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Rapport De Stage Fiduciaire

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Catégorie: Société

Soumis par: Amarante 23 janvier 2012

Mots: 6276 | Pages: 26

...

cessaires pour pouvoir trancher quant au choix de la filière de spécialité.

En effet, mon aspiration financière m’a guidé à passer mon stage dans un cabinet de conseil comptable, juridique et fiscal. Ce penchant pour la finance s’est manifesté au sein du cabinet par l’intérêt que je présentais aux études financières effectuées par les différents responsables du cabinet.

Les séminaires programmés par la direction pédagogique de ESG au long des cinq semestres, m’ont été utiles vu que l’activité du cabinet « Expert-union » lui permet d’opérer dans trois domaines dont je maitrisais les concepts de base, notamment, la comptabilité, la fiscalité ainsi que dans le secteur juridique.

Ce rapport qui synthétise mon séjour au sein du cabinet « Expert-union » est subdivisé en deux grandes parties. Concernant la première partie, elle porte sur la description du secteur d’activité du cabinet d’accueil.

La deuxième partie quant à elle, présente d’une part la mission à laquelle j’ai participé et d’autre part les différentes tâches qui m’ont été affectées. Au fur et à mesure de la description des tâches j’introduirais les écarts que j’ai pu constaté entre la théorie et la pratique effective.

I. Présentation du secteur d’activité :

La tenue et assistance comptable, la réalisation des procédures juridiques d’une entreprise, et le conseil au niveau fiscal… Sont des services que peut offrir toute fiduciaire. Grace aux dispositions humaines (experts comptables, auditeurs…) et matérielles (logiciels), l’objectif de la fiduciaire serait d’assurer la sous-traitance des procédures légales que doit entreprendre une entreprise.

En effet, la fiduciaire agit dans le cadre de la loi et d’une déontologie qui lui impose le secret professionnel. Cette obligation garantit ainsi à tous les clients une totale confidentialité.

Bilans, comptes de résultat, analyses de gestion n'ont pas de secret pour un fiduciaire ... L'établissement et l'examen des comptes annuels de ses clients (des entreprises) restent le cœur de son secteur d'activité, mais ce genre de cabinet intervient désormais à toutes les étapes de la vie de l'entreprise : comptabilité, fiscalité, finances, gestion.

Pour cette partie qui porte sur la présentation du secteur d’activité du fiduciaire, elle sera consacrée à la description de l’expertise comptable vu que c’est dans ce département que j’ai effectué l’ensemble des tâches qui m’ont été affectées. C’est ainsi que je me permettrai dans cette partie de mieux cerner le métier d’expert comptable en décrivant à priori le métier de l’expertise comptable et introduisant à posteriori les conditions à remplir pour devenir un expert comptable.

Historiquement, les premières techniques comptables s'affirment en Italie en 1494 quand Luca Pacioli publie son célèbre traité de comptabilité à partie double. Il faut cependant attendre 1881 pour que la première organisation importante de comptables en France soit créée sous le nom de la Société de Comptabilité de France. Elle distinguait alors trois niveaux de compétences au sein de la discipline comptable, la tenue de livres, le comptable et l’expert-comptable, et regroupait en son sein l’ensemble des comptables salariés et libéraux.

Ce n’est qu’en 1912 qu’apparaît la Compagnie des Experts-Comptables de Paris. Cette dernière rassemble alors plus que les professionnels libéraux. La fin de la Première Guerre mondiale s’accompagne de la naissance en France d’une fédération regroupant les compagnies comptables créées depuis 1912.

A partir de cette date, toute organisation d’expertise comptable a été désormais régis par des normes dites comptables. En effet, des réformes et des lois sont publiées continuellement afin d’élargir le champ d’intervention d’un expert-comptable.

Plus que des chiffres, l'expertise-comptable doit fournir les analyses de gestion qui en découlent et le bilan dressé doit devenir un outil d'aide à la gestion pour l'entreprise.

Au sein d'un cabinet d'expertise comptable, les tâches sont relativement cloisonnées : les collaborateurs y assurent, par exemple, les travaux de base. Quant aux chefs de groupe, ils sont chargés de l'encadrement ; les associés, eux, «managent» le tout, reçoivent les clients en rendez-vous, puis valident les travaux effectués en amont... Un expert-comptable d'expérience consacre plus de temps aux rendez-vous avec la clientèle qu'à l'établissement des comptes eux-mêmes.

En effet, l’expert-comptable est un homme ou une femme travaillant en profession libérale, comme un médecin, un avocat ou un architecte. Comme sa profession l’indique, c’est à la fois un comptable et un expert. Il contrôle la comptabilité de ses clients, des entreprises, mais aussi des associations ou des institutions et les conseille sur leur gestion et même leur stratégie.

Cet expert indépendant se trouve donc au cœur du monde des affaires. À ce titre, il est le partenaire le plus proche du chef d’entreprise qui lui confie des missions de plus en plus diversifiées. De la création de l’entreprise à sa transmission, l’expert-comptable apporte en effet au dirigeant sa vision globale de généraliste pour l’informer, l’éclairer, lui « simplifier l’entreprise » et lui permettre ainsi de se recentrer sur son métier.

Si l’amour des chiffres est nécessaire pour exercer cette profession, il faut y ajouter des qualités de gestionnaire, l’esprit de synthèse, l’écoute, la diplomatie et la rigueur. L’expert-comptable moderne est non seulement un technicien et un homme d’organisation, mais également quelqu’un qui a un sens commercial et de bonnes qualités de communication, car c’est un métier de contacts humains et de dialogue avec des collaborateurs et des clients très divers.

L’expert-comptable a en effet un rôle de confident, d’accompagnateur d’entreprise et de manager libéral.

Par ailleurs, beaucoup de chemins mènent à... l’expertise comptable. Les études durent 8 années après le Bac au total : 5 ans d’études théoriques en cycle universitaire et 3 ans de stage pratique rémunéré. On gagne donc déjà sa vie en acquérant une solide expérience professionnelle.

Plusieurs filières permettent d’accéder à cette profession. Le cursus comprend : soit un cycle classique universitaire, soit une formation en école privée (type École Supérieure de Commerce), soit une formation continue en alternance ou en apprentissage.

II. Présentation de l’entreprise :

Avant de procéder à la présentation du cabinet « Experts-union » , il est nécessaire de commencer par l’introduction du groupe « Fidunion internationale » auquel appartient mon cabinet d’accueil.

En effet, « Fidunion internationale » est un groupement d’intérêt économique (GIE) de droit français. Plusieurs pays européens et africains ont participé à la création de ce groupe. Actuellement , le GIE se compose de plusieurs membres structurés en groupement national de cabinets indépendants présents dans 25 pays essentiellement en Europe, Etats unis, Afrique et en Asie.

Au Maroc, sept cabinets font partie du réseau mondial de « fidunion internationale » dont « Experts-union » où j’ai exercé ma fonction en tant que stagiaire. Le tableau suivant (Annexe 1) regroupe les informations concernant les membres marocains du groupe mondial :

Nom du cabinet | Responsable | Ville | Adresse |

Experts-union | M. Jaouad El Khayatey | Casablanca | 62, bd, sidi Abderrahman |

ACE conseil | N. OUZZEDDI | Imm.M2 apt n°12 Av. My Abdellah | Agadir |

Ben CHERIF et associés | A. BENCHRIF | 355, Bd Med V espace yousra | Casablanca |

Cabinet AKESBI | F. AKESBI | 77, rue de Fès | Casablanca |

Cabinet conseil AZ | A. ZARKAL | 44, rue des hôpitaux | Casablanca |

Fiduciaire SEFIANI | T.SEFIANI | 22, rue dait ifrah n°9 Agdal | Rabat |

Fiduciaire SEFIANI | T.SEFIANI | 22, bd, med 5 n° 71 | Meknès |

-Annexe 1-

Ces cabinets forment un véritable réseau local essayant au mieux du possible, de faire jouer les synergies entre les différents membres. A ce titre les cabinets se cartellisent souvent pour présenter les mêmes dossiers de soumissions, que ce soit pour les marchés publics ou privés. Ils arrivent ainsi à mieux satisfaire les attentes des clients, à travers la mise en commun des ressources humaines correspondant le plus à la spécificité des activités de chaque client.

Les cabinets travaillent également en étroite collaboration lorsqu’il s’agit d’échanges d’informations ou de compétences ou encore pour fournir un service de proximité pour les investisseurs voulant s’installer dans telle ou telle ville, couverte par le réseau « Expert Union ».

« Expert-union » est, par ailleurs une société à responsabilité limitée créée en 2000 par M. Houssaini Khayatey Jaoud. Son objet social est d’assurer les services en matière comptable, fiscale et juridique.

Actuellement, le cabinet emploie des experts comptables, des consultants et auditeurs. Son organigramme peut être schématisé comme suit :

Houssaini Khayatey Jaouad

Directeur du cabinet

Secrétariat

Département Audit & Contrôle

Département Juridique

Département Comptabilité

Commissariat aux comptes

Audit

Supervision Comptable

Assistance Comptable

Tenue Comptable

-Annexe 2-

L’organigramme représenté dans l’annexe 2 stipule l’existence de trois département au sein du cabinet « Expert union ». Chacun des trois à différents services à offrir aux clients :

* Secrétariat :

Ce service est chargé de plusieurs tâches à savoir :

* Le traitement de texte ;

* La rédaction des courriers, leurs classements et leurs expéditions ;

* Le téléphone ;

* Les fournitures de bureau.

* Département Comptabilité :

Le département "Comptabilité" tient la comptabilité des sociétés, tout en accomplissant les formalités administratives et fiscales requises par la loi.

Le département profite des avantages des logiciels les plus performants, notamment ; « FAHIM » et « MOUHASSIB » qui permettent de proposer aux clients des solutions appropriées, flexibles et, au besoin, sur mesure.

L'organisation comptable prévoit ainsi la tenue de la comptabilité soit chez le client (Assistance comptable), soit à Expert Union (Tenue comptable).

L'intervention du département touche tous les domaines de l'expertise comptable, notamment :

* Imputation et saisie des pièces comptables ;

* Tenue et surveillance de la comptabilité ;

* Etablissement des comptes annuels ;

* Préparation et présentation des liasses comptables et fiscales ;

* Etablissement de l'ensemble des déclarations.

* Département juridique :

Chargé d’accompagner les sociétés clientes que ce soit lors de leur constitution (accomplissement des formalités de constitution telles que la rédaction des statuts, inscription au registre de commerce, publicités…), ou suite à certains évènements tels que : l’approbation des comptes, l’augmentation de capital, cession d’action ou de parts sociales, acquisition de sociétés en fonctionnement… .

* Département Audit & Contrôle :

Comme est indiqué sur l’organigramme du cabinet, ce département intervient dans deux secteurs d’activité :

* Commissariat aux comptes :

Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal dans la mesure où elle est imposée par les lois sur les sociétés. Le commissaire aux comptes, nommé par l’assemblée des associés et, en cas de carence, par voie de justice, a pour mission permanente de vérifier les comptes de la société, en vue d’émettre son avis sur leur régularité, sincérité et image fidèle. Il est également chargé par la loi de certaines vérifications spécifiques et de certaines missions connexes.

Le commissaire aux comptes a ainsi une mission d’information, de prévention et de protection. Son rapport est d’une diffusion très large. De ce fait, sa mission est d’intérêt public.

Le commissariat aux comptes constitue un ensemble de missions qui peuvent s’ordonner en 4 catégories principales :

- une mission d’audit conduisant à certifier que les comptes présentés répondent aux qualificatifs de régularité, de sincérité et d’image fidèle ;

- des missions spécifiques intervenant dans le cadre de sa mission de certification et qui ont pour objet soit :

* de vérifier la sincérité de certaines informations,

* de s’assurer du respect de certaines garanties légales particulières ;

* des missions particulières relatives à la réalisation de certaines opérations ;

* une mission de communication de ses opinions aux organismes et personnes désignés par la loi.

* Audit :

Les objectifs et les étapes nécessaires pour auditer une entreprise peuvent être schématisés par le graphique (Annexe 3) ;

Evaluation définitive

Rapports

Points forts appliqués

Points forts non appliqués ou application peu satisfaisante

Analyse des forces

Analyse des faiblesses

Prise de connaissances des activités

Description des activités

Evaluation préliminaire du processus de contrôle interne

Forces théoriques

Faiblesses de conception

Contrôle de permanence

Estimation de l’incidence des faiblesses

-Annexe 3-

La réalisation de la première phase exige de l’auditeur une prise de connaissance du ou des domaines ou entités audités. Il doit procéder à la récolte des informations concernant les activités à auditer et prévoir les moyens pour acquérir le savoir nécessaire à la mission : entretiens, organigramme, diagramme de circulation, le tableau de répartition des tâches, etc.

Durant cette étape, l’auditeur doit se familiariser avec les activités de l'entité auditée grâce à la lecture de documents (rapports, organigrammes, P-V de réunion,…). Il procède aussi à des entretiens. Ces entretiens ont pour but d'identifier les activités et processus, les risques attachés à ces activités et les contrôles mis en œuvre. L’auditeur s'entretient avec les responsables de l'entité auditée ainsi qu'avec toute personne responsable d'une activité ou d'un processus essentiel.

Il peut alors classer et attribuer des scores aux activités à risques en collaboration avec les personnes ressources de l'entité auditée. Il ne lui reste plus qu'à préciser les objectifs de la mission d'audit en fonction des activités présentant les risques les plus élevés et ayant un impact fonctionnel ou financier.

Ensuite, l’auditeur fait un pré-diagnostic afin d’analyser les indicateurs disponibles, et d’identifier les points forts apparents et les risques potentiels, et ce, en s’appuyant sur les outils suivants : Tableau de Forces et faiblesses Apparentes (TFfA) et Tableau d’Evaluation de Procédures (TEP).

Pour favoriser le bon déroulement et l’organisation de la mission, le chef de mission d’audit doit élaborer un Tableau de Suivi qui permet d’identifier les travaux effectués, les références des papiers de travail utilisés

Finalement, la mission d’audit doit se conclure par des rapports qui manifestent l’objet de l’intervention de l’auditeur, ils stipulent donc ;

* une présentation du champ de l’audit,

* une présentation de l’entité,

* une synthèse du rapport,

* le détail des actions sur les principales recommandations,

* l’ensemble des fiches d’analyse et de recommandation,

* et enfin des points d’amélioration.

Durant les six semaines de stage que j’ai effectuées dans le cabinet expert-union, j’ai été amené à participer à une mission relevant du domaine de la finance et qui a fait l’objet d’une étude financière faite au profit d’un client opérant dans le secteur de l’hôtellerie. Parallèlement, vu que mon séjour au cabinet a coïncidé avec les périodes fiscales pour administrer les déclarations des différents impôts, j’ai été tenu de réaliser les déclarations de la taxe sur valeur ajoutée (TVA).

I. Mission

Les associés de l’entreprise DT envisage d’effectuer des aménagements en vue de rénover les 34 chambres existantes et l’augmentation de la capacité d’hébergement de l’hôtel, comme suit :

* Construire 18 chambres supplémentaires dont 2 suites sur le 2ème et 3ème niveaux

pour nous donner un total de 48 chambres et 4 suites ;

* Rénover les 34 chambres existantes ;

* Agrandir la piscine par la suppression de la salle de réunion ;

* Transformer la salle de cinéma TANGIS et la salle ATLANTIS en :

* Salle de conférence.

* Salle des fêtes.

* Transformer la discothèque en salle de fitness et de spa.

* Réaménagement du hall de l’accueil de l’hôtel (Voir plan de l’architecte).

Le choix de cet investissement est le résultat d’une étude menée au niveau de l’activité de l’entreprise DT, et dans laquelle, il s’est avéré que l’activité hôtellerie et restauration est beaucoup plus rentable que l’activité cinématographique, d’où la nécessité d’agrandir le complexe par de nouvelles chambres, et d’exploiter le produit événementiel via les deux salles qui vont être aménagées.

* INVESTISSEMENT PROJETE

L’investissement projeté consiste à accomplir des travaux d’aménagements et de constructions pour agrandir le complexe hôtelier DAWLIZ TANGER.

Les coûts de réaménagement des constructions sont fixés à ***** KDH y compris les coûts de construction des nouvelles chambres, ajoutant à cela le coût d’achat des nouveaux meubles d’une valeur estimée à ***** KDH, et des frais divers d’environ ***** KDH.

Avant d’investir, le cabinet -suite aux demandes des associés du complexe hôtelier- a réalisé l’analyse financière des 3 derniers exercices à savoir ; 2007,2008 et 2009. Pour y procéder, la société DT a mis à la disposition du cabinet tous les documents nécessaires pour effectuer l’analyse, notamment, les états de synthèse.

Vu la contrainte de confidentialité à laquelle est soumis le cabinet, je me contenterai de présenter les informations qui découlent des différents états de synthèse, à savoir :

* Fond de roulement (FDR) :

Le Fonds de roulement est défini comme l'excédent de capitaux stables, par rapport aux emplois durables, utilisé pour financer une partie des actifs circulants. Le fonds de roulement (FR) représente une ressource durable mise à la disposition de l'entreprise par ses actionnaires à long terme ou créée par elle par l'argent dégagé de son exploitation afin de financer les investissements et les emplois nets du cycle d'exploitation.

Ainsi, Le FDR correspond d’une part à la partie des ressources stables qui ne finance pas les emplois durables et d’une autre part à des actifs circulants financés par les ressources stable.

Le FDR sert en principe au financement du besoin en fonds de roulement, et il peut être calculé sur la base des capitaux permanents diminués des actifs immobilisés :

FDR = Capitaux permanents - Actifs immobilisés

Concernant l’entreprise DT, le fond de roulement dégagé a été consolidé par une augmentation de capital réalisée en 2006, et par le crédit moyen terme contracté en 2008.

Il convient de signaler que la société n’a pas cessé de réaliser des résultats bénéficiaires sur les 3 dernières années.

* Besoin en Fond de Roulement (BFR) :

Le Besoin en fonds de roulement correspond au décalage de trésorerie qui intervient entre les actifs circulants (stocks et créances) et les dettes à court terme de l'entreprise. Il s'agit, par exemple, de la différence entre le délai de paiement accordé par les fournisseurs et le délai d'encaissement des créances clients ou bien du temps d'immobilisation des stocks de marchandises en attente de commercialisation ou bien dans le cas de l’entreprise DT, il sera matérialisé par le temps d’entretien des chambres d’hébergement tant qu’elles ne sont pas occupées.

Le BFR peut être calculé sous la formulation suivante :

BFR = Actif circulant - Passif circulant

Le BFR est en légère augmentation. Cela s’explique par l’augmentation du niveau de l’activité qui a généré un besoin d’exploitation supplémentaire.

* Trésorerie nette (TN) :

La TN est excédentaire sur les trois années à savoir 2007, 2008 et 2009. Cela signifie d’une part, que l’entreprise dispose d’une situation financière équilibrée ; et d’autre part, elle traduit un niveau de rentabilité suffisant.

L’annexe 4 ci-dessous fait l’objet d’une représentation graphique des informations retenues de l’analyse financière faite au niveau du bilan fonctionnel. Il résume et retrace l’évolution aussi bien du FRD et BFR que celle de la TN :

-Annexe 4-

| Montant EN Kdhs | Montant EN Kdhs | Montant EN Kdhs |

POSTES EN KDH | 30/11/2009 | 31/12/2008 | 31/12/2007 |

FONDS PROPRES NETS | 47 296 | 45 805 | 43 552 |

CAPITAUX PROPRES APRES REPARTITION | 47 489 | 45 998 | 43 745 |

.- ACTIF SANS VALEUR | 193 | 193 | 193 |

SURFACE ELARGIE | 47296 | 54341 | 44460 |

.+ FOND PROPRES NETS- CAPITAL S/N//APP | 47 296 | 45 805 | 43 552 |

.+ EMPRUNT | 5 536 | 8 536 | 908 |

.+ ASSOCIES COMPTES COURANTS (STABLES) | 0 | 0 | 0 |

FONDS DE ROULEMENT NET GLOBAL | 6 140 | 4 722 | 3 012 |

RESSOURCES STABLES BRUTES | 53 025 | 54 534 | 44 653 |

ACTIF IMMOBILISE | 46 692 | 49 619 | 41 448 |

ACTIF SANS VALEUR | 193 | 193 | 193 |

BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT D'EXPLOIT | 4 547 | 2 959 | 2 932 |

ACTIF D'EXPLOITATION | 6 237 | 5 377 | 4 628 |

DETTES D'EXPLOITATION | 1 690 | 2 418 | 1 696 |

BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT | 4 754 | 3 905 | 2 661 |

BFR D'EXPLOITATION | 4 547 | 2 959 | 2 932 |

.+ ACTIF DIVERS | 743 | 1 508 | 184 |

.- DETTES DIVERSES | 536 | 562 | 455 |

SOLDE NET DE TRESORERIE | 1 386 | 817 | 351 |

TRESORERIE ACTIF | 1 386 | 817 | 351 |

TRESORERIE PASSIF | 0 | 0 | 0 |

VERIFICATION DE LA TRESORERIE | 1 386 | 817 | 351 |

FONDS DE ROULEMENT NET GLOBAL | 6 140 | 4 722 | 3 012 |

.- BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT | 4 754 | 3 905 | 2 661 |

-Annexe 5-

Parallèlement, l’analyse en données chiffrées est regroupée dans le bilan fonctionnel (Annexe 5). En effet, le bilan fonctionnel est un bilan dans lequel les ressources et les emplois sont classés par fonction (fonctions financement, investissement et exploitation). Il s'établit à partir du bilan comptable avant répartition du résultat (le résultat de l'exercice est donc inclut dans les capitaux propres). Tout comme le bilan traditionnel, il est scindé horizontalement (une partie haute pour les éléments stables, et une partie basse pour les éléments circulants).

Ce document comptable permet d’analyser aussi bien la rentabilité que la solvabilité d’une entreprise. Il a ainsi pour objet de déterminer le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement.

Rappelons enfin, que pour des raisons de confidentialité, les données du bilan fonctionnel ont suivi la même logique de modification.

* Chiffre d’affaires :

L’activité d’exploitation de L’hôtel DAWLIZ Tanger a connu une bonne progression sur les trois dernières années (2007,2008 et 2009).

En effet, le chiffre d’affaires n’a pas cessé d’augmenter. Il est ainsi passé de **** Kdhs en 2007 à plus de ***** Kdhs en 2009, soit une progression moyenne de près 49% annuellement. Cette progression est essentiellement due au dynamisme commercial de l’hôtel dont la notoriété n’est plus à démontrer. La société compte maintenir voire, accélérer cette tendance haussière, à travers une politique de communication plus agressive tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

* Valeur ajoutée :

Ratio | 2007 | 2008 | 2009 |

VA / Chiffre d’affaires | 43% | 43% | 40% |

La valeur ajoutée dégagée par le groupe DAWLIZ dépasse les 40 % du chiffre d’affaires en 2009, ce qui représente un bon taux par rapport aux autres établissements hôteliers du secteur. Bien qu’elle s’établit à ***** dhs en 2009 (contre ***** kdh en 2008), ce ratio a connu un léger recul en 2009 suite notamment à l’augmentation plus que proportionnel du chiffre d’affaires, parallèlement à l’augmentation des autres charges externes impactée par les études de faisabilité et le début du processus de formation du personnel.

* Excédent brut d’exploitation :

L’excédent brut d’exploitation (l’EBE) représente la part qui revient à l’entreprise de sa propre valeur ajoutée, après paiement du personnel et de l’état.

L’EBE, Tel que le montre le graphique ci-dessous (Annexe6), s’accapare une grande part de la valeur ajoutée soit prés de 57%. Ce taux reflète une bonne maîtrise d’activité dont fait preuve la société.

-Annexe 6-

* Résultat net :

La société a réalisé en 2009 sur 11 mois d’activité un résultat net de ***** kdhs contre ***** Kdhs en 2008.

Le bénéfice net se situe à hauteur de 7% du chiffre d’affaires. Et il est en net progression par rapport à 2007, suite à l’augmentation constaté du chiffre d’affaires.

Le taux de rentabilité des capitaux propres est positif sur les 3 dernières années. Il s’élève à 5% en 2009. Ce taux est égal au rapport du bénéfice net sur les capitaux propres.

Il nous indique que les capitaux propres ont été bien rémunérés notamment durant les deux derniers exercices 2008 et 2009 .

Enfin d’analyse, j’ai été tenu de calculer des ratios proposés par le cabinet. L’utilité du calcul des ratios qui font l’objet du tableau ci-dessous (annexe 7) est de confirmer quelques éléments de l’analyse, en l’occurrence, le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement. Ces ratios permettront également de mettre le point sur leurs évolutions pour pouvoir réaliser une étude prévisionnelle.

| | 30/11/2009 | 31/12/2008 | 31/12/2007 |

| RATIOS | TAUX | TAUX | TAUX |

STRUCTURE | | % | % | % |

Risque Liquidatif | Fonds Propres NetsTotal Bilan | 37% | 64% | 87% |

Couverture des Valeurs Immobilisées | Ressources stablesValeurs Immobilisées | 114% | 110% | 108% |

LIQUIDITE | | nombre de jours | nombre de jours | nombre de jours |

Evolution du BFRE | Evolution du BFREproduction | 117 | 96 | 139 |

Evolution du FRNG | Evolution du FRNGproduction | 158 | 154 | 143 |

Evolution de la Trésorerie | Evolution de la TrésorerieCA (HT) x 360 | 36 | 27 | 19 |

Financement du BFR | Financement du BFRBFR x 360 | 110 | 99 | 43 |

RENTABILITE | | % | % | % |

Rentabilité des capitaux propres | Bénéfice Net Capitaux propres | 5% | 4% | 1% |

Taux de marge Net | Bénéfice NetChiffre d'affaires | 7% | 7% | 2% |

Taux de rentabilité | Résultat exploitationCA (HT) | 10% | 8% | -5% |

VITESSE DE ROTATION | | nbre de jours | nbre de jours | nbre de jours |

Stock Matière 1ère | Stock MP x 360Achats | 12 | 16 | 47 |

Stock PF & En cours | Stock PF x 360CA | 0 | 0 | 0 |

DELAI DE REGLEMENT | | nbre de jour | nbre de jour | nbre de jour |

Clients | Clients + Escomptes CA TTC | 53 | 50 | 52 |

Fournisseurs | Fournisseurs + EAPAchats TTC | 74 | 130 | 128 |

-Annexe 7-

Finalement, cette mission m’a permis d’insérer mes acquis théoriques dans la pratique effective.

Comme dans la théorie, toutes les notions de base ainsi que la méthode d’analyse dans la pratique restent relativement similaires.

Cependant, ce qui différencie la pratique de la théorie, c’est que cette dernière demeure plus vaste comprenant, non seulement, les informations particulières mais aussi les données générales.

Théoriquement, l’analyse financière se rapporte à l’évaluation méthodique de la situation financière d’une entreprise. Le but de cette analyse est d’une part de fournir, à partir d'informations chiffrées d'origines diverses, une vision synthétique qui fait ressortir la réalité de la situation et d’une autre part de pouvoir trouver les failles pour pouvoir recommander des éléments d’amélioration.

En ce qui concerne la pratique, j’ai pu constater que le cabinet ne s’est contenté que d’analyser la situation financière sans pour autant se baser sur les conséquences des résultats pour pouvoir faire face aux faiblesses et améliorer d’avantage les points forts.

Cela, fait donc l’objet de l’écart entre la théorie et la pratique que j’ai déterminé au fur et à mesure de la réalisation de cette mission. Le travail réalisé pour le complexe hôtelier avait pour objet seulement d’analyser la situation financière sans pour autant s’intéresser aux résultats de cette analyse qui auraient pu faire l’objet de conseils au client du fiduciaire via des idées permettant d’éviter tout problème que ça soit d’ordre conjoncturel ou structurel. De ce fait, j’ai pu confirmer que la théorie reste générale alors que la pratique agit sur les particularités.

Dans notre cas, ce n’est que la première étape d’analyse financière qui a été vérifiée. La non maitrise de la deuxième étape d’analyse (recommandations pour éviter les risques) vue son importance au niveau prévisionnel, fait l’objet d’une opportunité mal exploitée.

II. Les déclarations de la Taxe sur Valeur Ajoutée

La période de stage a coïncidé avec la période fiscale pour l’administration des déclarations relatives à la Taxe sur valeur ajoutée (TVA). De ce fait, j’ai été amené à effectuer des déclarations de différents entreprises.

* Définition de la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect qui s'applique aux opérations réalisées à l'intérieur du territoire national. Elle est supportée par le consommateur final.

* Le champ d'application

La T.V.A. s’applique :

* Aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l’exercice d’une profession libérale, accomplies au Maroc

* Aux opérations d’importation.

* Les régimes d'option

L'imposition des redevables à la TVA nécessite la connaissance des régimes d'option ou d'imposition.

* Régime débit : les redevables doivent acquitter la TVA après facturation ou inscription de la créance en comptabilité.

* Régime encaissement : le fait générateur est l'encaissement total ou partiel des ventes.

* Les déclarations de TVA

* Déclaration mensuelle :

Sont imposées sous le régime de la déclaration mensuelle :

* Les redevables dont le chiffre d'affaires taxable réalisé au cours de l'année écoulée atteint ou dépasse 1.000.000Dhs

* Toute personne n'ayant pas d'établissement au Maroc et y effectuant des opérations imposables

* Tout redevable placé sous le régime de déclaration trimestrielle et qui en reçoit l'autorisation administrative

* Déclaration trimestrielle

* Sont imposés sous le régime de la déclaration trimestrielle :

* Les redevables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l'année écoulée est inférieurs à 1.000.000 Dhs

* Les redevables exploitant des établissements saisonniers ainsi que ceux exerçant une activité périodique

* Les nouveaux redevables pour la période de l'année civile en cours.

Après avoir précisé le régime d’imposition et le régime de déclaration, on procède au calcul de la TVA qui passe par trois grandes étapes :

* Passer les écritures des charges avec le montant (TTC) dans un document de déclaration pour trouver la somme de la TVA récupérable mensuelle ou trimestrielle, selon la période et le mode retenu.

TVA = TTC –HT Avec HT= TTC/1+TAUX

* Déterminer la TVA facturée sur la base des encaissements totaux ou partiels des ventes selon qu’il s’agisse du régime encaissement sur la base des créances facturées ou inscrites en comptabilité dans le cas du régime débit.

* Etablir la différence entre la TVA facturée et la TVA récupérable :

* Si la différence est supérieure à 0 (TVA facturée > TVA récupérable), l’entreprise réglera le montant calculé à la perception.

* Si la différence est inferieure à 0, (TVA facturée < TVA récupérable) l’entreprise n’aura rien à régler. Le montant calculé sera reporté à la période suivante.

Enfin, nous reportons sur l'imprimé selon la période retenue, les montants retrouvés: la TVA à verser ou encore le crédit reportable (le crédit de TVA).

En effet, la même procédure est respectée que ce soit une déclaration mensuelle ou trimestrielle.

Il est donc à signaler que l’établissement d’une déclaration fiscale de la TVA se fait à partir, d’un côté du tableau des encaissements (pour déterminer la TVA facturée) et d’un autre coté, à partir des éventuelles factures relatives à la période fiscale (pour déterminer la tva récupérable)

J’ai ainsi assisté tout au long de mon stage plusieurs entreprises opérant dans des secteurs différents, notamment ; pharmaceutique, immobilier, équipements sanitaire…

* Les écarts entre la théorie et la pratique en matière de TVA :

Comme j’ai déjà cité, la TVA récupérable est définie à partir des factures relatives au mois ou trimestre en question. En effet, la facture est un document comptable, relatif à un achat ou un service, comportant des mentions obligatoires ayant un rapport avec l’opération ou la transaction concernée. La facture peut concerner un achat, peut être relative à un service ou une prestation ou alors relative à un ensemble de frais. Parfois, la facture est établie suite à l’acceptation d’un devis et peut donner lieu, dans certains cas, à un remboursement. Le législateur impose à toute entreprise, toute société ou toute enseigne, et ce en fonction du domaine d’activité, de faire figurer par écrit sur la facture, des informations obligatoires, notamment ;

* le numéro de la facture

* la date de la facture

* la désignation du vendeur (numéro Patente, raison sociale, structure juridique, adresse)

* la désignation de l'acheteur (numéro Patente, raison sociale, structure juridique, adresse)

* le numéro individuel d'identification de TVA du vendeur ou du prestataire ou, le cas échéant, celui du représentant fiscal.

* la date de la vente de la marchandise ou de la réalisation de la prestation de service

* la dénomination précise et la quantité des produits ou services rendus

* le prix unitaire des produits ou services rendus, montant total HT des produits, répartition selon le taux applicable et le montant total de la TVA due, ou le cas échéant la mention de l'article du code général des impôts prévoyant une exonération de TVA.

* toute réduction acquise à la date de la vente ou de la prestation, et directement liée à cette opération, à l'exclusion des opérations d'escomptes non prévues sur la facture et toute réduction différée en pied de facture

* la date à laquelle le règlement doit intervenir.

Cependant, dans la pratique, la facture peut être comptabilisée sans pour autant contenir l’ensemble des mentions légales. Cela fait donc l’objet d’un exemple de différence entre la théorie et la pratique. Dans ce cas, la différence peut être justifiée par le fait que le fiduciaire cherche au plus possible d’atténuer les charges relatives aux impôts à payer.

Le stage d’information générale en entreprise programmé en 3ème année coïncide avec l’année du choix d’option pour le master. De ce fait, et contrairement aux deux années précédentes, la désignation du lieu du stage devrait être adaptée à la spécialité pour laquelle je compte trancher.

J’ai ainsi opté pour un cabinet de conseil comptable, juridique et fiscal qui dispose de professionnels et de compétences. Voulant bénéficier de leurs expériences, et afin de confirmer ma volonté de faire de la finance mon métier pour les années à venir, je me suis intéressé surtout aux études financières réalisées par le cabinet.

Dans un même contexte, je n’ai pas raté l’occasion de demander des conseils aux professionnels des différents départements du cabinet. Ces derniers n’hésitaient pas à me consacrer du temps, que ce soit pour m’expliquer les travaux à effectuer, de manière claire et précise, ou pour répondre à mes nombreuses questions.

Effectivement, malgré quelques écarts constatés entre la théorie et la pratique, la finance demeure le domaine où nous pouvons toujours insérer les acquis théoriques. La mission à laquelle j’ai pu participer en est la concrétisation.

En effet, je peux dire que l’objectif principal du stage a été convenablement atteint. Le choix de la finance comme spécialité a bien évidemment été confirmé.

Par ailleurs, le séjour de six semaines au sein du cabinet « Expert union » m’a permis d’avoir des notions générales concernant les trois domaines qui font l’objet social du cabinet. Cela m’a donc permis d’une part d’insérer mes connaissances théoriques dans les différents secteurs en question et d’autre part d’acquérir des pratiques qui me seront utiles par la suite.

Parmi les atouts supplémentaires de ce stage, c’est qu’il m’a permis de faire preuve de grand sens d’adaptation en faisant partie d’une équipe homogène de professionnels. Loin de la finance, des liens basés sur le professionnalisme du métier ont été noués avec les cadres du cabinet.

Mes relations avec l’ensemble du personnel étaient tantôt professionnelles, tantôt amicales. Afin de casser la routine, j’ai pu organisé un match de football pour les remercier de leur aide précieuse.

Finalement, l’impression générale que j’ai pu tirer de mon stage est que –malgré le stress et la routine-, le monde professionnel est plein de surprises inattendues. Il faut donc prendre toutes les considérations pour pouvoir l’adhérer. Ces dernières sont non seulement d’ordre professionnel mais aussi elles concernent le niveau personnel. Abstraction faite aux études faites et aux diplômes obtenus qui ne jouent le rôle que de passerelle pour intégrer le monde professionnel, tout candidat souhaitant cette intégration doit faire un effort sur soi- même en améliorant ses qualités interpersonnelles et ainsi transformer ses défauts en des points forts. D’après les constats que j’ai pu recueillir durant mon stage, c’est l’intelligence émotionnelle qui triomphe la vie professionnel, elle permet d’éviter les conflits au sein de l’organisation et surtout de nouer de bonnes relations avec l’ensemble des collaborateurs au niveau externe.