la zone climatique si les conditions sanitaires sont mauvaises le taux d’infection reste sensiblement le même (Kouontchou S et al 2002) [5]. Cet état des faits nous amène d’abord à nous interroger sur l’incidence d’Entamoeba histolytica dans la zone urbaine de Yaoundé et précisément à l’hôpital de district Byém-assi, où nous avons constaté lors de nos stages une fréquence élevée des cas d’amibiase intestinale; ensuite à déterminer les principaux facteurs responsables de la maladie dans cette zone et enfin établir les axes principaux de la prévention de façon contextuelle et adaptée.

1.3 Justification

L’amibiase intestinale est la principale cause de diarrhée aigue

Aucune étude de fréquence hospitalière de l’amibiase au Cameroun n’a été retrouvée.

Dans les pays en voie de developpement elle constitue un problème de santé publique

Dans plusieurs pays africains des études ont été menées concernant la prévalence et l’incidence de l’amoebose intestinale dans les milieux ruraux et urbains. Mais au Cameroun des interrogations restent encore sans réponse pour ce qui est de la prevalence de l’amoebose intestinale dans des zones urbanisées en dépit du fait que c’est une maladie cosmopolite avec un taux de morbidité élevé et des conséquences socio économiques importantes. C’est pour cela qu’il est judicieux et nécessaire pour nous d’évaluer l’incidence de l’amibiase intestinale pour pouvoir sensibiliser les autorités administratives , les élites régionales, et les populations, afin que des mesures préventives collectives et individuelles soit mises en place avec minutie, non seulement pour lutter contre l’amibiase au Cameroun mais également par ricochet lutter contre toutes les autres maladies du péril fécale entre autre : le choléra, la fièvre typhoïde, l’ascaridiose, l’ankylostomose, l’angilulose etc…

2 QUESTION DE RECHERCHE

Quelles sont les aspects épidémiologiques de l’amibiase intestinale en milieu hospitalier ?

3 OBJECTIFS

3.2 Objectif général

Déterminer la fréquence de l’amibiase intestinale à l’hôpital ?

3.3 Objectifs spécifiques

1. Identifier la présence des Kystes d’Entamoeba et des formes végétatives dans les selles des patients en milieu hospitalier.

2. déterminer les facteurs de risque de l’amibiase intestinale dans la région

3. Elaborer les stratégies de lutte contre l’amibiase intestinale

4 REVUE DE LA LITTERATURE

4.1 GENERALITES

4.1.1 Définition et épidémiologie

Un rapport d'experts sur l'amoebose (nom actuel de l'amibiase), piloté par l'OMS en 1997 à Mexico, définit cette parasitose comme suit : « sous le terme amoebose, on distingue l’état dans lequel l’organisme humain héberge avec ou sans manifestations cliniques, un protozoaire Entamoeba histolytica » [1]. On distingue donc :

- des formes asymptomatiques : amibiase-infection,

- des formes symptomatiques : amibiase-maladie de localisation intestinale au niveau du colon et extra-intestinale, essentiellement au niveau du foie et des poumons.

L’amibiase est une maladie cosmopolite [1, 2]. Sa prévalence est élevée en milieu tropical [1,2]. L’homme est le seul réservoir de parasites, surtout l’homme porteur asymptomatique, semeur de kystes [1]. La transmission est liée aux matières fécales et assurée par les kystes [1]. Elle s’effectue essentiellement par les mains et les ongles sales des porteurs de kystes, par le sol et l’eau souillés par les excréta, les aliments contaminés (surtout les crudités) et les mouches [1]. En 1988 on estimait la prévalence mondiale d’Entamoeba histolytica a 480 millions de porteurs, dont 36 millions présentaient des signes cliniques et à 100 000 décès par an [1]. On n’admet actuellement que la prévalence d’E. histolytica est de 50 millions de cas avec 40 000 décès [1].

Si les données concernant les cas d'amoebose-maladie ne sont pas contestables, le taux de prévalence est surestimé, car ils sont établis sur le simple portage de kystes en microscopie optique, ce qui ne prend pas en compte le diagnostic différentiel d'espèce [1]. L'amoebose-maladie paraît en nette régression dans de nombreux pays, même si elle reste un véritable problème de santé publique en Amérique centrale, dans certaines régions d'Amérique du sud, en Inde et dans les régions tropicales du continent africain; en pratique, 10 à 20% des personnes infectées développent des signes sévères de l'amibiase et 40 000 d'entre elles en meurent chaque année [1].

4.1.2 Répartition géographique

L'amibiase-infestation est cosmopolite, plus fréquente cependant en zone tropicale et intertropicale qu'en région tempérée. En revanche l'amibiase-maladie sévit presque uniquement dans les pays chauds, et en particulier dans la zone comprise entre les isothermes 25 °C de janvier et 25 °C de juillet.

Figure 1 : répartition géographique de l’amibiase (d'après R. Deschiens) sur http://sites-test.uclouvain.be/stages-hygtrop/gentilini/2500%20Amibes/EPIDEM/P1610.JPG

4.1.3 Classification zoologique

Tableau 1 : Classification zoologique simplifié des amibes [6 , 7, 14].

SOUS REGNE Protozoaires

EMBRENCHEMENT Sarcomastogophara

SOUS-EMBRENCHEMENT Mastigophora(flagellées)

CLASSE Zoomastigophorea

ORDRE Amoebida

FAMILLE Entamidae

GENRE ET ESPECE Entamoeba histolytica, E coli, E hartmanni, E polecki, Endolimax nana, Pseudolimax buetschlii, Dientamoeba fragilis

4.1.4 Mode de transmission et ultra structure

La transmission est liée aux matières fécales et assurée par les kystes.

Entamoeba histolytica est la forme pathogène qu'on retrouve dans les selles dysentériques, au niveau des abcès de la paroi colique et des métastases viscérales. Il mesure de 30 à 40 mm. Examiné à frais, il se déplace rapidement dans une direction donnée en émettant un petit pseudopode hyalin dans lequel il se vide ensuite entièrement. L'étude ultrastructurale a montré, en particulier, l'absence de mitochondries et d'un appareil de Golgi, le faible développement du réticulum endoplasmique et la constitution habituelle des diverses membranes en 3 feuillets ; les mouvements amœboïdes sont liés à la présence de protéines contractiles identiques à l'actine et à la myosine qui, en se polymérisant, forment des microfilaments.

Le trophozoïte minuta ou Entamoeba histolytica minuta vit en saprophyte dans la lumière colique et peut être retrouvé dans les selles non dysentériques. Il se déplace également en émettant un pseudopode et son noyau est identique à celui de la forme histolytica. Mais il est plus petit, mesurant 10 à 12 mm et surtout il n'est pas hématophage.

Les kystes d'Entamoeba histolytica représentent la forme de résistance et de dissémination de l'amibe. Ils sont arrondis, immobiles. Leur paroi est épaisse et réfringente. Les kystes jeunes ne contiennent qu'un ou deux noyaux et renferment une vacuole et quelques bâtonnets réfringents, les corps sidérophiles. Les kystes mûrs, mesurant 12 à 14 mm, possèdent quatre noyaux.

4.1.4 Cycle évolutif

Le cycle évolutif d'E. histolytica est double : amibiase infestation et amibiase maladie

il existe chez de nombreux porteurs sains un cycle non pathogène assurant la dissémination de l'amibiase, tandis que chez les malades se déroule le cycle pathogène, caractérisé par l'apparition des formes histolytica [8].

Cycle non pathogène : Les formes minuta vivent dans la lumière colique ou à la surface de la muqueuse ; elles se multiplient par scissiparité et se nourrissent de résidus alimentaires et de bactéries ; elles n'exercent aucun pouvoir pathogène. Dans certaines conditions, mal connues, elles se transforment en kystes, à un, deux, puis quatre noyaux. Ces kystes sont éliminés dans les selles. Alors que les formes végétatives rejetées à l'extérieur meurent rapidement, les kystes sont résistants : ils restent vivants une quinzaine de jours dans l'eau si la température est comprise entre 0 et 25 °C ; ils survivent quelques jours dans les selles humides, quelques heures seulement après dessiccation [8]. Lorsque ces kystes sont ingérés par un nouvel hôte, sur des aliments ou dans l'eau de boisson, ils perdent leur coque, lysée par les sucs digestifs, et se transforment en amibe méta kystique ; après une division nucléaire, la division cytoplasmique libère huit amœbules qui redonnent dans le côlon des formes minuta [8,10]. Ce qu'il faut retenir de ce cycle non pathogène, c'est la dissémination de l'amibiase assurée par des personnes qui son apparemment saines, on les appelle : les "porteurs de kystes".

Cycle pathogène : Il résulte de la transformation des formes minuta en formes histolytica. Cette " mutation " se produit sous l'influence de multiples facteurs soit extrinsèques (modification de la flore bactérienne du côlon, irritation chimique ou mécanique de la muqueuse), soit intrinsèques et fonction de la souche d'amibes : l'électrophorèse en gel de diverses souches a permis d'isoler 20 zymodèmes en fonction de la répartition des iso-enzymes qu'elles possèdent : 8 zymodèmes seulement caractérisent les amibes à potentiel pathogène [8]. Cependant, la stabilité au sein d'un zymodème ne semble pas assurée. Les formes histolytica possèdent un riche équipement enzymatique (trypsine, pepsine, hyaluronidase) qui leur confère un pouvoir nécrosant. Elles franchissent par effraction la muqueuse colique, créant des ulcérations en coup d'ongle; elles parviennent dans la sous-muqueuse où elles se multiplient activement par scissiparité, déterminant des abcès " en bouton de chemise " plus étendus en profondeur qu'en surface. Ces microabcès, rapidement surinfectés, sont responsables des troubles de l'amibiase intestinale aiguë : ils favorisent l'accélération du péristaltisme intestinal et l'hypersécrétion des glandes à mucus voisines, érodent les capillaires sanguins et irritent les plexus nerveux intrinsèques de Meissner et Auerbach ; ces altérations provoquent le syndrome dysentérique avec émission de selles glairo-sanglantes et douleurs coliques. Les microabcès cicatrisent, spontanément ou sous traitement, en laissant des cicatrices fibreuses responsables des séquelles coliques. Les formes histolytica contenues dans les abcès sous-muqueux sont généralement rejetées dans la lumière intestinale puis à l'extérieur où elles meurent rapidement. Mais, dans certains cas, elles passent dans la circulation mésentérique et gagnent par voie porte le foie, où elles exercent leur pouvoir nécrosant, engendrant ainsi l'amibiase hépatique ; les foyers de nécrose, d'abord petits et disséminés, peuvent ensuite confluer pour former un ou plusieurs abcès collectés. A partir de la localisation hépatique, l'amibe peut gagner, par contiguïté ou par voie sanguine, le poumon.

Figure 2 : Cycle d’Entamoeba histolytica [9].

4.2 DIAGNOSTIQUE DE L’AMOEBOSE

4.2.1 Diagnostique clinique

4.2.1.1 formes typiques : amoebose colique aigue

Tout débute, de manière insidieuse, par un "embarras gastrique" : perte de l'entrain et de l'appétit, langue saburrale et diarrhée banale s'accompagnant de soif intense et de fatigue générale sans fièvre notable. Puis, en quelques jours, on arrive à la période d'état avec son syndrome dysentérique typique caractérisé par la tétrade symptomatique : épreintes, faux besoins, selles afécales et ténesme [10]. La température étant normale ou subnormale

Les épreintes sont des coliques à caractère impérativement expulsif qui siègent en général au niveau du caecum, du sigmoïde et des angles coliques droit et gauche, lieux d'élection des lésions [10]. Elles sont augmentées par la palpation profonde. Elles aboutissent aux faux besoins, le malade, constamment sollicité d'aller à selle, ne peut s'exonérer : malgré ses efforts, il n'expulse qu'une faible quantité de mucus, glaire purulente puis sanglante, nageant dans très peu de sérosité : le pathognomonique "crachat rectal amibien" qui fourmille d'amibes hématophages [10]. Quelques lambeaux rubanés de muqueuse accompagnent parfois cette selle afécale de constipé absolu. Ces tentatives répétées, éprouvantes pour le malade, s'accompagnent de ténesme, contracture spasmodique douloureuse du rectum, en "coup de Poignard" irradiant vers le haut.

4.2.1.2 Les formes graves de l’amibiase colique ou amibiase colique maligne

Sont rares. Elles s’observent essentiellement en zones tropicales, et surtout chez les femmes enceintes ou accouchées. Quelques cas sporadiques ont été rapportés en zone non endémique. La clinique associe un syndrome dysentérique et des signes d’alarme : défense abdominale, météorisme, atonie sphinctérienne anale avec expulsions de lambeaux de muqueuse colique [1]. Le diagnostic repose sur la clinique, l’examen des selles (parasitologie et coproculture, car l’association amibes et bactéries est fréquente, en particulier l’association amoebo-bacillaire) et sur la sérologie amibienne.

L’évolution est toujours grave, avec colectasie, péritonite, choc septique. Il faut suivre l’évolution par les radiographies de l’abdomen sans préparation. La mortalité en zone tropicale est proche de 100%.

4.2.1.3 Forme évolutive :

Sans intervention curative, cette crise dysentérique va persister une dizaine de jours et évoluer, dans la majorité des cas, vers une pseudo-guérison : les signes s'amendent, les émissions se raréfient et redeviennent progressivement fécales mais diarrhéiques, "en bouse", striées de mucus [10]. En fait, c'est la colite amibienne chronique qui s'installe, entrecoupée de rechutes dysentériques à échéances plus ou moins rapprochées, pouvant à tout moment se compliquer d'une localisation métastatique tissulaire, ou aboutir, à la longue, à la cachexie amibienne.

Parfois, au contraire, la crise évolue d'emblée vers l'aggravation et vers une des deux complications précoces redoutables : l'hémorragie ou la perforation avec péritonite.

4.2.1.4 L’amoebome colique ou colite ulcéro-proliférative.

C’est une forme rare de l'amibiase colique rencontrée surtout dans les zones d'endémie [1]. Il semble relativement plus fréquent en Amérique latine. Cette pseudo tumeur résulte de l'intensité de la réaction scléreuse au voisinage de l'ulcération amibienne entraînant progressivement un rétrécissement de la lumière colique, pouvant aboutir à son obstruction. Elle siège en particulier au niveau du colon droit. Elle peut être inaugurale ou survenir à distance d’une amibiase aiguë. La clinique, la biologie, la radiologie et même l'aspect endoscopique n'ont rien de spécifique. Elle peut se révéler par des douleurs abdominales, une diarrhée sanglante, une constipation, une altération de l’état général, un syndrome pseudo occlusif, une masse abdominale. Le diagnostic différentiel avec le cancer colique repose sur l'examen histologique (biopsies au cours d'une coloscopie, pièce opératoire).

4.2.1.5 Forme hépatique

L’amoebose hépatique est toujours secondaire à une amoebose colique. Elle est due à l’embolisation d’E. histolytica histolytica dans le foie par la veine porte entraînant une nécrose focale, puis un abcès [1].

La forme classique réalise la triade de Fontan : Douleur, fièvre, hépatomegalie.

- douleur : c’est le signe principal, siégeant au niveau de la région sous-costale droite, irradiant vers l’épaule et l’aisselle droites (douleur en bretelle), spontanée, aggravée par la manœuvre de l’ébranlement,

- fièvre : quasi-constante, à 39° C, en plateau

- hépatomégalie : gros foie palpable, lisse, au bord inférieur mousse, douloureux à l’examen.

Cette forme est typique, présente dans 80% des cas.

L'état général est altéré.

Le diagnostic est évoqué cliniquement et confirmé par la biologie.

4.2.1.6 Autre localisation de l’amoebose

- L’amoebose pleuro-pulmonaire : Elle est en règle secondaire à une amoebose hépatique (le couple hépato-pulmonaire) par passage intra-thoracique, soit par propagation trans-phrénique par diffusion ou par effraction en plèvre libre ou en plèvre symphysée (abcès pulmonaire, fistule hépato-bronchique), soit par propagation vasculaire par effraction veineuse [1].

- la péricardite amibienne : secondaire à l’effraction brutale d’un abcès du foie du lobe gauche, diagnostiquée par échocardiographie, mettant en jeu le pronostic vital par tamponnade, nécessitant une ponction percutanée en urgence pour rétablir l’équilibre hémodynamique ;

- l’amibiase cérébrale ou encéphalique : transmise par voie hématogène à partir du lobe droit du foie, à symptomatologie d’abcès du cerveau, rare, diagnostiquée par tomodensitométrie cérébrale, sérodiagnostic et PCR, à distinguer de la méningo-encéphalite primitive à amibes libres ;

- L’amibiase cutanée : réalisant une ulcération délabrant. La peau est contaminée le plus souvent par effraction, de façon endogène ou exogène. La localisation est directement liée au mode de contamination : au niveau de la région ano-génitale, siège le plus fréquent, directement à partir de l’intestin ou par voie vénérienne ; au niveau de la paroi abdominale par fistulisation à la peau des lésions parasitaires intestinales ou hépatiques, ou iatrogène, après intervention chirurgicale ou ponction. Le diagnostic de certitude est porté sur la présence d’amibes hématophages au sein de la lésion.

4.2.2 Diagnostique paraclinique

4.2.2.1 Il est parasitologique dans l’amibiase intestinale

- Examen parasitologique des selles au microscope : examen à l’état frais à pratiquer dès l’exonération, examen de 3 échantillons de selles successifs prélevés entre 4 et 5 jours. Au laboratoire, le prélèvement est traité en 3 temps : examen à l’état frais entre lame et lamelle pour recherche des formes mobiles hématophages d’ E. histolytica histolytica, examen après coloration (lugol, méthionate Iode formol [MIF]) qui permet une meilleure étude morphologique des trophozoïtes et des kystes, techniques de concentration qui permettent de concentrer les kystes, mais détruisent les formes végétatives [1]. L'examen parasitologique des selles permet le diagnostic de certitude d'E. histolityca lorsqu'il met en évidence des trophozoïtes hématophages.

- Lorsque l'examen parasitologique des selles met en évidence des kystes ou des trophozoïtes non hématophages, il est impossible de distinguer E. dispar et E. histolytica ce qui nécessite la mise en oeuvre de techniques complémentaires qui mettent en évidence des coproantigènes spécifiques d’ E. histolytica par ELISA au niveau des selles permettant de différencier E. histolytica et E. dispar (kystes, trophozoïtes non hématophage) [1].

- La PCR est très sensible et très spécifique.

4.2.2.2 Il est sérologique dans l’amibiase tissulaire

- Plusieurs techniques sérologiques sont utilisées : immunofluorescence (IFI), ELISA, hémagglutination indirecte (HAI), test d’agglutination sur lame des particules de latex, électrosynérèse. Il faut demander deux techniques sérologiques complémentaires : l’une utilisant les antigènes solubles : ELISA, HAI, test au latex ; l’autre utilisant les antigènes figurés : IFI (plus adaptée au suivi thérapeutique) [1].

Les réactions immunologiques se positivent dans les amibiases viscérales, l’amibiase colique maligne et l’amoebome.

Il faut souligner l’intérêt du test d’agglutination des particules de latex dans le diagnostic d’urgence de l’amibiase hépatique.

La recherche d’antigènes circulants Gal/GalNac sur sérum, positive dans l’amibiase hépatique avant que les anticorps sériques soient décelables, devrait permettre un diagnostic précoce.

4.2.2.3 Stratégies diagnostiques actuelles dans l’amibiase

- en cas de découverte de kystes chez un sujet asymptomatique, rechercher des coproantigènes d’E. histolytica,

- en cas de suspicion d’amoebose intestinale aiguë : si formes mobiles hématophages d’E. histolytica, le diagnostic d’amibiase intestinale aiguë est porté ; si kystes ou trophozoïtes non hématophages, rechercher les coproantigènes d’E. histolytica : si recherche positive, amibiase intestinale aiguë, si recherche négative : rechercher une autre cause de colite,

- amibiase tissulaire : demander les réactions sérologiques, si positives : diagnostic d’amibiase tissulaire, si négatives : sérologie à renouveler 7 jours plus tard, le malade étant traité [1].

4.3 TRAITEMENT DE L’AMOEBOSE

4.3.1 Traitement curatif

4.3.1.1 But :

- soulager le malade

- traiter l’infection

- Eviter les complications

4.3.1.2 Moyens :

Ils sont médicaux et chirurgicaux

4.3.1.2.1 Médicaments amoebicides

 Amoebicides tissulaires et de contact. Ce sont les 5-nitro-imidazolés :

- métronidazole

- tinidazole

- ornidazole

- secnidazole

Le chef de file des 5-nitro-imidazolés est le métronidazole. Après administration per os, au moins 80% du métronidazole est absorbé au niveau de l’intestin grêle dans la première heure. La demi-vie plasmatique est de 8 à 10 heures. Sa diffusion dans les tissus et liquides de l’organisme est importante. Au cours de l’amibiase-maladie, toutes les atteintes viscérales sont redevables d’un traitement par métronidazole. La posologie est de 40 mg/kg/j en 3 administrations quotidiennes, de préférence par voie orale. La voie intraveineuse est réservée aux formes graves. La durée du traitement est de 5 à 10 jours. L’efficacité du traitement s’observe cliniquement dès les 3 premiers jours. Il est fortement déconseillé de prendre de l’alcool, du fait d’un effet antabuse. Les contre-indications absolues sont l’hypersensibilité aux imidazolés, l’ataxie ou la neuropathie périphérique [1].

 Amoebicides uniquement tissulaires.

La 2-dehydrométine : n’est pas utilisée en première intention.

 Amoebicides uniquement de contact

- hydroxyquinolines : tiliquinol + tilbroquinol

- dichloroacétamides

4.3.1.2.2 Moyens chirugicaux

Une laparotomie exploratrice ou un drainage chirurgical pourra être requise si l’indication s’impose.

4.3.1.3 indications

 Porteurs de kystes ou de trophozoïtes non hématophages d’E. histolytica amoebicides de contact : 4 gélules par jour en 2 prises pendant 10 jours, d'une part pour éviter le passage à une forme invasive chez le porteur, d'autre part pour prévenir la contamination de l'entourage par transmission féco-orale.

 Amibiase colique

- aiguë : 5-nitro-imidazolés per os (metronidazole : 1,5g en 3 prises par jour pendant 10 jours ou secnidazole 1,5 g/j en une prise pendant 5 jours),

- maligne : 5-nitro-imidazolés injectables (metronidazole ou ornidazole), antibiothérapie, réanimation, surveillance médico-chirurgicale,

- amoebome : 5-nitro-imidazolés (metronidazole, 1,5 à 2 g/j pendant 10 à 20 jours) avec surveillance clinique et endoscopique. En cas de forme compliquée d'occlusion, d'hémorragie grave ou de péritonite par perforation, l'intervention chirurgicale s'impose. La chirurgie est également indiquée en cas de non-rétrocession de la tumeur après un mois de traitement par les anti-amibiens du fait du risque d'une lésion maligne [1].

 Amibiase hépatique

• Amibiase hépatique non collectée : guérison sous traitement médical seul par 5-nitro-imidazolés pendant 5 à 10 jours,

• Amibiase hépatique collectée : 5-nitro-imidazolés et :

- si risque de rupture et/ ou de migration : associer ponction(s) guidée(s)

- si persistance de la symptomatologie à la 72ème heure : reconsidérer le diagnostic entre abcès amibien et abcès à pyogènes du foie. Si doute, ponction guidée : recueil du pus et examen bactériologique et parasitologique

- si volumineux abcès résiduel : faire une ou des ponction(s) guidée(s)

- si abcès chronique : faire un drainage chirurgical

• Amibiase hépatique collectée compliquée : 5-nitro-imidazolés et drainage chirurgical.

 Amibiase pleuro-pulmonaire : 5-nitro-imidazolés. Il faut associer au traitement anti-amibien, le traitement des pleurésies purulentes et du pyothorax : ponctions-lavages, drainage chirurgical, et si nécessaire une intervention chirurgicale (pachypleurite, fistule, abcès chronique), après scanner thoracique.

Tableau 2 : les amoebicides et leurs indications [1].

Amoebicides Posologie et durée du traitement Indications

Amoebicides tissulaires

Métronidazole (FLAGYL®) 1,5 g/j (adulte) ou 40 mg/kg (enfant) x 10 jours

Tinidazole (FASIGYNE®) 1,5 g/j (adulte) X 5 jours Amibiase-maladie intestinale : présence dans les selles d’E. histolytica,

- viscérale.

Ornidazole (TIBERAL®) 1 g à 1,5 g/j chez l'adulte,

ou 30 mg/kg (enfant) x 5 jours

Secnidazole (SECNOL®) 2 g en une prise

2 déhydroémétine 1 mg/kg et par jour x 10 jours

Amoebicides de contact

Tiliquinol-tilbroquinol

(INTETRIX®) 1,2-1,8 g/j (2 gélules matin et soir) x 10 jours (adulte) Amibiase-infection : présence dans les selles de kystes ou de trophozoïtes non hématophages d’E. histolytica, et en complément d’une cure d’amoebicides tissulaires.

4.3.2 PREVENTION

La mise en œuvre d'une prévention, comme pour toutes les maladies dont la transmission est d'origine fécale, est très différente de celle des autres endémies tropicales. Par exemple, le paludisme relève de programmes sanitaires : tests de dépistage, vaccinations, destruction des vecteurs, etc. Pour l'amibiase, elle dépend essentiellement de travaux d'urbanisme et d'assainissement [2,11].

Il n'existe pas de prophylaxie spécifique, ni chimique, ni vaccinale [1,11]. La prévention de l'amibiase ne peut être efficace qu'en rompant la transmission de la maladie : - en traitant les malades et les porteurs de kystes, - en appliquant les règles d'hygiène générale et alimentaire - en pratiquant l’éducation sanitaire dans les populations à risque [11, 12, 13].

4.3.2.1 Traiter les malades et les porteurs de kystes

IL est plus important, et théoriquement plus facile, de prendre des mesures visant à

empêcher ou à limiter la contamination des aliments que de détruire, en totalité ou en

partie, les germes contaminants. On recherchera donc activement les porteurs qui éliminent des kystes et qui sont appelés a manipuler des aliments, en famille, aux étals ambulants ou dans des établissements de restauration; ils seront traités vu qu'ils sont les vecteurs les plus importants de l'amibiase [1,2]. Il convient d'élaborer et d'appliquer des mécanismes qui incitent les personnes en contact avec la nourriture à avoir le souci constant de l'hygiène dans leur façon de procéder.

4.3.2.2 les règles d’hygiène générale et alimentaires

Les mesures préventives les plus efficaces contre l'amibiase sont l'évacuation des excréta

humains dans de bonnes conditions de salubrité et l'hygiène élémentaire qui consiste à se

laver les mains après être allé à la selle et avant de manger [2]. II importe aussi de protéger les sources d'eau contre la contamination par les matières fécales puisque les kystes

d'E. histolytica survivent dans l'eau de quelques jours a quelques semaines. Dans les

régions d'endémie, le chauffage ou la filtration de l'eau sont plus efficaces que les

traitements chimiques. Parmi les mesures environnementales, on inclura également la

protection des aliments solides et liquides contre les mouches et les blattes ainsi que la lutte contre ces insectes [2].

4.3.2.3 Education sanitaire

La pratique de l'hygiène élémentaire doit être répandue et sans cesse renforcée dans les

écoles, chez le personnel de santé à tous les échelons, dans les foyers, chez les commerçants de denrées alimentaires et chez le grand public au moyen de campagnes périodiques faisant appel aux medias [2]. il faut également constamment rappeler aux agents de santé l'existence du problème, leur dispenser une formation technique spécifique en matière de diagnostic et de thérapeutique et leur demander de participer activement aux mesures préventives. On mettra à profit les mécanismes d'éducation déjà mis au point pour le programme national de lutte contre les maladies diarrhéiques et on apportera un complément d'information (sur la salubrité des aliments par exemple) à la population adulte.

5 MATERIELS ET METHODES

5.1 Lieu d’étude :

Les patients seront recrutés à l’hôpital de district de Byém-assi et au Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé

5.2 Type d’étude :

Il s’agit d’une étude transversale descriptive

5.3 Période d’étude :

Notre étude se déroulera sur une durée de 2 mois allant de juin 2011 à Juillet 2011

5.4 Population d’étude

5.4.1 Population cible

Il s’agit de toutes personnes âgées de plus de 6 mois et de tout sexe confondu respectant les critères d’inclusion ci-après.

5.4.2 Critères d’inclusion

» Accepter librement de participer à l’étude » Résider à yaoundé

5.4.3 Critères d’exclusion

» données manquantes » Pertes de vues » Retrait d’autorisation du participant pendant l’étude

5.5 Echantillonnage

La taille de l’échantillon sera calculée par la formule de Lorentz

n= t² x p(1-p)

n = taille d'échantillon requise

t = niveau de confiance à 95% (valeur type de 1,96)

p = prévalence de l’amibiase intestinale infestation dans la région de Niété (2001) au Sud cameroun = 28.6%

m = marge d'erreur à 5% (valeur type de 0,05)

N = 0.286(1 – 0.286)(1.96/0.05)2

= 314 cas

5.6 Procédure

Durant la période de recrutement nous nous assurerons d’avoir obtenu le consentement de l’hôpital au préalable. Dans un premier temps, nous consulterons les registres de l’hôpital afin de déterminer la prévalence de l’amibiase durant les 2 dernières années (2009-2010). Dans un second temps nous ferons notre étude prospective ; chaque jour tout patient chez qui il a été prescrit un examen de selle sera sensibilisé. Pour ceux qui accepteront d’être recruté nous allons demander à chaque patient d’émettre la selle dans une toilette de l’hôpital. Et pour ceux qui sont déjà venus avec les selles, nous leur demanderons d’en émettre une seconde fois mais à l’hôpital. Nous donnerons à chaque volontaire participant, un pot à selles préalablement étiqueté pour le prélèvement des selles. L’analyse sera faite soit au laboratoire de l’hôpital de district de Byém-assi, soit dans celui de l’hôpital central de Yaoundé, soit à l’I.M.P.M. L’analyse sera faite dans un premier temps par un examen direct au microscope optique. Ensuite toutes les selles seront conservées dans le formol ; puis dans un second temps nous réexaminerons toutes ces selles par la méthode de Richie. Les résultats seront ensuite traités et analysés.

5.7 Analyses des données

Les données seront analysées par ordinateur grâce à des logiciels adéquats et sous proposition d’un statisticien. Les résultats seront représentés sous formes de figure, de tableaux graphiques et d’histogramme.

5.8 Matériels utilisés

5.8.1 Matériel de prélèvement

- Pot à selles - spatules - Gants de soins - Formol

5.8.2 Matériel utilisé pour l’analyse parasitologique

- Colorant : lugol - Microscope optique - lame - papier hygiénique

5.8.3 Matériel biologique

- selles

5.9 Ressources humaines

- l’investigateur - les superviseurs - les volontaires - Le personnel de laboratoire et médicale qualifié - Les statisticiens

6 RESULTATS

Les résultats de notre étude seront présentés sous forme de tableaux et de graphiques.

7 DISCUSSION

La discussion sera fonction des résultats obtenus

8 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

La conclusion de notre travail sera issue des résultats et de la discussion. Et ensuite nous ferons donc des recommandations.

9 CONSIDERATIONS ETHIQUES

- Le protocole de cette étude sera soumis au comité institutionnel d’éthique de l’IMPM.

- La collecte des selles ne présente aucun risque pour les participants ; de plus l’analyse sur lame sera faite sous la supervision d’un personnel qualifié.

- La réalisation de cette étude sera bénéfique aussi bien pour la science que pour les populations victimes d’amoebose intestinal.

- Un consentement éclairé sera obtenu d’une part des directeurs des formations sanitaires suscitées d’autre part des participants ou de leur parent.

- Notre étude se fera non seulement dans le strict respect du secret médical mais aussi dans un but humanitaire et non lucratif

- Tous les volontaires prenant part à l’étude recevront au préalable des explications sur les objectifs et intérêts de l’étude ainsi qu’un councelling sur la prévention de l’amoebose intestinale.

10 CHRONOGRAMME DES ACTIVITES

période

Activité 2011

Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Rédaction et dépôt du protocole

Recrutement des patients

Synthèse et analyse des données

Rédaction de la thèse

Dépôt de la thèse et soutenance

11 BUDGET

- Documentation ………………………………………………………………………………………40.000FCFA

- Réalisation du protocole…………………………………………………………………..........30.000FCFA - Traitement de texte - Impression - Photocopie - Reliure

- Fiche technique……………………………………………………………………………………….10.000 FCFA - traitement de texte - impression - photocopie

- Communication et transport……………………………………………………………………100.000FCFA - Appel téléphonique - Transport inter urbain

- Matériel pour analyse au laboratoire………………………………………………………200.000FCFA

- Matériel didactique - Papier format A4 : 3500 3216446 x 2……………………………………………………..7000FCFA - Chemises cartonnée 100x10……………………………………………………………………1000FCFA

- Frais de statistique………………………………………………………………………………………50000FCA

- Rapport final……………………………………………………………………………………………100000FCFA

- Soutenance………………………………………………………………………………………………50000FCFA

- Imprévus………………………………………………………………………………………………….50000FCFA

TOTAL …………………………………………………………………………………………………………….638000FCFA

12 REFERNCES BIBLIOGRAPHIQUES

1- Aubry P. Amoebose(Amibiase) Actualité 2010. Médecine tropicale. 2010sept 29.

2- Bulletin de l'Organisation mondiale de la Sante, l’amibiase et la lutte antiamibienne 63 (5): 821-831 (1985).

3- Malintrop Afrique. Manuel de maladie infectieuse pour l’Afrique. Ed John Libbey Eurotext 2000.

4- Aubry P. Amibiase. Editions techniques. Encycl. Med. Chir. (Paris-France), Thérapeutique. 25-062-A-10, 1994, 10 p.

5- Judith V. Mbuh, Helen N. Ntonifor, James T. Ojong. The incidence, intensity and host morbidity of human parasitic protozoan infections in gastrointestinal disorder out patients in Buea Sub Division, Cameroon. J Infect Dev Ctries 2010; 4(1):038-043.

6- Gentilini M. Médecinetropicale. Paris : Flammarion, 1993:1-928.

7- Golvan Y J. Eléments de parasitologie médicale. Paris : Flammarion, 1974 : 1-616.

8- http://sites-test.uclouvain.be/stageshygtrop//gentilini/2500%20Amibes/EPIDEM/IN

DEX.HTM

9- http://www.dpd.cdc.gov/dpdx/HTML/Amebiasis.htm

10- http://fr.wikipedia.org/wiki/Amoebose

11- http://www.asnom.org/2001 -2010

12- Mathis C., Mercier L. : L'amibe de la dysenterie, Entamoeba dysentariae, Councilman et Lafleur. Bull. Inst. Pasteur. 1891, 14, 641-663.

13- Blanc F., Siguier F. : L'amibiase. Etude clinique et thérapeutique. 1 vol. 634p. L'expansion sc. franç. Edit. 1950, Paris.

14- Encyclopédie medico-chirurgicale 8.000.D.10, éditions scientifique et médicale elsevier SAS. 2000

15- S. Diouf, A. Diallo, B. Camara et al. Parasitose intestinale de l’enfant en zone rurale Sénégalaise. Médecine d'Afrique Noire : 2000, 47 (5)

16-

17-

13. ANNEXES

13 . 1 FICHE D’INFORMATION DU PARTICIPANT

Je me nomme KOLONTCHANG GATCHOU ALBERIC LIONEL, doctorant en médecine de l’Université des Montagnes, je mène une étude sur la prévalence de l’amibiase intestinale en milieu hospitalier et j’aimerais que vous puissiez participer à l’étude. Si vous acceptez vous aurez droit à de multiples avantages et presque pas d’inconvénient si non un peu de votre temps que vous nous accorderez pour repondre au questionnaire. Les détails vous sont précisés ci-dessous :

1- Titre du projet de recherche: «PREVALENCE DE L’AMIBIASE INTESTINAL DANS DEUX CENTRES HOSPITALIERS DE YAOUNDE »

DIRECTEUR: Pr MOYOU SOMO ROGER

Parasitologue, IMPM et UDM de Bagangté

2- Investigateur principal: KOLONTCHANG GATCHOU ALBERIC LIONEL

3- Numéro d’autorisation du comité nationale d’éthique et ou du comité d’éthique de l’IMPM :…………………………………….

4- Introduction: L’amibiase intestinale est une affection parasitaire plus fréquente dans les régions tropicales et subtropicales que dans les régions froides et tempérées. C’est une maladie du péril fécale c'est-à-dire transmise par les mains sales souillées de selles contaminées. Des études faites en milieu rural au cameroun (à Nyété) ont montré une prévalence élevée de l’amibiase intestinale. Mais des interrogations restent encore sans réponse pour ce qui est de l’incidence de cette affection en zone urbaine. D’où l’intérêt de notre étude.

5- But de l’étude : Déterminer la prevalence de l’amibiase intestinale en milieu hospitalier à Yaoundé.

6- Procédure: Pour tout patient qui acceptera d’être recruté nous lui demanderons d’émettre la selle dans une toilette de l’hôpital. Pour ce faire nous donnerons à chaque volontaire participant, un pot à selles préalablement étiqueté pour le prélèvement des selles. Nous ferons un examen direct des selles au microscope optique ; ensuite toutes les selles seront conservées dans des pots à selles étiquetés et contenant du formol ; et enfin nous examinerons une seconde fois toutes les selles par la méthode de Richie. Les participants devront répondre à la série de question indiquée par la fiche technique dans laquelle toutes les données collectées seront consignées. Les analyses seront faites au laboratoire de l’IMPM, du CHU de yaoundé et de l’hopital de district de byem assi.

7- Risque et inconfort éventuels: Cette étude ne présente aucun risque excepté le peu de temps que devra sacrifier le participant pour répondre aux questions de l’investigateur.

8- Bénéfices

 Sensibilisation des patients sur les moyens de prévention de l’amibiase intestinale.

 Examen de selles gratuit

 Mise en exergue de la relation amoebose intestinale et mauvaises conditions sanitaires.

 Sensibilisation des autorités administratives en vue de l’amélioration de l’assainissement des contrées.

9- Confidentialité

Les fiches de collecte des données seront codifiées pour garder l’anonymat du participant.

10- Caractère volontaire de la participation: Nous déclarons que la participation à cette étude est volontaire et que le refus de participer n’entrainera aucune conséquence ou perte d’avantages auxquelles le participant a droit. De plus, le participant peut suspendre à tout moment sa participation à l’étude sans que cela ne puisse lui causer un préjudice.

11- Personnes à contacter en cas de besoin:

 L’investigateur principal: Mr. KOLONTCHANG GATCHOU ALBERIC LIONEL (EM7) Tel: 94 99 66 23

 Le directeur de thèse: Pr. MOYOU SOMO ROGER

 Le comité d’éthique de l’IMPM

13.2 Formulaire de consentement éclairé :

Je soussigné,……………………………………………………………………………………………………………, déclare avoir lu et compris le contenu du présent formulaire. Par conséquent, j’accepte de participer volontairement à l’étude et me réserve le droit d’y renoncer à quelque moment que ce soit en cas de désagrément ou de préjudice observé.

Fait à ……………….. , le………. /………../2011

Signature de l’investigateur Signature du participant ou d de son représentant légal

13-3 FICHE TECHNIQUE

o N° :……………………

o Date………………….

o Nom et prénom……………………………………………………………………………………………………..

IDENTIFICATION DE LA PATIENTE

1. Age du patient :

• 6 mois à 2 ans = 1 26 à 30 ans = 6

• 3 à 10 ans = 2 31 à 35 ans = 7

• 11 à 15ans = 3 36 à 40 ans = 8

• 16 à 20 ans = 4 40 à 50 ans = 9

• 21 à 25 ans = 5 > à 50 ans = 10

2. Sexe :

• Masculin = 1 Féminin = 2

3. Région :

• Adamaoua = 1 Nord = 6

• Centre = 2 Nord-est = 7

• Est = 3 Ouest = 8

• Extrême-nord = 4 Sud = 9-

• Littoral = 5 Sud-ouest = 10

• Autres pays……………………………. = 11

4. Habitat et densité familiale :

• WC = 1 toilette interne = 2 les deux = 3

• Bonne fontaine : oui = 1 non = 2

• Puits : oui = 1 non = 2

• Nombre de personne dans la maison ……………………………….

5. Niveau socio économique :

• Profession

• Ménagère = 1 Elève = 6

• Commerçant = 2 Etudiant = 7

• Cultivateur = 3 Infirmier = 8

• Professeur de lycées/collèges = 4 Chauffeur = 9

• Enseignant du primaire= 5 Autre = 10…………………………..

• Niveau d’instruction :

• Illettré = 1 Secondaire = 3

• Primaire = 2 Universitaire = 4

• Lieu de résidence(Quartier) :

…………………………………………………………………………………. …….

• Automédication : avez-vous pris du métronidazole ou un médicament contre l’amibiase durant ces 5 derniers jours ?

• Oui = 1 - Non = 2

SIGNES CLINIQUES

1. Signes fonctionnels : avez-vous ressenti un ou plusieurs de ces symptômes durant ces 5 derniers jours ?

• Douleur abdominale = 1 selle glaireuse et sanguinolante = 5

• Selles sanguinolantes = 2 constipation = 6

• Diarrhées = 3 dyspnée = 7

• Vomissements = 4 Autres = 8 ……………………..

BIOLOGIE

Examen des selles, présence de formes :

• Forme Kystique - Entamoeba histolytica

• Forme végétatives - Entamoeba coli - Autres………………

QUESTIONNAIRE

1- Relatif à la connaissance de l’amibiase

- Avez-vous déjà entendu parler de l’amibiase ?

Oui non

- Vous avez déjà eu des cas d’amibiase dans la famille ?

Oui non

2- Relatif à la cause de l’amibiase : selon vous comment contracte t-on l’amibiase ?

- eau de boisson mal contrôlée - contact avec matière fécale

- Légumes sales - Inconnu (je ne sais pas vraiment la cause de l’amibiase)

- Mauvaise hygiène (non lavage des mains après les selles et avant les repas, insalubrité des latrines)

3- Relatif à la prévention : comment prévient-on l’amibiase ?

- Eau potable

- Toilette des mains après les selles

- Latrine à distances des maisons

- Inconnu (je ne sais pas comment on prévient l’amibiase et j’aimerais savoir)

4- Relatif à la provenance des eaux de boissons : quelle eau buvez-vous ?

- Cam water - Forage

- Eau minérale - Eau de pluie

- Eau de Puits - Eau filtrée

- Eau de Source

5- Relatif à la conservation de l’eau de boisson : comment conservez-vous votre eau ?

- Fûts - Bouteilles et bidons fermés

- Seaux sans couvercle - Calebasses

- Seaux fermés

6- Relatif au lieu de défécation : où est ce que vous déféquez ?

- Cabinet moderne - Alentours de la maison

- Fosse traditionnel - Brousse

- Rivières

7- Relatif à la distance entre latrine et les maisons : quelle est la distance entre votre fosse traditionnelle et la maison ?

- < 5 m - 20 – 30 m

- 5 – 10 m - 30 – 40 m

- 10 – 20 m - je n’ai pas de fosse traditionnelle

8- Relatif au lieu de traitement : où avez-vous l’habitude de vous traiter en cas de maladie ?

- Hôpital

- Maison

- Guérisseur

9- Relatif à l’habitat : disposez-vous de ces structures dans votre maison ?

- Maison avec toilette externe - Maison avec cuisine externe

- Maison avec toilette interne - Maison avec cuisine interne

- Canalisation d’eaux usées

13. ANNEXES

13.1 participant’s information

My name is KOLONTCHANG GATCHOU ALBERIC LIONEL, doctorate student in medicine, in University of montagnes, I am carrying out studies on the prevalence of intestinal amebiasis in hospital and I wish that you participate in the studies. If you accept you will benefit some advantage and almost no inconveniences, just a little of your time will be taken to answer questionnaire. The details are given below:

1- Research topic:“ PREVALENCE OF INTESTINAL AMEBIASIS IN TWO CENTER HOSPITALS IN YAOUNDÉ”

SUPERVISOR: Pr MOYOU SOMO ROGER

Parasitologue, IMPM and UDM of Bangangte

2- Principal investigator: KOLONTCHANG GATCHOU ALBERIC LIONEL

3- Authorization of the national comity of ethic

4- Introduction: Intestinal amebiasis is a parasitic infection more frequent in tropical and sub tropical region than temperate and cold region. It is a disease which is transmitted by dirty hands soil with contaminated stool. Studies carried out in rural areas in Cameroon (in Nyete) have shown a high prevalence of intestinal amebiasis. But the question remains unanswered as to what concern this disease in urban region. Thus the interest of ours studies.

5- The purpose of the studies: To determine prevalence of intestinal amebiasis in hospital in Yaoundé

6- Procedure: For every patient who accepts to participate, we would ask them to provide stool in the hospital toilette. Thus, we will give to each voluntary participant a label stool pot to provide the stool. We will make a direct examination of the stool in an optical microscope; then all the stool will be conserved in label stool pot in formol. Finally we will exam a second time all the stool by the Richie method. The participant will have to respond to series of question indicated by technical form in which all the collected data will be stored. Analysis will be made in IMPM laboratory, CHU laboratory and the Byem assi district hospital laboratory.

7- Eventual risk and disconfort: This study presents no risk except the little time that the participant will sacrifices to respond to these questions.

8- Benefits

 Sensitization of patient on the methods of preventing intestinal amebiasis

 Free stool test

 To show the correlation between intestinal amebiasis and bad hygienic conditions

 Sensitization of administrative authority in view of cleaning up the region.

9- Confidentiality

The card of data collected will be coded to keep anonymity of participant.

10- Voluntary character of the participation: We declare that participation to this study is voluntary and that refusal to participate will involve no consequences. Also, the participant can suspends at all time his participation to the study without no prejudice.

11- Persons to contact in case of any need:

 Principal investigator: Mr. KOLONTCHANG GATCHOU ALBERIC LIONEL

Tel: 94 99 66 23

 Supervisor: Pr MOYOU

-

13.2 The well-informed consent form :

I the undersigned ………………………………………………………………………………………declare have written and understood the contents of this form. Consequently, I accept to participate freely and have the right to renounce at all moment if I found some any inconvenience.

Yaoundé, the ………. /………../2011

Sign-off of the investigator Sign-off of participant or d of his legal representative

13-3 Technical form

o N° :……………………

o Date……