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Otto Dix, La Guerre, Histoire Des Arts 3Eme

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Catégorie: Société

Soumis par: Lisle 19 avril 2012

Mots: 2283 | Pages: 10

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ax Beckmann, Max Ersnt ou encore Hans Grunding. C'est donc dans ce contexte particulier que le peintre réalise cette œuvre afin de rappeler l'extrême brutalité et la sauvagerie vécues pendant le conflit.

La Guerre est une représentation de la guerre. Tout d’abord les soldats partent à la guerre d’un pas décidé et motivé, représenté dans le premier tableau, puis la guerre est passée, comme on peut voir sur le deuxième tableau qui représente le champ de bataille une fois la guerre terminée, avec ses cadavres, ses ruines et son unique survivant, puis une représentation du champ de bataille quand la bataille à lieu, où on peut voir un homme (qui ressemble à un fantôme à cause de la couleur blanche de sa peau et des ses habits) qui sauve un de ses camarades qui est blessé à la tête, puis enfin sur le tableau situé au bas du triptyque, il y a une représentation d’une cadavre dans une malle.

PREMIERE PARTIE - Description :

C’est un triptyque en 4 parties (tableaux). La première partie est située à gauche, mesure 204 cm x 102 cm, et représente, au 1er plan, seulement la roue d’un chariot de guerre cachée partiellement par du brouillard, au 2ème plan, il y a 7 soldats qu’on distingue bien, puis d’autres soldats qu’on distingue moins bien car ils sont plus sur l’arrière plan, qui marchent, dans la brume, respectivement vers la montagne et vers une autre direction. Ils sont tous de dos, tournés vers la montagne et on ne voit pas leur visage. Au milieu de la rangé des soldats, on voit un chariot de bois. A leur gauche, il y un autre rangée de soldats vêtus de la même façon, mais qui partent plus vers la droite. Ils portent tous un sac à dos marron, à lequel sont accrochées des chaussures de marche et un sac de couchage et à lequel est accrochée une pioche. Sur leur tête, ils portent un casque de guerre, se qui prouve qu’ils sont des soldats (il est possible d'identifier là les armes et l'uniforme portés par les poilus). Ils forment, à eux 7, une masse aveugle avançant d’un même pas vers le front et ses atrocités. A l’arrière plan, le ciel est chargé de nuages et de fumées rouges des tirs. Il y a aussi la montagne, cachée en partie par un gros nuage de brouillard.

La deuxième partie, qui est située au centre du triptyque et qui mesure 204 cm x 204 cm, représente, au 1er, un charnier : il y a des cadavres couverts de sang, des membres (tête, pied…), deux boucliers sur la gauche du tableau et aussi des restes d’architecture. Il y a aussi, au milieu, la partie d’un tronc d’arbre calciné et à sa gauche le buste d’un corps humain, coupé au niveau de l’abdomen (et rempli de sang à cet endroit là) et du cou. Au 2ème, sur la gauche, il y a un personnage pratiquement invisible qui porte un masque à gaz, une cape marron, des lunettes et un casque de soldats. Derrière l’homme masqué, il y a une ruine d’un bâtiment qu’on distingue bien et u dessus de lui, accroché à un résidu d’architecture, il y a un squelette accroché au résidu par une cape blanche qu’il porte sur lui. Il pointe du doigt un autre cadavre qui est situé sur la droite du tableau. Il à ses deux jambes, qui sont criblées de balles et de pustules, en l’air alors que son corps et sa tête sont vers le bas. Ses yeux sont ouverts et vides, de sa bouche jaillit du sang, son bras est tendu sur la gauche et sa main est grande ouverte. A côté de lui, il y a une arme qui est dirigée vers le ciel, et à ses côtés, il y a un bloc de plusieurs sacs blancs. A l’arrière plan du tableau, il y à des ruines : des restes de maison écroulées ou calcinées et le paysage est désertique. Il y à aussi encore quelques arbres par ci par là. Au fond du tableau, on peut apercevoir des montagnes. Le ciel a plusieurs couleurs : au fond, vers les montagnes, il est rouge-orangé, puis il dégrade vers le noir sur le milieu du ciel, puis sur la gauche du tableau, il devient bleu ou même blanc.

La troisième partie, est située à la droite du triptyque et mesure 204 cm x 102 cm. Elle représente, au 1er plan, un homme couché par terre qui porte des lunettes et un casque de soldat et à sa droite un autre homme à terre dont on ne voit que le buste habillé par une chemise blanche et boutonnée. Au 2ème plan il y à deux hommes : un homme vêtu d’une chemise blanche, tachée au niveau du buste par du blanc, qui à la peau et les cheveux d’une couleur blanche, qui est face au spectateur, qui a le visage dur (il voit le désastre de la guerre), il avance à découvert qui pour porte secoure à un autre homme lui aussi habillé de blanc, et qui est bandé et blessé à la tête. A la droite de l’homme qui secoure l’autre homme se trouve un arbre calciné. Derrière l’homme se trouve un gros nuage de fumé rouge et au dessus de ce gros nuage, on peut voir un bout de ciel sur la partie droite du tableau. La couleur du ciel est bleu foncée.

Sur la prédelle (partie inferieure du retable, sous le panneau central) qui mesure 60 cm x 204 cm, on peut voir des soldats allongés dans un espace fermé. Cet espace est délimité par des planches de bois. La tête du premier homme est posée sur un sac marron. Le deuxième homme à sur ses yeux un bonnet. Sur leurs jambes est posée une petite couverture. Ils sont habillés en soldats. Au dessus de leur tête et de leur corps, est tendu un tissu rouge.

Les quatre tableaux sont encadrés par une fine bande dorée puis par une plus large bande rouge foncé. Les deux tableaux situés sur les côtés peuvent se repliés sur le tableau du milieu, et la prédelle aussi.

DEUXIEME PARTIE - Analyse :

Ce tableau est une représentation de la Première guerre mondiale, qui dura de 1914 à 1918, appelée la guerre des tranchés. Le triptyque peut rappeler les retables religieux, dans lesquels le chiffre trois (trois partie) représente la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit) Il est de même souvent possible de diviser le panneau central d’un triptyque dans le sens de la hauteur : dans la partie supérieure on retrouve les cieux, les anges, les dieux, au centre les personnages qui se « purifient » en vue de leur « montée » aux Cieux, dans la partie inférieure le monde des Hommes. On y retrouve parfois une scène de l’Enfer. Mais en dépit de ces similitudes, le triptyque La Guerre ne présente aucun lien religieux car il représente le thème des tranchées. Sur ce tableau, Otto Dix montre avec réalisme toute l’horreur qu’il a vécu, le quotidien des soldats, la mort, la dévastation et l’inhumanité de la « Grande Guerre ». Il veut rappeler la brutalité et la sauvagerie vécues pendant le conflit aux gens qui commencent à oublier les terribles souffrances apportées par la guerre. Il dénonce donc la guerre en général.

Sur la partie de gauche, La partie de gauche peut faire penser à des soldats partant à la bataille, sans savoir se qu’il les attend. L’orage représente se qui les attends ; une ambiance orageuse, et sombre.

Sur la partie centrale du triptyque, dans la zone des Cieux où sont représentés en général les dieux et angelots, le rôle de l’angelot semble ici joué par un cadavre lourdement suspendu à une poutre métallique : il renvoie indirectement au christ crucifié. Il indique, de son doigt pointu, la direction de la mort en passant par la souffrance. Dans la partie centrale, le soldat avec son masque à gaz et de son casque lourd, est une figure symbolique de la première guerre mondiale, il représente l’unique survivant qui assiste à la scène et qui ne peut bouger car sa cape recouvre ses bras, et le fait que son visage soit dissimulé par son masque évoque un personnage passif. La dépouille criblée de balles et rongée par la vermine dénonce les conditions d’hygiène abominable qu’on connut tout les Poilus qui ont vécus dans les tranchées (maladies, épidémies…), mais il dénonce aussi la cruauté dans le contexte guerrier : tout son corps est criblé de balles, comme si l’on s’était acharné sur lui. Sa main suspendue dans le vide représente un appel à l’aide dans un univers où l’humanité a disparue, mais son appel à l’aide reste dans le vide. Enfin, le monde terrestre n’est qu’un charnier de boyaux disséminés sur toute la largeur du panneau. On n’y retrouve pas une figure humaine reconnaissable. En utilisant les procédés spécifiques au triptyque religieux, Otto Dix en effectue une parodie qui vise à mettre en avant la déshumanisation des soldats.

Le panneau de droite représente un autoportrait, celui d’Otto Dix qui se représente en sauveur, il dénonce aussi le fait que les soldats soient obligés de se sauvés entre eux. Il témoigne aussi un important sentiment de fraternité qui unissait les soldats entre eux : ils s’entraident. Le fait qu’il y a un gros nuage rouge derrière lui peut faire penser qu’il revient du champ de bataille, où les autres soldats se battent encore.

Le panneau du bas, représente des hommes mort évoquent le corps du Christ mort représenté dans la prédelle du retable d’Issenheim de Grünewald (peintre allemand).

Les trois panneaux principaux du triptyque sont éclairés d’une lumière blafarde. On découvre avec horreur les crimes commis pendant la Grande Guerre. Il pourrait s’agir de la lumière de la mort : indifférente, froide, elle paraît éclairer en priorité le cadavre pourrissant et accueille les soldats montant au front. « Pluie, boue et sang » : les récits des anciens poilus mettent souvent en avant ces trois éléments comme les souvenirs les plus marquants de cette période d’horreur. Les trois couleurs employées sont principalement le gris, le marron et le rouge (ocre). On remarque clairement le ciel rouge et tourbillonnant. On peut imaginer qu’il s’agit d’une représentation de la ligne de front à feu et à sang.

Il est possible de "lire" dans le tableau de Dix : sur le panneau de gauche, les soldats montent au front pour combattre, au centre on trouve les ruines qu’ils restent après le passage de la guerre, sur le panneau de droite ils fuient le front, dans la prédelle ils sont au repos ou morts.

Il s’agit donc là d’un mouvement : un cercle vicieux et infernal, celui d’un éternel recommencement de l’enfer : des soldats montent au front, combattent et meurent pour certains, reviennent à l’arrière, se reposent, repartent au front avec des effectifs nouveaux, combattent à nouveau et se font en partie à nouveau décimer. Otto Dix pointe ici du doigt la dimension cauchemardesque de la première guerre mondiale mais aussi les gigantesques pertes humaines (la troupe représentée sur le premier panneau s’étire hors-champs, elle peut donc regrouper des centaines d’hommes… seuls deux parviennent à s’en tirer). Dans La Guerre, l’Homme est représenté comme de la chair à canon.

CONCLUSION :

Ce tableau veut montrer à toute la population civile, les horreurs commises par la première guerre mondiale. Il tente aussi de faire passer un message : celui de la souffrance qu’il a vécu durant la guerre. Je trouve que ce tableau renvoie une image négative de la guerre, du départ des hommes pour le front jusqu’où celle ci les amène : la mort. Chaque scène est sombre. Ça ne donne pas envie de faire la guerre.