L'affaire Dreyfus
Fiche : L'affaire Dreyfus. Rechercher de 54 000+ Dissertation Gratuites et MémoiresPar akakaquarante • 25 Mars 2025 • Fiche • 535 Mots (3 Pages) • 15 Vues
Arrachez vous L'affaire Dreyfus est l'une des plus célèbres erreurs judiciaires de l'histoire française et un événement marquant de la Troisième République. Elle illustre les tensions politiques, sociales et idéologiques qui divisaient la France à la fin du XIXe siècle et a profondément marqué l’histoire du pays.
Tout commence en 1894 lorsque le capitaine Alfred Dreyfus, un officier de l'armée française d'origine juive alsacienne, est accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne. À cette époque, la défaite de 1870 contre la Prusse et la perte de l’Alsace-Lorraine ont exacerbé un climat nationaliste et antisémite. Le service de renseignement français découvre un bordereau anonyme contenant des informations militaires secrètes envoyées à l’attaché militaire allemand à Paris. Rapidement, Dreyfus devient le suspect idéal en raison de ses origines juives et de son profil, bien que les preuves contre lui soient minces.
Jugé en conseil de guerre à huis clos, Dreyfus est condamné à la déportation à vie en 1894 et envoyé à l’Île du Diable, une prison insalubre en Guyane. Son procès repose sur des preuves falsifiées et un dossier secret communiqué aux juges sans que la défense ne puisse en prendre connaissance. Cette injustice soulève rapidement des interrogations, notamment au sein de l’armée où certains officiers, comme le lieutenant-colonel Georges Picquart, découvrent que le véritable coupable est le commandant Esterhazy. Cependant, l’état-major refuse de reconnaître son erreur et protège Esterhazy pour éviter un scandale.
L'affaire prend une ampleur nationale en 1898 lorsque l’écrivain Émile Zola publie dans le journal L’Aurore une lettre ouverte au président de la République intitulée J’accuse…!. Il y dénonce le complot contre Dreyfus, l’instrumentalisation de la justice et l’antisémitisme ambiant. Cette publication provoque un séisme politique et entraîne la condamnation de Zola à un an de prison, le contraignant à s’exiler en Angleterre. Parallèlement, les intellectuels et défenseurs des droits de l’homme, appelés les dreyfusards, s’organisent pour exiger la révision du procès. En face, les antidreyfusards, nationalistes et conservateurs, refusent de reconnaître l’erreur judiciaire, arguant qu’il s’agit d’une attaque contre l’honneur de l’armée française.
Sous la pression de l’opinion publique et grâce aux efforts des partisans de Dreyfus, un nouveau procès a lieu en 1899 à Rennes. Mais malgré les preuves accablantes contre Esterhazy et les manipulations judiciaires mises au jour, Dreyfus est une nouvelle fois condamné, bien que cette fois-ci il bénéficie d’une grâce présidentielle. Il faut attendre 1906 pour que la Cour de cassation annule définitivement sa condamnation et réhabilite pleinement Dreyfus, qui est réintégré dans l’armée avec le grade de commandant.
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