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Rapport De Stage Décathlon

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Catégorie: Divers

Soumis par: Russell 18 octobre 2011

Mots: 4568 | Pages: 19

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érience était une opportunité que je ne pouvais décliner, de plus que c’est une expérience qui pourrait me servir par la suite, à Décathlon ou ailleurs, car la grande distribution reste un milieu particulier.

J’ai effectué ce stage au Décathlon du CNIT La Défense, dans l’univers Roller/ Sports collectifs pendant deux mois.

I-Présentation de l’entreprise et de son environnement

Fondé en 1976, le groupe Décathlon a réussi au fil des années à se positionner comme le leader de la distribution d’article de sport en France. Il est désormais présent dans 23 pays, pour un parc de plus de 330 magasins (dont plus de 100 à l’étranger) et un chiffre d’affaire de 3,4 milliards d’euros en 2004.

Une des particularités qui font le succès de Décathlon, réside dans la création de onze marques « passion », correspondant à 11 univers sportifs différents auxquelles s’ajoutent deux marques périphériques qui représentent l’alimentation et l’instrumentalisation des sportifs.

En gardant toujours la même ligne de conduite, à savoir « rendre accessible au plus grand nombre le plaisir du sport », Décathlon reste un modèle de réussite. Un des autres aspects de la réussite de Décathlon, repose sur ses innovations et ses efforts perpétuels en ce qui concerne la recherche et le développement de ses produits. Mais au-delà de cette image de poids-lourd de la grande distribution, le groupe Décathlon a toujours souhaité accentuer sa proximité avec les clients, son image familiale et accessible à tous.

1- Statut

Décathlon est une Société Anonyme à Conseil de Surveillance présidé par Michel Leclercq, le président-fondateur et Directoire présidé par Yves Claude, le directeur général. En ce qui concerne le magasin Décathlon CNIT La Défense, il s’agit d’un Etablissement dépendant de la Société Anonyme Décathlon.

2- Effectif

Le groupe Décathlon, possède des effectifs qui ne cessent d’augmenter depuis la création de l’enseigne. En effet, au départ de l’aventure 20 personnes étaient employées par le groupe, contre 1000 en 1990 et plus de 29000 aujourd’hui. Il est également à noter que la moyenne d’âge des employés de Décathlon est de 27 ans.

En ce qui concerne le magasin Décathlon CNIT La Défense, l’effectif est d’environ une centaines personnes en tout et une trentaine en magasin, sachant que ce chiffre est variable, en fonction des jours , des horaires, des périodes. Tout cela pour une surface d’environ 6000 m carré

3- Ses produits

Les produits que l’on peut trouver dans les magasins Décathlon, sont avant tout destinés aux sportifs. Initialement, le groupe n’était que distributeur de ces produits, mais avec le temps et surtout au fur et à mesure de sa croissance, Décathlon est devenue producteur en 1986. Au jour d’aujourd’hui, cette production représente 52% des produits disponibles en magasins. La principale raison qui fait le succès de ces produits fabriqués par Décathlon (les MDD), est que cela fait la particularité du groupe, même si l’on ne peut se passer des grandes marques, qui détiennent d’ailleurs 48% des produits distribués en magasins.

Dans le but de se rapprocher de ses clients et de par conséquent mieux répondre à leurs attentes, a lancé depuis 1997, ses marques passions, propres à chaque sport ou univers sportif. De ce fait, Décathlon possède 11 marques passion :

- Kipsta pour les sports-collectifs,

- B-twin pour l’univers des cycles,

- Tribord pour les sports d’eau,

- Quechua pour les sports de montagne,

- Geologic pour l’univers nature,

- Domyos pour le sports de forme-fitness,

- Fouganza pour l’équitation

- Kalenji pour le running-course à pieds

- Artengo, pour les sports de raquette

- Inesis pour le golf.

-Oxelo pour le roller, skate, trottinette

A ces marques, nous pouvons également ajouter Aptonia et Geonaute qui représentent respectivement l’alimentation et l’instrumentalisation des sportifs. Il faut notamment savoir que Décathlon, pour chacune de ses marques, possède des équipes et des centres d’étude et de tests, afin de toujours proposer à ses clients, des produits répondant vraiment à leurs attentes.

Toujours dans l’optique de proposer des produits de qualité accessibles, notamment sur le plan financier, à tous, Décathlon propose ses “produits bleus” que Décathlon aime à appeler “ premiers prix techniques”. Mais les produits Décathlon ne s’arrêtent pas aux produits à petits prix. En effet, grâce notamment aux centres d’études et de recherche propre à chaque marque, Décathlon est en mesure de proposer des produits de qualité, pour des sportifs d’un niveau élevé à la recherche de produits évolués.

4- Marché où Décathlon intervient

Sans surprise, nous pouvons dire que Décathlon se place sur le marché de la distribution des articles de sport. Ce qui nous amène à dire que les clients du groupe sont des sportifs, et c’est une bonne chose, puisque l’on assiste depuis une vingtaine d’année, à une massification de la pratique sportive. En effet, 84% des français de 15 ans ,et plus ,déclarent avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive en 2006 (Observatoire du sport/Ipsos) contre 75% en 1985 (enquête du ministère de la Jeunesse et des Sports/Insep).

Plus de 10 millions de Français adhèrent à des clubs sportifs alors que la moitié d'entre eux participe à des compétitions. Nous pouvons expliquer cette tendance par l'accroissement du temps libre, celui du pouvoir d'achat, ainsi que la création d'équipement publics ou privés (gymnases, piscines, courts de tennis, terrains en plein air, golfs, pistes de rollers...) et les investissements privés (golfs). Elle a été aussi favorisée par la technologie, qui a permis d'inventer de nouvelles activités ou de renouveler les anciennes afin de les rendre plus attractives: surf, planche à voile, deltaplane, parapente, Windsurf, jet-ski, roller...

Cette population sportive génère en France en 2009, un chiffre d'affaires estimé à 8,8 milliards d'euros selon Cetelem, et en progression de 4.76%. Tout ceci correspondant à un budget moyen de 368 € par ménage et par an. La France apparaît d’ailleurs comme le plus gros marché européen, devançant l'Allemagne de 1,4 milliards d'euros (Marketing book 2009).

Nous pouvons également ajouter que si la pratique sportive se porte si bien, c’est aussi parce qu’être sportif n’est plus réservé aux hommes et aux jeunes. Les enfants sont de plus en plus demandeurs de sport, ils sont influencés par les médias, les publicités (marques de vêtements et d'équipements) et par les grands champions. Cette pratique sportive chez les jeunes est souvent encouragées par les parents, qui voit en ces activités, une habitude de vie saine, ainsi qu'un moyen efficace pour apprendre certaines notions comme l’esprit d’équipe ou encore la solidarité.

Contrairement à cela, les adultes pratiquent le sport pour rester en forme. Ils voient le sport comme une activité ludique, le moyen de se dépenser et de décompresser ainsi que la perspective de faire des rencontres et de s’intégrer à des groupes qui partagent les mêmes centres d’intérêts.

Les adultes sont aussi plus nombreux à pratiquer un sport. On observe depuis quelques années une volonté de poursuivre, parfois de reprendre à 45 ou 50 ans, une discipline abandonnée. Le sport est avant tout un moyen de garder sa forme physique, de retarder le vieillissement et les inconvénients qui lui sont liées : difficultés de déplacement, douleurs, handicaps...

Enfin, nous pouvons également noter que depuis une quinzaine d'années, les femmes ont largement réduit leur retard sur les hommes en matière de pratique sportive : 55% de celles âgées de 15 à 75 ans font du sport au moins occasionnellement contre 65% des hommes (ministère de la Jeunesse et Sports, 2009).

Cette augmentation du nombre de sportifs, a fait le bonheur de la distribution spécialisée, qui représente aujourd’hui plus de 60 % du marché des articles de sport. Les Grandes Surfaces Spécialisées gagnent progressivement des parts de marché face aux circuits de distribution généralistes, comme les grandes surfaces alimentaires, et aux commerces mono spécialisés (magasins dédiés cycles, pêche, chasse, plongée…). Le développement du commerce spécialisé, ininterrompu depuis dix ans, repose sur des enseignes de plus en plus puissantes. Les 5 enseignes leaders (Décathlon, Intersport, Go Sport, Sport 2000 et Technicien du Sport) regroupent près de 50 % des points de vente et pèsent plus de 60 % du chiffre d'affaires du secteur.

5- Culture d’entreprise

S’il fallait une phrase pour résumer la culture d’entreprise chez Décathlon, ce serait à coup sur : « Rendre accessible au plus grand nombre le plaisir du sport », car l’entreprise a été créée autour de cette idée. Aujourd’hui, un autre axe se distingue, à savoir le service client, qui doit chez chaque vendeur et dans chaque boutique Décathlon être irréprochable.

C’est donc aussi grâce à la qualité de ses services que Décathlon se distingue. Le conseil, la commande personnalisée, la location, la réparation, l’entretien, et la reprise quasi systématique des produits qui ne satisfont pas les clients.

Dans le concept de départ, nous avons évoqué la notion d’accessibilité à tous, qui fait bien évidemment référence au prix des produits. La politique de prix de Décathlon est la suivante : en tant que distributeur, le groupe propose les prix d’une grande surface spécialisée, c’est-à-dire alignés sur ceux de la grande distribution.

En effet, les prix des produits distribués par Décathlon sont en général inférieurs à ceux pratiqués par les détaillants d’articles de sport. Mais c’est en tant que producteur et distributeur de ses propres marques que Décathlon se distingue et s’attache à promouvoir le rapport qualité/prix. La gamme de prix est large et correspond à une gamme de produits, tout aussi large. Décathlon, à travers sa politique de prix, cherche à satisfaire les attentes de tous ses clients, du sportif amateur jusqu’au compétiteur confirmé.

6- Organigramme du magasin

Directeur Magasin

Directeur adjoint

Responsable exploitation

Responsables Univers

Vigiles

Vendeurs

Hôtes et hôtesses d’accueil et de caisses

7- Décathlon face à la concurrence

Décathlon figure aujourd’hui parmi les 10 plus gros distributeurs mondiaux d’articles de sport, et reste le leader incontesté sur le marché français (plus du double du CA que ses deux concurrents directs réunis GO Sport et Intersport). Décathlon est positionné sur le même Domaine d’Activité Stratégique que des entreprises comme GO Sport, Intersport, Sport 2000 et les indépendants généralistes c’est-à-dire proposant une offre multisports. L’entreprise évolue dans un secteur turbulent et doit relever des défis nombreux (exigences croissantes des clients, concurrence variée, pression croissante des phénomènes de mode, etc...)

Aujourd’hui, Le groupe Décathlon, présent dans 23 pays a beaucoup souffert face à la concurrence sur le territoire américain, notamment autour de Boston, avec la création de très nombreuses grandes surfaces spécialisées sur un sport, comme par exemple la pêche ou la chasse. Cela eu pour effet de freiner sa stratégie de développement.

Chaque marque Passion, due à sa spécialisation dans un sport, a un concurrent direct. Par exemple pour Oxelo, marque Passion de l’univers Roller a pour concurrents directs Rollerblade, Street Surfing. Pour Kipsta, marque passion de l’univers Sports collectifs a pour concurrents direct Nike, Addidas et autres grandes marques internationales.

II- Détail de mes missions

1) Ma mission principale : La gestion du linéaire et la vente

Cette mission m’a été confiée par mon responsable. Elle consistait à garder le rayon propre et rangé ; en assurant un bon facing et une bonne gestion des stocks. Je devais également assurer une présence continue sur le rayon, afin de pouvoir répondre aux questions et autres besoins des clients.

2) Description de la mission

Contrairement à ce que je pouvais penser avant de débuter mon stage, le métier de vendeur sportif chez Décathlon, repose en grande partie sur la gestion du linéaire. En effet, leur objectif est que 80% des ventes se fassent sans que le client ne fasse appel au vendeur.

Le linéaire doit donc se vendre lui-même. C’est pour cela que le rôle du vendeur est primordial. En effet, du fait de sa non implication directe dans la vente finale, le vendeur bénéficie de temps pour lui permettre de mieux gérer les produits et les stocks, et mieux fidéliser leurs clients. Mais ce système nécessite une présentation du linéaire et une gestion des stocks très fines.

a) Les commandes et la réception de marchandises

Par manque de place, le magasin, ne peut se permettre d’avoir autant de produits que le magasin de Bron-St Exupéry, qui est parmi les plus grands de France (8500m²).

En contrepartie le magasin offre la possibilité aux clients de commander tous les produits présents dans le catalogue (dans la limite des stocks disponibles), et ce ,sans que le client ne verse d’acompte. Ainsi, même si tous les clients n’étaient pas disposés à attendre et/ou à repasser au magasin, j’ai tous de même passé un grand nombre de commandes, à tel point que cela en devenait une activité quotidienne. Il existe plusieurs moyens pour faire parvenir le produits jusqu’au magasin :

- La commande du produit directement à la centrale d’achat du magasin, qui est utilisée lorsqu’un client désire un produit sur lequel le magasin n’est pas en gamme (c'est-à-dire pas en stock dans le magasin), mais qui est disponible en entrepôt.

- L’inter-magasin. Il s’agit de faire venir un produit que l’on n’a pas en stock, ni dans notre magasin, ni en centrale d’achat, mais qu’un autre magasin Décathlon possède.

Pour ces deux systèmes, le vendeur appel les clients dès réception de leurs produits en magasin.

Nous pourrions également ajouter à cette liste, la commande directe, qui consiste à commander directement au fournisseur des produits, sans passer par le processus de livraison de Décathlon. Cette technique est plus compliquée et ne peut s’effectuer pour toutes les quantités pour des raisons de coût, de transports notamment. En revanche, en cas de commande importante (pour un club sportif par exemple) de produits non disponibles en centrale ou dans un autre magasin, la commande directe est privilégiée.

Plus généralement, la réception de marchandises qui s’effectue tous les jours d’ouverture du magasin, est une étape essentielle dans la journée d’un vendeur. En effet, cela permet de réapprovisionner le rayon, car à Décathlon, il n’y a quasiment pas de produits stockés en réserve et la gestion des stocks se fait donc à flux tendus. La réception permet de réapprovisionner les linéaires en rupture de stock sur certains produits, de recenser les produits reçus issues d’une commande client ou d’un inter-magasin, et d’en informer aussitôt les clients.

Mais ces réceptions dictent également l’organisation de la journée du vendeur. En effet, si la réception du matin est importante, le vendeur doit axer tous ses efforts à mettre en rayon ces produits au plus vite, quitte à délaisser quelques fois le terrain de vente.

Lorsque ces réceptions comportent de nouvelles références, il faut alors réfléchir à leur implantation dans le rayon. Implanter un nouveau produit peut obliger à remodeler une partie du rayon.

b- L’étiquetage, le balisage et l’affichage

Afin de mieux informer le client, mais aussi pour éviter d’éventuels litiges, une partie de mon travail a été de suivre régulièrement, la qualité de l’étiquetage et du balisage dans le magasin. En effet, les produits étant tour à tour soumis à des réductions ou des opérations commerciales, leurs prix changent, et bien entendu, les étiquettes et le balisage doivent subir cette même évolution. Mon rôle était de vérifier régulièrement que les produits n’étaient pas étiquetés à un ancien prix. De même, lorsqu’un rayon était réorganisé ou qu’un nouveau produit était implanté, nous devions étiqueter et mettre le bon balisage adapté au produit. Cette tâche est primordiale,car un produit mal étiqueté ou avec un mauvais balisage peut faire perdre de l’argent au magasin.

c- La gestion des facings et des ruptures de stocks

Etant donné l’importance d’un rayon clair et bien rangé, le facing représentait une partie importante de mon travail. En effet, nous savons qu’un rayon « propre », clair et bien rangé est plus attrayant et plus vendeur qu’un rayon dont les produits sont disposés dans tous les sens ou à une place non adaptée. Il s’agissait donc de lutter contre les allées encombrées de marchandise, les tailles mélangées pour rendre le rayon attractif et agréable. Ce qui permet au client de trouver

Un autre aspect important de mon travail fut la chasse aux ruptures de stock. En effet, lorsque qu’un produit se trouvait en rupture de stock, il m’était possible, grâce au logiciel « STORES » utilisé par tous les Décathlon, de définir « un minimum de présentation » pour ces produits. Ainsi que dès que ce seuil de rupture allait être atteint, une commande partait aussitôt de l’entrepôt pour nous livrer. Ce procédé est également valable en cas de surstock, afin de limiter l’approvisionnement d’un produit réalisant de faibles ventes.

e- Le conseil et la vente aux clients

Chez Décathlon, le rayon doit « se vendre tout seul », grâce notamment au travail en amont des vendeurs sur l’affichage, le balisage et l’organisation du rayon. Même si l’objectif final reste tout de même de réaliser du chiffre d’affaires, et donc à vendre un maximum, Décathlon positionne ses vendeurs comme conseillers techniques.

J’ai donc reçu une formation EVE ( Être vendeur efficace) lors de mon premier jour, pour m’expliquer entres autres le fonctionnement du magasin, les marques passion ainsi que la méthode à suivre pour passer des commandes, mais surtout la façon de vendre les produits. Cela se divisait en plusieurs parties :

L’accueil et l’orientation du client : dès qu’un vendeur se trouve sur le rayon, il doit être ,ou pouvoir se rendre, disponible pour un client, quelque soit son besoin. Si le client désire savoir ou se trouve les imperméables, le vendeur se doit de l’accompagner jusqu’au rayon concerné, et non lui montrer du doigt. Le vendeur doit également être capable de renseigner le client quant à la disponibilité du produit au prix auquel il est pratiqué si il n’est pas afficher.

La détection du besoin : Avant de proposer un produit à un client, il m’a été spécifié qu’il fallait analyser les besoins du client pour le conseiller utilement. En effet le client n’est pas toujours censé connaître le produit adapté à ses besoins, le rôle de conseil du vendeur est donc essentiel pour le guider dans son choix et répondre à ses attentes.

Afin d’ identifier le besoin du client, le vendeur doit obtenir des renseignements plus avancés. Par exemple, pour un client désireux d’acheter une paire de rollers, il est utile de connaître son niveau et la fréquence d’utilisation. Pour une trottinette l’information importante que l’on cherche à savoir est plutôt le type de trajet que va faire l’utilisateur.

La reformulation du besoin et la proposition : nous devons également nous assurer que nous avions bien saisi les besoins du client, pour être certain de lui proposer un produit en adéquation avec sa demande. En revanche, bien que l’objectif soit de faire du chiffre d’affaires, la « montée en gamme » (proposer un produit de qualité supérieure avec un coût supérieur) n’est pas une pratique désirée par les managers. L’important étant d’assurer la satisfaction du client dans l’optique de le fidéliser.

La vente complémentaire : Afin d’améliorer les ventes, il nous était demandé, dans la limite du possible, de réaliser des ventes complémentaires. Par exemple, lorsque l’on vend un ballon, nous proposons des aiguilles et une pompe ou des pour des rollers il est indispensable de proposer les protections qui vont avec,…l’objectif étant d’anticiper ou de créer un besoin chez le client et d’optimiser la vente.

2) Les outils utilisée pour la mission

Pour mener à bien cette première mission, qui n’était autre que le métier de vendeur chez Décathlon, j’ai pu bénéficier de l’aide informatique, et plus particulièrement du logiciel « STORES ». Ce logiciel est présent dans tous les Décathlons, et permet de faire face à chaque situation pouvant se présenter à un vendeur. Avec STORES, nous passons les commandes aux entrepôts et les inter-magasins, nous pouvons visualiser les plans DAO (dessin assisté par ordinateur) afin de nous aider dans l’agencement de nos rayons, nous avions accès à l’Intranet, nous pouvions visualiser les stocks de tous les produits…

A noter également l’usage des téléphones qui sont un outil essentiel pour la bonne communication entre les employés du magasin, et qui permettent d’être réactifs.

III- Apport professionnels et personnels

1) Les résultats obtenus

Les résultats qui découlent de ma mission, sont à la fois qualitatifs et quantitatifs. En effet, ma présence dans le rayon a permis à mes collègues de rayon de bénéficier de plus de temps pour travailler sur les linéaires, et à mon responsable, d’avoir plus de temps pour réaliser les tâches administratives, les choix de gamme ou encore la préparation des soldes. Ma mission a également permis, de passer plus de temps avec les clients, de mieux les conseiller ; ceci couplé avec des linéaires plus soignés, les résultats économiques s’en sont ressentis puisqu’ils sont ont connus une hausse par rapport à l’année dernière à la même époque.

Ma mission a également permis d’améliorer la qualité du rayon pendant cette période ; en effet avec un vendeur de plus qui était sur le rayon 35 heures par semaine, il a été mieux entretenu et les zones un peu délaissées ou en perte d’efficacité ont été retravaillées. Nous pouvons donc parler de résultats qualitatifs, au niveau du rayon, susceptibles de déclencher naturellement des résultats financiers supérieurs, en améliorant la satisfaction des clients, ce qui répond à la politique de Décathlon. Il faut savoir que tous les vendeurs des rayons roller et sports collectifs avaient des contrats de seulement 15 ou 20 heures par semaine, je passais donc plus de temps que n’importe quel vendeur sur le rayon. Ca été pour moi un métier a temps plein, et cela m’a permis de vite gagner de l'expérience.

2) Avis personnel et difficultés rencontrées

Les préconisations que je pourrais adresser après ce stage, concerneraient tout d’abord le choix des produits. En effet, bien que cela aille à l’encontre de la politique de Décathlon, il me semble que proposer plus de produits de marques dans les rayons de Décathlon, serait une bonne idée, notamment au niveau des équipements de foot et autres sports collectifs.

En effet, ce choix pourrait être un frein à la croissance économique du rayon et donc du magasin ; car les adolescents et les jeunes adultes, dont je fais partie, aime porter des marques, des produits Kipsta, bien que de qualité identique, ne les intéressent pas. Pour illustrer ceci, si je dois acheter un équipement de Basket-ball un sport que je pratique depuis 8 ans ou un survêtement, ce n’est pas vers Décathlon que je me tournerais…

Ma seconde remarque se situe au niveau de l’étendue de l’offre due aux choix de gamme, et notamment pour les rayons basket-ball adulte et handball. En effet, le magasin ne possède pas de rayon basket adulte, si ce n’est des ballons, ni de rayon habillement handball. C’est dommage, car si les clients ne trouvent pas ce qu’ils cherchent dans notre magasin, ils vont le trouver à la concurrence.

Enfin, selon moi si le magasin Décathlon La Défense souhaite continuer à progresser économiquement comme il le fait en ce moment, il devra s’équiper de locaux plus grands. Cela permettrait d’élargir l’offre et la gamme de produits présents en magasin et de réduire les pertes représentés par les clients insatisfaits qui ne trouvent pas le produit qu’il recherche.

En ce qui concerne les difficultés du métier que j’ai pu constater durant mon stage, elles sont liées au métier de la vente en général : la fatigue lorsque l’on enchaîne les journées importantes (un vendeur peut parcourir plus de 10 km dans le magasin en une journée de travail), ce qui peut influencer notre humeur ou la qualité de notre travail, et le comportement de certains clients désagréables voir impolis avec les vendeurs, sous prétextes qu’ils sont clients. La difficulté à les satisfaire ce qui m’a permis néanmoins d’améliorer mes qualités de vendeur, en dirigeant leur choix vers tel ou tel produit.

Nous pouvons également aborder les impératifs et les règles fixés par la direction régionale, notamment au niveau de la sécurité, qui certaines fois peuvent nous empêcher de mettre en place des actions et ainsi freiner des initiatives innovantes.

Conclusion

Ce stage aura été très instructif et intéressant pour moi, puisqu’il m’aura permis de découvrir le monde professionnel à travers la grande distribution.

J’ai été en contact avec les employés de tous les échelons du magasin (responsable univers, responsable exploitation, directeur magasin, caissière …), ce qui a permis un échange d’expériences et la découverte du travail d’équipe. Les relations avec la clientèle ont également été enrichissantes et m’ont permis d’améliorer ma qualité d’écoute, ma disponibilité et la patience.

J’ai pu découvrir l’univers du groupe Décathlon bâti autour d’un organigramme précis, et vérifié que chacun des protagonistes avait son importance et un travail spécifique.

J’ai pu également aborder concrètement les différents aspects du marketing (mise en place de la PLV, mise en valeur du rayon et du produit, organisation d’animations commerciales…) et j’ai compris son rôle indispensable en amont de la vente.

J’ai pu me rendre compte que le marketing était à la fois présent à l’échelle nationale (PLV, publicité, catalogue,…), mais qu’il pouvait être complété par des actions « locales », comme les activités organise par le magasin.

J’ai ainsi pu valider mon intérêt pour cette branche d’activité, et je souhaiterais découvrir le service marketing d’une société de distribution, comme Décathlon par exemple, au cours de mon prochain stage afin de pouvoir appréhender tout le travail réalisé en amont de la vente.

Le marketing est la « face cachée » de la vente, mais son action permet d’attirer l’œil du prospect et d’assurer le succès de la commercialisation d’un produit.